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mardi 05 mai 2009

Tribune de mai des élus de l'opposition

CIRCULATION ET STATIONNEMENT : Les problèmes s’amplifient

Lors du Conseil  Municipal du 26 mars sont à nouveau venues les questions de circulation et de stationnement dans notre ville.

La fin de la livraison des immeubles de

la Cités Jardins

n’a fait qu’amplifier les problèmes. Deux questions récentes autour de ce sujet :

La mise en sens unique autour de la place des Alliés et le carrefour Paul Langevin/ rue du Hameau.

Comme nous l’avons indiqué au Maire pendant la séance du Conseil, la place des Alliés est désormais au cœur d’un axe stratégique de circulation dans notre commune.  Des milliers de véhicules individuels ou collectifs l’emprunte chaque jour apportant leur lot de nuisance pour les riverains.

La question notamment le Dimanche autour du marché était déjà aiguë compte tenu de la configuration des entrées et sorties du parking.

C’est désormais chaque jour que les difficultés sont présentes. Pourquoi alors cette décision de sens unique ?

Lorsque nous avons interrogés en conseil municipal le maire sur le résultat de cette expérimentation qui se poursuivait fin mars, ce dernier nous a répondu que l’interdiction serait définitive et que les riverains en étaient satisfaits.

Or, pour en avoir discuté avec des riverains de la rue du Hameau ils se plaignent du fait que leur rue étant devenue quasiment une voie privée, certains automobilistes se garent très mal.

En fait, 2 raisons à tout cela : l’agrandissement du parc et la vente à Bricorama d’une parcelle de terrain déclassée du domaine public pour y faire une jardinerie ! N’aurait-on pas pu y penser avant ? Certes l’intérêt d’une jardinerie n’est pas négligeable mais pas dans ces conditions. Nous avons proposé au Maire de revenir sur la vente  de cette parcelle et de réfléchir à une location qui permettrait le cas échéant de redessiner un double sens de circulation si nécessaire. Le Maire réfléchit !

Quand au carrefour Langevin, il semble que l’expérimentation en cours soit peu concluante. Accès difficile pour les riverains et accidents réguliers ponctuent ce projet. Pourquoi alors ne pas revenir à l’ancienne formule et rapidement avant qu’un énième accident trop grave nous y oblige ?

Tout cela manque de concertation et de réflexion. Nous avons suggéré il y a plusieurs mois de mettre en place sur la ville un plan de circulation qui permettrait d’y réfléchir, nourris de l’expérience et de la connaissance des techniciens de

la Ville

, des élus et élargi pourquoi pas à des groupes d’habitants par quartiers. Proposition relancée. Nous sommes partants.

vendredi 06 février 2009

Tribune de février des élus de l'opposition

Circulation au Plessis…le pire n’est jamais certain !

Lorsque le maire a installé une barrière à l’entrée du parking de la piscine, nous nous sommes inquiété des problèmes de circulation que risquaient d’engendrer les véhicules qui jusqu’alors s’y garaient. Le maire nous a alors rassurés en précisant qu’il s’occuperait des véhicules gênants le cas échéant. Aujourd’hui force est de constater que…ce sont des véhicules des entreprises de la zone qui se garent non pas sur les trottoirs mais sur les voies de circulation.

Nous avons connu les « tests » du maire en terme de circulation : sens descendant de la descente du Cèdre, avenue de la Résistance…qui se sont révélés cacher des décisions déjà prises. Depuis le 6 janvier, la traversée de l’avenue Paul Langevin pour relier la rue Amédée Usséglio et la rue du Hameau est interdite pour cause de test. Les automobilistes sont donc contraints pour rejoindre la rue du Hameau de faire demi-tour au niveau du carrefour de l’avenue Edouard Herriot tristement célèbre pour être historiquement très accidentogène, caractère qu’il avait fort heureusement quelque peu perdu depuis quelques années. Or, pour éviter de se retrouver bloqués en plein carrefour certains automobilistes ont trouvé la parade : faire demi-tour…sur le passage protégé ! Là au moins aucun risque d’être percuté par une voiture et si des piétons traversent c’est à leurs risques et périls. Espérons que le maire en tiendra compte dans son bilan du test actuellement en cours.

lundi 05 janvier 2009

Tribune de janvier des élus de l'opposition - Le réaménagement de l'avenue Charles de Gaulle

Les 25 et 27 novembre dernier ont eu lieu deux réunions publiques de présentation des projets d’aménagement de l’avenue du Général de Gaulle, une des principales artères traversant le Plessis Robinson et source de nombreux embouteillages les jours de marché notamment.

Il est cependant à regretter que dans l’esprit de la municipalité, cet aménagement ne concerne que les riverains directs du projet à l’attention desquels les invitations étaient réservées.

Alors que selon le maire la zone touchée qui constitue « un parking à ciel ouvert, dangereux et inesthétique » compte actuellement 300 places de stationnement, les différents projets envisagent de 114 à 145 places soit une diminution comprise entre 50 et 60% de la capacité d’accueil. Dans un secteur où le nombre de places est déjà insuffisant, cette décision ne se justifie pas.

Le quatrième projet qui a la préférence du maire prévoit l’accueil de 2500 m² de commerces supplémentaires grâce à l’extension des commerces existants. Combien de temps les commerces pourront-ils assumer l’augmentation de leur imposition liée aux surfaces occupées ?

De plus, s’agissant de sécurité, le projet prévoit qu’une piste cyclable centrale passe entre les deux sens de circulation et traverse un rond-point. Comment ne pas trouver cette organisation des voies dangereuse ?

Ainsi, s’agissant d’un projet touchant très largement les robinsonnais nous aurions préféré une consultation plus large des habitants, tous concernés par cette question de circulation et des informations similaires lors des deux réunions publiques.   

Nous souscrivons bien entendu à l’idée de modifier l’aménagement de cette avenue qui traverse le haut du Plessis et qui se poursuit par l’avenue Léon Blum. Comme nous souscrivons également à l’idée de faire ralentir les automobilistes qui trop souvent roulent beaucoup trop vite au mépris des règles élémentaires de sécurité.

Mais il ne faut pas perdre de vue que cet axe transversal de circulation irrigue de nombreuses rues adjacentes et qu’il ne faudrait pas que celles-ci servent d’exutoire si le trafic principal était ralenti.

C’est en effet la difficile équation à résoudre pour ne pas reporter le flux de voiture dans les quartiers tout en préservant l’attractivité commerciale de l’avenue.

De même alors que le développement des transports en commun est posé dans toutes les communes d’Ile de France, pourquoi ne pas isoler une voie bus au lieu d’imaginer que ces véhicules soient tenus de patienter sur une seule voie de circulation ralentissant ainsi les parcours. 

Nous demandons que des simulations et des études de trafic soient engagées sans délai et poussent la réflexion pour ne pas céder à la seule tentation de l’esthétique au détriment de tous les paramètres nécessaires (fluidité, sécurité piétons, piste cyclable, commercialité, transports en commun …).

Prenons le temps d’y réfléchir tous ensemble.

mardi 09 septembre 2008

Tribune de septembre des élus de l'opposition - Le parc d'activités Plessis Clamart

L’implantation de nouvelles entreprises sur le parc d’activités Plessis Clamart n’est pas une mauvaise chose, bien qu’il n’y ait pas de créations d’emplois s’agissant la plupart du temps, de délocalisations.
Mais dans le même temps, nous ne pouvons que constater la saturation du réseau routier aux abords de la zone industrielle (notamment), tous les jours à l’entrée et à la sortie des bureaux.

Le développement des transports en commun doit donc être une priorité. Il faut créer un nouveau maillage de liaisons autour du tramway Châtillon – Velizy pour combler tous les besoins.

Au minimum, il faut éviter l’actuelle situation aux abords de l’entreprise Renault où les voitures stationnent de façon anarchique sur l’avenue Paul Langevin jusqu’au carrefour de Chatenay-Malabry, voire sur les pistes cyclables.

lundi 01 octobre 2007

Tribune d'octobre des élus de l'opposition - Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes montre les premières difficultés au Plessis Robinson

Lors du Conseil Municipal du 28 juin 2007 a été présenté aux élus le rapport sur les observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes (CRC).

Il est riche d’enseignement, mais surtout, il conforte nos points de vue sur la gestion de la ville et nos différences, exprimés notamment dans les divers débats budgétaires.

Recettes en danger pour cause de bradage de nos terrains publics aux promoteurs immobiliers, impôts élevés, externalisation de services… font peser de lourdes craintes quant à nos capacités d’investissement à l’avenir sauf à recourir à l’emprunt ou à l’augmentation des impôts.

Diminution du programme d’équipements publics, gestion municipale contrastée… Au cours du débat en séance du conseil municipal, M. Le maire a su utiliser un discours imagé pour finalement reconnaître des difficultés sérieuses : « Quand le vent se lève, il faut savoir réduire la toile ».

1. La situation financière :

La CRC appuie d’emblée sur un élément que nous ne cessons de marteler depuis plusieurs années. La chambre insiste fortement sur le danger à long terme lié aux produits exceptionnels (recettes liées aux ZAC c'est-à-dire la vente des terrains communaux aux promoteurs immobiliers) qui représentaient encore en 2005, 21% de l’ensemble des produits de fonctionnement de la ville.

Les opérations d’urbanisme s’achevant, tous les terrains ayant été vendus, ce n’est ni plus ni moins qu’un cinquième de nos recettes de fonctionnement qui disparaît.

La chambre notait d’ailleurs que « le solde positif entre produits et charges exceptionnelles qui représentait 7% des recettes globales en 2004 s’est réduit en 2005 à 3,5% de ces mêmes recettes ».

La CRC relève ensuite les taux d’imposition élevés, dans notre ville.

« Le plessis robinson se caractérise par une proportion assez élevée du produit des impôts sur les ménages( 74% contre environ 60% au niveau départemental, 64% au niveau régional et 61% au niveau national […] Les taux de taxe d’habitation avec 13.07% aux plessis contre 12.55% en moyenne départementale (nous place en 14ème Position des villes où l’impôt pour les familles est le plus lourd) [...] la taxe foncière avec 19% au plessis contre 12.96 en moyenne départementale) » nous place en 5ème position des villes du département où l’impôt est le plus élevé.

Les charges de fonctionnement sont quant à elles « supérieures de 19 % à la moyenne départementale et largement supérieures au niveau régional (+ 42%). »

Et si les frais de personnel diminuent, il ne s’agit que d’un transfert des charges liées à la privatisation de services (comme la restauration scolaire).
La conséquence : les achats et les services extérieurs se situent à un niveau assez élevé (30% pour notre ville à comparer avec les 26% en moyenne départementale et régionale).

Le financement des investissements a pour l’instant été maîtrisé grâce « aux recettes tirées des ZAC (9,3 M€ en 2003, 7,4 M€ en 2004 et 8,5 M€ en 2005) ».
Mais la chambre s’inquiète : « Le financement des investissements de la ville reste équilibré mais dépend largement des cessions d’actif, ressources dont la pérennité n’est évidemment pas acquise. » En clair, nous avons gonflé artificiellement nos capacités financières en vendant tous nos terrains et nous n’avons plus de terrains aujourd’hui.

Comment financer les équipements nécessaires à l’arrivée des nouveaux habitants alors ?

La chambre répond que « la commune dispose encore de marges de manœuvre fiscales et d’endettement ». En clair, la ville n’a plus d’autre choix qu’augmenter les impôts ou s’endetter. Nous n’avons cessé de répéter depuis des années que nous aurions du recourir de manière modérée à l’emprunt pour financer les équipements lourds. Nous n’avons reçu que sarcasmes et mépris à nos remarques.

Pourtant, visiblement « gêné aux entournures » sur cette question, le Maire a finit par reconnaître dans le débat que la ville ferait à l’avenir appel à « l’emprunt de manière raisonnable ». Encore une fois, nous ne nous étions pas trompés.

La chambre s’arrête ensuite sur le bilan des ZAC. La ZAC du Collège et celle du Cœur de Ville, révèlent un bilan financier final positif mais « la réussite de l’opération s’est néanmoins faite aux prix d’une très importante révision à la baisse du programme d’équipements publics (6 équipements publics programmés en
2003 contre 11 en 1992 !).

Pourtant avec 20 % d’augmentation de la population, des besoins nouveaux en équipements publics sont cruellement attendus.

2. Une gestion municipale contrastée

Concernant l’audit des services municipaux passé en 2005, la CRC relève que « la mission d’accompagnement qui n’avait pas été prévue à l’origine, ne pouvait, sans doute, une fois la première phase de l’audit achevé, être confiée à un autre intervenant ; Une telle situation ne mettait guère la commune en position favorable pour négocier le prix (156 000 euros qui semble en tout état de cause élevé et représente plus de trois fois le coût de la prestation initiale( 47 000
euros) »

Les délégations de service public (marché forain, parking du centre-ville, restauration scolaire) appellent de nombreuses remarques de la part de la CRC dans la mesure où la collectivité assume le plus souvent seule les responsabilités et les risques du contrat. Elle fait également remarquer le manque d’anticipation, de prévoyance et les durées exceptionnellement longues des délégations.

L’exemple le plus marquant est celui de la restauration scolaire. « la concession de 1991 fait peser sur la ville l’essentiel des risques […] S’agissant des impayés le risque restait entièrement supporté par la commune ».
En 2006, le contrat a été réexaminé et la chambre estime que pour le concessionnaire « son risque d’exploitation reste très faible alors que les risques supportés par la commune restent réels ».

Le rapport conclue ensuite à des difficultés dans la maîtrise de la commande publique, étonnant pour des gestionnaires qui se veulent « irréprochables ». Le suivi des marchés et des procédures laisse à désirer. C’est ainsi que le coût de la ferme des enfants est passée de 700 000 à plus de 2M€ soit presque le triple.

lundi 17 septembre 2007

Les élus socialistes au Conseil général demandent un "Vélib'" pour le 92

Les élus socialistes ont interpellé le président du Conseil Général pour que soit rapidement lançée la consultation d'appel d'offres pour doter notre département d'un réseau de location de vélos similaire à celui existant pour la ville de Paris.

Voir le communiqué de presse sur le site du groupe socialiste

mercredi 09 mai 2007

Les dangers de la densification démesurée du Plessis-Robinson

Article_parisien_urbanisation_4Le journal Le Parisien du 9 mai a publié un article très intéressant sur la densification du Plessis-Robinson ainsi qu'une interview de ma part. La multiplication des programmes immobiliers pose désormais de nombreux problèmes. Comme le titre Le Parisien, 3 900 logements ont été construits en 15 ans. Le nombre d’habitants du Plessis-Robinson devrait ainsi franchir d’ici 2015 la barre symbolique de 30 000 habitants, soit une hausse de près de 25 % en 25 ans !

Comme je l’explique, dans les colonnes du Parisien, les écoles débordent déjà. Depuis 10 ans, près de 2 000 logements ont été construits sans qu’aucun nouveau groupe scolaire ne voie le jour. De nombreuses classes accueillent aujourd’hui près de 30 élèves notamment dans les nouveaux quartiers. Qu’en sera-t-il lorsque les nouveaux programmes immobiliers seront achevés ?

De plus, le maire s’est lancé dans un vaste programme de réduction des logements sociaux qui sont passés de 70 % en 1989 à moins de 50 % aujourd’hui. Et à l’horizon 2010, ce taux devrait avoisiner les 30 %. Alors que notre pays traverse une grave crise du logement et qu’il faudrait au contraire créer davantage de logements sociaux pour répondre aux besoins des familles, cette politique qui consiste à réduire le nombre de logements sociaux est difficilement compréhensible.

Autre problème important, la circulation. Le maire prévoit un plan d’aménagement d’ensemble insensé de la zone industrielle entre Le Plessis-Robinson et Clamart avec la construction de 200 000 m2 de bureaux. Ce projet est très inquiétant car ce sont 9 000 véhicules supplémentaires matin et soir qui asphyxieront aux heures de pointe un secteur déjà totalement engorgé.

Les habitants craignent cette urbanisation démesurée et ses effets néfastes. Des immeubles de standing poussent comme des petits pains, les uns contre les autres, en bordure de route, parfois même juste en face de leur logement. Et dans le même temps, le manque d’équipements publics devient criant et il devient de plus en plus difficile de circuler. Mais cela ne semble malheureusement pas remettre en cause la frénésie immobilière du maire. Même si celle-ci se fait au détriment de la qualité de vie des administrés.

Télécharger l'article :
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jeudi 08 mars 2007

La vérité sur EADS, par Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn

Tribune publiée dans Le Monde :

La crise que traverse Airbus constitue un enjeu majeur pour l'Europe et pour la France. C'est vrai du point de vue industriel comme du point de vue social, territorial et même symbolique. C'est pourquoi Ségolène Royal a eu raison de prendre l'initiative en lançant, dès le 3 mars, un débat public sur l'avenir d'Airbus. De même, était-il opportun d'aller discuter avec Angela Merkel, notre partenaire allemand.

Nicolas Sarkozy s'évertue, lui, à obscurcir le débat. Il a changé de position sur le rôle de l'Etat, prônant d'abord son désengagement, acceptant ensuite son intervention. Il a aussi tenté de se décharger de ses responsabilités, mettant en cause, avec son collègue ministre des finances Thierry Breton, pour seule explication de la crise actuelle le "pacte d'actionnaires" à l'origine de la création d'EADS.

La déformation de la réalité devenant insupportable, et ayant été dans nos fonctions gouvernementales à l'origine de la création d'EADS, nous voulons rétablir la vérité. En 1999, la question qui était posée était de savoir s'il fallait ou non faire EADS. Nous avons considéré que tel était l'intérêt stratégique de la France et de l'Europe. Pourquoi ? Parce que la dispersion et la division de l'industrie aéronautique étaient telles que nous encourrions le risque de sa marginalisation, voire, à terme, de sa disparition.

Il a donc fallu rassembler. Rassembler le public et le privé. Rassembler la France et l'Allemagne, mais aussi le Royaume-Uni et l'Espagne. Et pour ce faire, il a fallu rassurer, notamment nos partenaires allemands qui imaginaient mal participer à un ensemble où l'Etat français serait présent. Ils ont fini par l'accepter. Tel était l'objet du "pacte d'actionnaires", qui instaurait un équilibre entre les différentes parties, que la majorité d'alors, mais aussi le président Jacques Chirac et l'opposition de l'époque ont approuvé, et sans lequel il n'y aurait tout simplement jamais eu d'EADS ni évidemment, dans ces conditions, d'A380.

Par contre, on peut légitimement se demander si, depuis 2002, l'Etat a correctement rempli le rôle d'actionnaire qui est le sien. La réponse est non, et même doublement non : il n'a pas fait ce qu'il devait faire et il a fait ce qu'il ne devait pas faire. D'abord, l'Etat n'a pas exercé sa mission de contrôle. Il est resté inerte face aux erreurs de gestion - les retards de l'A380, les difficultés de l'A350. La responsabilité du pouvoir est lourde.

Ensuite, et c'est sans doute pire encore, l'Etat a contribué à déstabiliser le groupe. Au plus haut niveau de l'Etat, on a alimenté une guerre franco-française entre les dirigeants d'Airbus et d'EADS, contre l'avis même du groupe Lagardère. On en paie aujourd'hui la facture.

On nous dit que le pacte d'actionnaires initial ne pouvait durer toujours. Sans doute ! Et ce n'est pas une grande découverte. Mais alors pourquoi, en cinq ans, les gouvernements de droite successifs n'ont-ils pas entrepris de modifier ce pacte que le candidat de l'UMP fustige aujourd'hui ?

Incapable dans le contrôle de la gestion courante, immobile dans la stratégie, seulement préoccupée de questions de personnes, sans parler des scandaleuses stock-options, la majorité sortante n'a pas servi l'intérêt de la France.

Aujourd'hui un plan de redressement est nécessaire. Mais il faut qu'il soit remis à plat et discuté dans un dialogue franc avec les organisations syndicales.

Et demain ? Rien ne se fera sans une grande négociation, et d'abord entre Français et Allemands, car il faut, bien sûr, faire évoluer la question de l'actionnariat. C'est vrai de l'actionnariat public, au centre des débats de ces derniers jours. Mais il existe aussi, et peut-être même d'abord, une crise de l'actionnariat privé qu'il est urgent de résoudre, soit par un réengagement des actionnaires actuels, soit par l'arrivée de nouveaux actionnaires.

Evidemment, il faudra aussi régler la question de la direction de l'entreprise. Le montage bicéphale, indispensable pour commencer, n'a sans doute pas vocation à durer. Encore faut-il créer les conditions pour en sortir. Cela passe par une relation de confiance à rebâtir entre tous les acteurs.

Le bilan est simple. La gauche a fait EADS. Depuis 2002, la droite n'a rien fait avancer. Ce sera à la gauche, demain, de veiller à ce grand projet européen pour relancer une magnifique industrie et recréer des emplois. Tel est aussi l'un des enjeux du scrutin présidentiel.

mercredi 28 février 2007

Tribune de février et mars des élus de l'opposition

En décembre, alors que nous avions rendu notre tribune depuis plus de quinze jours pour le journal du mois de janvier, la municipalité a décidé de la suspendre pour cause de campagne électorale, en violation de la loi. Nous avons entamé une procédure contre cette décision (voir article RÉFÉRÉ) et avons décidé de publier (et distribuer par nos propres moyens) pour tous les habitants la tribune qui aurait du paraître en janvier. Nous profitons de l’occasion pour vous informer des actualités les plus importantes abordées lors du dernier conseil municipal.

Au sommaire :

REFERE DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF
RÉVISION DU PLU : UNE CARICATURE DE CONCERTATION
TRAMWAY : SUITE ET FIN ?
NON A LA CHASSE A L’ENFANT, AUX PARENTS, A L’ETUDIANT !
AUGUSTO PINOCHET EST MORT !
DROIT DE REPONSE NON PUBLIE DANS « LE PETIT ROBINSON »

Et un article extrêmement important pour l'avenir de notre ville :

LE PLESSIS ROBINSON MENACÉ D’ASPHYXIE
Lors de la séance du Conseil Municipal du 8 février dernier, nous examinions plusieurs délibérations concernant l’avenir du Parc d’activités Plessis Clamart (PAPC) pour lequel la majorité municipale « prévoit une tertiarisation progressive et maîtrisée ».

P_ligne_ht_3En fait de progression et de maîtrise, c’est un projet insensé de construction de 200 000 m² de bureaux qui nous a été présenté par la majorité. Un échangeur sur l’A86, l’enfouissement de la ligne à Très Haute Tension, la réalisation d’un parking de 1 000 places et d’un « cœur de parc » sont également au programme pour, au total, la coquette somme de 62 millions d’euros.

Nous sommes favorables à la tertiarisation du parc d’activités. Mais la démesure du projet est une menace pour le bien-être et la santé des habitants.

200 000 mètres carrés de bureaux, selon les règles d’urbanisme du PLU que nous venons de voter, ce sont 5 600 parkings qui s’ajoutent aux 1 000 places du parking du parc et aux 2 200 places de MDBA. Près de 9 000 voitures supplémentaires chaque matin et chaque soir à l’entrée et à la sortie des bureaux, qui viendront inonder l’A 86, Le Petit Clamart mais aussi Fontenay-aux-Roses et Le Plessis Robinson.

A ce rythme, ces villes comme la nôtre, seront rapidement asphyxiées par la circulation automobile. Et encore, il a fallu que les services de l’Etat interviennent pour obliger la municipalité à diminuer le nombre de places parkings prévus. De l’ensemble des éléments développés dans le nouveau PLU, c’est celui là qui suscite le plus d’inquiétudes, comme l’atteste les nombreuses remarques des divers organismes et collectivités consultés.

L’inquiétude est d’autant plus grande qu’aujourd’hui aucune étude d’impact n’a été réalisée sur la circulation, l’environnement… Mais, nous comprenons maintenant pourquoi, à l’encontre de tous les élus concernés et des habitants, le Maire du Plessis Robinson a défendu jusqu’au bout le projet de 2X2 voies le long du futur tramway Chatillon - Velizy.

Financièrement, les questions sont légion. La ville de Clamart semblerait devoir participer à l’opération pour peut-être plus de dix millions d’euros. Une somme ! Mais la ville de Clamart n’a jamais été consultée sur ce dossier et aucune demande de participation ne lui a été adressée. Le parking et le cœur de parc devraient être réalisés par des « partenariats public /privé », mais pas un mot de ces partenaires qui restent totalement virtuels. Et nous devrions toucher 14 millions de subventions pour l’enfouissement de la ligne haute tension, mais nous ne savons pas de qui !

En réalité, ce nouveau programme insensé vise à faire rentrer l’argent dont la mairie a besoin pour financer les équipements publics nécessaires pour accompagner le mieux possible l’arrivée massive des nouveaux habitants, mais qui manquent cruellement aujourd’hui.

Tous nos terrains ont été vendus. Ils ont rapporté plusieurs millions d’euros chaque année à la ville depuis quinze ans. Mais la ressource est épuisée et la ville ne sait plus comment elle va financer ses projets. Alors pour se sortir de l’étau, la majorité préfère asphyxier notre ville et nos voisines, plutôt que d’imaginer un véritable projet de développement durable et de vie pour l’ensemble de nos concitoyens.

Nous combattrons donc contre ce projet qui fleure bon l’amateurisme et la démesure à la fois, une spécialité de la majorité municipale depuis quelques années (parking du centre-ville, du marché...).

Et évidemment nous ne manquerons pas de vous informer des suites de ce dossier et de notre action.

mardi 16 janvier 2007

Passerelle du Petit-Clamart : enfin des mesures !

Après l'accident dramatique du Petit Clamart et la mobilisation de la population pour que le dossier de la passerelle avance, sur son blog Philippe Kaltenbach, Maire de Clamart et Conseiller Régional annonce que les premières mesures vont être prises.

" Présent lundi 15 janvier à la Sous-Préfecture d’Antony lors de la réunion concernant la passerelle du Petit Clamart. Avec les Préfets des Hauts-de-Seine et de l’Essonne, un représentant du Préfet des Yvelines, les maires de Bièvres et Vélizy et des responsables du centre commercial Art de Vivre – Usines Center, nous avons recherché des solutions concrètes pour que les piétons puissent enfin se rendre au centre commercial en toute sécurité.

Elus locaux, nous avons ainsi exigé que la construction de la passerelle soit lancée au plus vite, et que des mesures transitoires soient prises immédiatement pour sécuriser le passage des piétons.

A l’issue de la réunion, 3 types de mesures ont été annoncés :

Les mesures immédiates :
Les automobilistes devront limiter leur vitesse sur ce passage.
La circulation des piétons est interdite sur les voies et les usagers des centres commerciaux seront sensibilisés au danger qu’ils encourent en traversant à pied les bretelles d’accès.
Les centres commerciaux Art de Vivre et Usines Center se sont engagés à étudier la mise en place d’une navette.

Les mesures transitoires :
Une passerelle provisoire financée par l’Etat sera installée d’ici le mois d’avril –mai 2007.

Lire la suite sur le blog de Philippe Kaltenbach

Dans des notes précédentes, Philippe Kaltenbach revient également sur la manifestation du 13 janvier qui a mobilisé 600 personnes.

Peu après l'incident il publiait une note intitulée "Passerelle sur l’A86 : l’Etat annonce des mesures, le député dérape" où l'on apprenait qu'alors que "l'Etat semble enfin prendre véritablement conscience du problème en débloquant une enveloppe de 150 000 € et en organisant une réunion le 15 janvier prochain en présence des élus des communes concernées [...] l’actuel député de notre circonscription a lancé une nouvelle polémique indigne sur les responsabilités de chacun, cherchant à exploiter ce drame à son profit.

Monsieur Pemezec a fait publier un communiqué de presse dans l’édition Hauts-de-Seine du Parisien du samedi 6 janvier dans lequel il enjoint "aux maires de Clamart, de Bièvres et de Vélizy d’intervenir pour qu’aucun piéton ne puisse, désormais traverser la bretelle d’autoroute de l’A86". Il ajoute que ce drame était inévitable, semblant lier ainsi l’accident à l’absence de mesures prises par les maires des 3 communes pour empêcher l’accès piétons à cette autoroute.

Il est inacceptable qu’un maire d’une commune voisine, par ailleurs député, puisse nous enjoindre à prendre des décisions qui ne relèvent pas de notre ressort.

Le permis de construire du centre commercial a en effet été délivré en 1986 par l’Etat qui est, de plus, seul compétent pour réaliser des travaux sur, au dessus et aux abords d’une autoroute !

Jusqu’à présent, Monsieur Pemezec, député depuis 5 années de la circonscription qui comprend Clamart, ancien conseiller général du canton du Haut-Clamart pendant 12 ans, n’est jamais intervenu pour sensibiliser ou alerter les autorités sur la nécessité de réaliser des aménagements de nature à sécuriser cette partie d’autoroute. Pourtant, en l’absence de toute décence et retenue, il n’hésite pas à nous mettre directement en cause et veut nous faire porter des responsabilités qui ne sont pas les nôtres, tentant d’exonérer par là même sa propre inaction et l’inertie coupable de l’Etat.

Indignés et scandalisés par cette volonté manifeste de récupération politique, nous avons, avec les Maires UMP de Vélizy et de Bièvres (qui sont pourtant de son propre bord politique), rédigé un communiqué de presse commun afin de rétablir la vérité et de clore cette polémique honteuse qui n’avait pas lieu d’être dans un moment si douloureux. Vous pouvez consulter notre réaction commune en cliquant ici : "
Téléchargement communique_a86.pdf


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