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dimanche 15 juin 2008

Comme moi signez l'appel pour le mandat un1que des parlementaires

Dans le cadre de l’article 6.11 des statuts du Parti Socialiste, les membres du Parti Socialiste ci-dessous signataires demandent que soit organisée une consultation directe des adhérents, visant à interdire le cumul d’un mandat parlementaire (Député/e, Sénateur/trice, Député/e Européen) par l’introduction, dans l’article 9.3 des statuts du Parti Socialiste du paragraphe suivant :
« Le parti Socialiste applique le mandat unique parlementaire. En conséquence tout(e) candidat(e) membre du parti prend par écrit, avant la ratification de sa candidature, l’engagement sur l’honneur de remettre sa démission de ses autres mandats électifs après son élection au parlement national ou européen ».

Article 6.11 des statuts : consultation directe des adhérents Sur proposition du(de la) Premier(e) Secrétaire du Parti, du Bureau national, de 35 fédérations ou à la demande d’au moins 15% des adhérents (par rapport au nombre arrêté au 31 décembre de l’année précédente), le Conseil national peut décider, après en avoir débattu sur le fond et à la majorité qualifiée des deux tiers de ses membres, d’organiser une consultation directe des adhérents en leur soumettant une question rédigée simplement. Le Conseil national fixe les modalités de discussion collective et d’organisation des votes en découlant.

Signez sur le site : http://www.pourlemandatunique.net/

Les cent premiers signataires :

Abel Philippe, Paris
Aimé Jules, Conseiller Municipal, Poitiers, Vienne,
Amory Jérome, Paris, 19e
Attabi Lakhdar, Secrétaire de Section Saint Benoit, Vienne
Aufort Sébastien, Poitiers, Vienne
Aufrere Marie-Françoise, Paris, 1er
Badard Patrick, Conseiller d’arrondissement, Paris 3e
Balas Guillaume, Bureau Fédéral, Paris, 9e
Baraize François, Montpellier, Hérault
Bargeton Julien, Conseiller de Paris, 20e
Barré Maxance, Animateur fédéral MJS, Vienne
Bassinet Philippe, Hauts de Seine, Montrouge
Bégue Jacques, secrétaire de Section Vouillé, Vienne
Boistard Pascale, Bureau National, Adjointe au Maire de Paris, 11e
Bolter Flora, Conseillère d’Arrondissement, Secrétaire de Section, Paris, 3e
Bonnabel Jean-François, Paris, 2e
Borgel Christophe, Secrétaire National, 1er Adjoint au Maire de Villepinte, Seine Saint Denis,
Bory Nicolas, Hérault, Montpellier 1
Brossel Colombe, Adjointe au Maire de Paris, 19e
Bureau Laurent, Conseiller d’arrondissement, Paris, 2e
Calandra Frédérique, Maire du 20e, Paris
Camerlot Hervé, Paris, 1er
Caresche Christophe, député de Paris, 18e JBC
Caron-Thibault Gauthier, Conseiller de Paris, 3e
Castagnou Pierre, Maire du 14e, Paris
Cebe Samuel, 1er Secrétaire Fédéral, Tarn
Chatelier Thierry, secrétaire de section du 8e arrondissement de Paris
Chesneau Laurent, Tarn, Rabastens
Corbière Alexis, Conseiller de Paris, 12e
de la Varde Eleonore, Paris, 15e Convention
Dedieu Jean-René, paris, 1er
Degiovani Benoit, Paris, 1er
Delahaye Thibault, Conseiller Municipal, Malakoff, Hauts de Seine
des Gayets Maxime, Adjoint au maire, Paris, 2e
Devergne Ludovic, Secrétaire Section de Bruxerolles, Vienne
Dubourg Nicolas, Hérault, Montpellier 1
Dugognon Franck, Secrétaire de Section de Chevigny, Vienne,
Dupeuble Thierry, Conseiller Fédéral, Vienne
Durquety Eve, val de Marne
El Khiary Ghita, Paris,
Filoche Françoise, Paris, 1er
Fortin Jean-Patrick, Paris, 1er
Fradin Julie, Paris, 14e
Gachet Isabelle, Conseillère de Paris, 17e
Garcia Jean-Claude, Tarn, Albi
Gaujal Francis, Tarn, Alban
Glogowsky Aleksander, Paris, 18e JBC
Guedon Laurent, Paris
Guillemain Quentin, Paris
Guillot Didier, Adjoint au Maire de Paris, 18e JBC
Guitton Florent, Bureau National MJS, Puy de Dôme
Halloumi Abderrazak, Conseiller Municipal de Poitiers, Vienne
Hocquard Fréderic, Bureau Fédéral, Paris, 20e
Jesover Philippe, Paris, 14e PB
Kanuty Pierre, Paris, 10e
Khiary Bariza, Sénatrice de Paris , 16e
Le Garrec Alain, Bureau Fédéral Paris, 1er
Leroux Nicolas, Paris, 17e
Limousin Georges, Tarn, Albi
Maillou Patrick, Secrétaire de Section, Vienne, Vivonne
Mano Jean-Yves, Adjoint au Maire de Paris, 16e
Marquaille Benoit, 1er Secrétaire Fédéral Adjoint, Hauts de Seine
Martin Sandrine, Conseillère Générale, Vienne
Mazetier Sandrine, Députée de Paris, 12e
Mellouli Akli, Val de Marne
Métifeux Julien, Bureau Fédéral, Val de Marne
Moreau Sébastien, Paris, 13e Ouest
Murat Denis, Conseiller d’Arrondissement, Paris, 3e
Palut Jean-Pierre, Paris, 1er
Peninou Mao, CNC, Conseiller de Paris, 19e
Perez-Vitoria Thomas, Paris, 19e
Piegza Francis, Paris, 20e
Piriot Sylvestre, Paris, 20e
Polski Olivia, Conseillère de Paris, 14e PB
Pousseo Mathilde, Conseil fédéral, paris, 17e
Proust Sarah, Conseil National, Paris, 18e CGO
Ramaharomanana Mamy, Paris, 1er
René-Bazin Bruno, Paris, 1er
Roger Jean-Baptiste Responsable National, Yvelines
Rognard Florence, Saône et Loire
Rouquier Alain, Tarn, Réalmont
Saint-Leger Jean-Paul, secrétaire Fédéral, Vienne
Sayag Laurent, Paris, 1er
Sayag Yves, Paris, 1er
Schmid Lucile, Conseillère Régionale Ile de France, Hauts de Seine, Meudon
Séjourné Stéphane, SN MJS, Vienne
Simon David, Secrétaire de Section de Chatelleraut, Vienne
Simonnet Danielle, Bureau fédéral, Conseillère de Paris, 20e
Sommaruga Julie, Adjointe au Maire de Bagneux, Hauts de Seine,
Tabary Sandra, Paris, 17eme
Tolochard Michel, Conseil Fédéral, Vienne
Truchot Gregory, Val de Marne
Vallouat-Rouet Laurence, Secrétaire de Section Poitiers, Vienne
Vantieghem Gauthier, Paris, 17e
Verdy Alain, Tarn, Alban
Viot Cédric, Paris, 18e JBC
Viot Cédric, Secrétaire de Section, Paris, 13e Est
Wieviorka Sylvie, Conseillère de Paris, 2e

dimanche 08 juin 2008

Edito de Pierre Moscovici dans la lettre de socialisme & démocratie

La période est déterminante pour l’affirmation de nos idées, de notre conception du Parti et de son rôle. Le Congrès de Reims sera beaucoup plus ouvert que d’aucuns pouvaient le penser voilà quelques semaines encore. En fait, rien n’est joué, rien n’est stabilisé. Nombreux sont les socialistes qui, d’emblée, refusent le combat des présidentiables. Ils comprennent que cette confrontation serait mortifère pour notre Parti. Si en 2008 on devait se retrouver, en effet, avec un candidat pré-sélectionné, de manière prématurée et illusoire, pour 2012 à la tête du Parti, dès le Congrès passé le match retour commencerait et se poursuivrait pendant 3 ans, au seul bénéfice de la droite !

Ce dont le Parti a besoin, c’est de se mettre enfin au travail, d’une démarche collective, d’un projet novateur, crédible, efficace. Ainsi que nous l’avons souvent fait valoir, le Parti a besoin d’un Congrès de rénovation, de reconstruction et non de désignation. Dans la situation actuelle, les exigences de changement des méthodes au sein du Parti sont essentielles : l’organisation, le fonctionnement, les modes de débats internes à renouveler, mais aussi les modalités de désignation de notre futur candidat –nous plaidons à cet égard pour des primaires ouvertes à nos électeurs. Cependant, les débats de fond sont primordiaux. Nous n’avons pas travaillé autour de Dominique Strauss-Kahn pendant des années pour ne pas avoir suffisamment de volonté afin de promouvoir le corpus d’idées qui définit notre identité : socialisme de la production, économie de la connaissance, égalité réelle, émancipation des individus, nouveau modèle de développement, réformisme européen… Pour avancer, nous avons noué des rapprochements fructueux, en particulier avec les amis d’Arnaud Montebourg, avec lesquels un socle d’engagements a d’ores et déjà été établi, conscients que nous sommes, les uns et les autres, qu’il faudra les élargir et les approfondir dans les temps à venir.

Lors du collectif national de Socialisme et Démocratie qui s’est tenu le 18 mai dernier, il a été décidé à l’unanimité de présenter une contribution dont je serai le premier signataire. Ce texte devra, avec nos alliés, se situer à la hauteur des enjeux de notre époque, charnière pour le monde, l’Europe et notre pays, et poser les conditions de réussite du Congrès. Un projet vous parviendra dans les tous prochains jours. Après, cet été, nous pourrons juger sur pièces les contributions de chacun et jusqu’au Conseil National dit de synthèse, avant le dépôt des motions, étudier les différentes configurations pour rendre nos idées majoritaires, certes dans un esprit de rassemblement mais surtout sans perdre notre boussole. Rien ne serait pire, en effet, que de convenir à priori d’accords factices, de circonstances, d’un unanimisme de façade et de tuer le débat avant qu’il n’ait vraiment lieu. Nous en avons trop souffert depuis 2002. Je le souligne à nouveau, aucune des motions à priori ne sera en mesure d’approcher la majorité et même de représenter une minorité d’agrégation. C’est pourquoi nous avons, aujourd’hui, à faire valoir d’autant plus ce que nous sommes, ouverts à la confrontation d’idées sans nous réfugier d’emblée et disparaître sous l’aile soi disant protectrice d’un supposé « chef suprême ».

C’est une équipe de direction nouvelle qui doit ressortir de ce Congrès. Si j’ai marqué mon intérêt pour le poste de Premier Secrétaire, c’est que je m’en sens capable. Je pense pouvoir incarner, avec d’autres, ce renouvellement intellectuel mais aussi générationnel, pour faire vivre le Parti, tout le Parti, dans le dépassement des clivages du passé et d’abord dans la clarté des décisions prises par sa majorité, sans abîmer nos présidentiables, quels qu’ils soient. Telle est la feuille de route que je vous propose : unité de notre collectif, volonté de faire avancer nos idées, efficacité dans la démarche. Nous ferons le point, cet été, sur le mouvement que nous initions ensemble. Ne cédons pas au récit fait par les médias d’un congrès promis d’abord à une seule personnalité, puis à un affrontement entre plusieurs présidentiables : ce n’est pas, j’en suis convaincu, je le constate tous les jours, le souhait de la majorité des militants.

Ayons confiance en nous, en notre démarche : je la crois juste, je suis persuadé qu’elle est la meilleure pour nos idées et pour notre parti, afin de remplir notre objectif politique, battre Nicolas Sarkozy en 2012, réussir ensuite à conduire une vraie politique de réformes de gauche.

lundi 26 mai 2008

Assez ! Le congrès du PS ne peut être un nouveau rendez-vous manqué

Comme moi je vous invite à signer cet appel de militants issus de sensibilités et fédérations diverses, sur http://www.appelmilitant.net/

Perçu par certains comme une occasion de solder les comptes de la présidentielle passée, vécu par d'autres comme une étape déterminante pour se placer pour la présidentielle suivante, le Congrès du Parti socialiste est mal engagé.

Cette échéance interne devrait être l'occasion d'engager collectivement le débat sur le rôle du parti et son articulation avec les forces sociales, sur ses stratégies d'alliances et la perspective d'un parti de toute la gauche, sur la mise en œuvre de primaires et ses conséquences sur l'organisation du PS, sur son renouvellement et sa diversité, sur la place enfin des militants et de leur capacité à être de véritables acteurs du changement dans la société.

Pour l'instant, nous en sommes loin. Les seules perspectives qui sont publiquement évoquées se limitent à favoriser l'émergence d'un leadership présidentiel ou bien la multiplication de candidatures improbables !

Ouvrons les yeux ! La crise que traverse le PS ne se règlera pas ainsi. En se trompant d'enjeux et de débats, les dirigeants du Parti nous précipitent dans une impasse mortifère. Ils aggravent, en outre, les tares d'une organisation politique déjà trop sclérosée.

Aujourd'hui, dans un moment où les plus précaires attendent de l'opposition qu'elle joue pleinement son rôle, ce n'est pas d'une personnalité providentielle dont nous avons besoin mais bien d'une Maison commune refondée. C'est à cet objectif, et à celui-là seulement, que nous souhaitons travailler dans les semaines qui viennent. Avec toutes celles et tous ceux qui sont disposés à privilégier cette démarche.

Plutôt que de s'enfermer dans des postures tactiques stériles, avant d'organiser la concurrence des ambitions, nous croyons que le temps est venu, pour le Parti socialiste, de s'interroger sur lui-même. Sous peine, quel que soit son leader, de disparaître définitivement du paysage politique national de notre pays.

mardi 25 mars 2008

Après les élections : construire un bloc de convictions, par Benoît MARQUAILLE, Premier secrétaire fédéral adjoint du PS 92

Avec 20 présidences de région sur 22, 55 conseils généraux sur 101, 24 des 36 villes de plus de 100 000 habitants et 44 villes de plus de 20 000 habitants gagnées, c’est peu de dire que le paysage politique a changé avec ces élections municipales et cantonales.

Encore faut-il dire en quoi. L’analyse des résultats dans les Hauts-de-Seine nous permet d’en tirer quelques enseignements pour notre parti et pour le pays.

Une réussite de l’union des gauches

Dans les Hauts-de-Seine, le premier enseignement de ces élections, est la réussite de l’union des gauches dans les villes sortantes à Fontenay-aux-Roses, Clamart, Clichy, Bagneux, Nanterre, Malakoff et Gennevilliers. L’union a aussi porté ses fruits à Colombes où après une «sacrée bagarre», Philippe Sarre a remporté une «sacrée victoire» avec 53,6% des voix. Dans le pays, l’union a aussi permis de belles victoires à Amiens, Caen, Strasbourg…

Si l’union offre de belles victoires, la question posée est plutôt celle des conditions de la victoire pour nos camarades dans les villes du département gérées par un PC désormais très méfiant à notre endroit et peu enclin à nous laisser exister. Pas beaucoup d’améliorations sur ce plan là avec ces élections.

A l’inverse, la désunion est responsable de notre cuisante défaite à Chaville. Et nous en sommes responsables. Dans une ville où Sarkozy faisait 56%, nous avons perdu de 200 voix au second tour alors que les listes PS et PRG cumulées en comptaient plus de 1 000 d’avance au soir du premier tour. Inexcusable, surtout quand le nouvel édile local s’appelle Jean-Jacques Guillet. Un militant de Meudon m’a écrit : « c’est à pleurer ».

L’échec du MODEM et le «cas Asnières»

Pour le MODEM, c’est l’échec d’une stratégie à géométrie variable. Allié au PS, c’est l’échec à Bourg-la-Reine, à Sèvres, à Châtillon. Allié à la droite, c’est l’échec à Clichy, à Clamart et à Colombes. Hormis Ville d’Avray et les 20% réalisés à Nanterre, il ne reste pas grand chose du MODEM qui, dans notre département comme nationalement, selon Pascal Perrineau, « loin de troubler le duel gauche/droite, a mécaniquement favorisé la liste arrivée en tête le 9 mars en gelant le rapport de force issu du premier tour ».

Reste le «cas Asnières», atypique, unique, regroupant une coalition hétéroclite qui s’est rassemblée dans un tout sauf Aeschlimann victorieux. Saluons-les pour cette belle œuvre face à un triste personnage politique. Mais désormais, il va leur falloir trouver les moyens de gérer ensemble et de durer.

Statu-quo au département

Malgré de beaux résultats au premier tour comme à Issy-les-Moulineaux avec Kathy Similowski ou à Boulogne avec Pierre Gaborit la victoire n’est pas au rendez-vous au soir du 16 mars. Dans le département, c’est le statu-quo parfait alors que nationalement, nous progressons encore largement dans les départements.

La question des alliances

Dans les Hauts-de-Seine comme dans tout le pays, ce qui aura été au centre de ces élections, c’est la question des alliances, faisant exploser ainsi le dernier pilier encore debout du Mitterrandisme qui avait dès 1970 rompu avec les pratiques d’alliance au centre de la SFIO. En terme d’alliances, c’est désormais le flou et l’opportunisme.

Les candidats du MODEM n’ont pas hésité à «se vendre aux plus offrants» selon leurs propres termes. Ne doutons pas que cette question des alliances va revenir en force dans notre congrès. Dans l’entre-deux tours, Ségolène royal, proposant l’alliance généralisée avec le MODEM et Bertrand Delanoë, marginalisant Marielle de Sarnez à Paris ne s’y sont pas trompés et se sont d’ores et déjà positionnés.

Construire un bloc de convictions

Les scrutins des 9 et 16 mars 2008 ont rétabli la gauche, l’ont renforcé. Auront-ils réussis à la réarmer ? L’histoire montre que cela dépendra de nous et de notre volonté de nous réinventer.

Après les grandes victoires aux régionales et cantonales de 2004, présidentielle en vue, notre congrès s’était terminé dans une synthèse rassemblant tout le monde mais ne satisfaisant personne. Le non choix idéologique en 2005, nous amena à choisir en 2006, non pas celui ou celle qui pourrait «changer la vie» mais celui ou celle qui pourrait simplement gagner. Ce fut la défaite que l’on sait. Elle fut collective, assumons-le.

Si aujourd’hui, nous ne voulons pas reproduire cette séquence et tirer profit des victoires, la question idéologique doit être au centre de la rénovation du parti. D’abord l’idéologie, le projet pour ceux que le terme effraie, ensuite nous devrons examiner la question des alliances et du leader.

Pour Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, « les reconstructeurs doivent construire un bloc de convictions, cette spécificité collective qui évitera, au prochain congrès, le seul choc des ambitions. Il nous faut ensuite une véritable union des gauches et des écologistes autour d'un contrat d'alternative réaliste à la droite. »

Un congrès de clarté pour rénover

De la première réunion du conseil national, mardi 25 mars, ce qui ressortait à l’heure où j’écris c’est la création d'un "conseil des territoires", une sorte de sénat du parti en quelque sorte. Immédiatement, Arnaud Montebourg déclarait douter de son intérêt : "Il faut préserver la souveraineté des adhérents et s'ouvrir sur la société plutôt que de se replier sur ses bastions".

Le nécessaire travail de rénovation que nous devons engager doit nous interroger en effet bien plus loin. Toujours dans la presse, Gérard Collomb déclarait « Je ne participe plus aux réunions du bureau national à cause de l'abîme que je constate entre ce qu'il s'y dit et ce que je vis au quotidien ». Pierre Cohen, maire de Toulouse, « ne se sent plus attiré par les débats de la rue de Solferino » et « il se dit déterminé à peser en faveur du principe de non-cumul des mandats ».

Alors il faut prendre la mesure de tout cela et engager une véritable rénovation en commençant par la manière dont nous allons organiser nos débats, réfléchir aux questions idéologiques et remettre en question nos pratiques.

Les victoires futures, nationales cette fois, doivent se construire dès maintenant. Ce doit être l’enjeu de notre congrès. Il a bel et bien commencé. Il sera un congrès de la clarté ou il sera un congrès escamoté.

mardi 18 mars 2008

Déclaration de François HOLLANDE suite aux élections municipales et cantonales

Les Français, à l’occasion des élections municipales et cantonales, ont exprimé par leur vote une confiance à l’égard de la gauche pour prendre la responsabilité d’une majorité de villes et de départements et une défiance à l’égard de la droite, de l’UMP et du Président de la République par rapport à l’action qui est menée depuis, maintenant, 10 mois.

Les résultats eux-mêmes sont incontestables ; il était d’ailleurs assez risible hier soir d’entendre tel ou tel ténor de la droite dire qu’il n’y avait pas eu de vote sanction, alors même qu’en nombre de villes, en nombre de départements et en nombre de voix, la gauche est majoritaire à la suite du vote des Français.

J’avais moi-même fixé, pour les élections municipales, un objectif de 30 villes. Certains avaient considéré que c’était audacieux, d’autres pensaient que c’était frileux. Je considère que l’objectif est non seulement atteint, mais dépassé. Puisque, par rapport au nombre de villes de + de 20 000 habitants, la gauche gagne 44 villes et, par rapport aux villes de + de 30 000 habitants, la gauche gagne 38 villes. Donc, que l’on raisonne par rapport à 20 000 ou à 30 000 habitants, l’objectif des 30 villes gagnées est plus qu’atteint. Il est bien dépassé.

Ce qui veut dire que sur l’ensemble des villes de France, la gauche –essentiellement sous la direction du Parti socialiste, mais pas exclusivement- est en capacité d’agir dans une large majorité de villes.

Si l’on observe les villes de + de 100 000 habitants –les grandes agglomérations françaises-, le gain est de 9 villes. Il n’y a aucune perte. Ce qui fait qu’à partir d’aujourd’hui, la gauche dirigera 24 des 36 villes de + de 100 000 habitants. Nous avons donc atteint l’objectif pour les élections municipales, quelle que soit la taille des villes, quelle que soit leur localisation. De ce point de vue, le résultat est à la fois local et national car il traduit un mouvement d’ensemble.

En regardant le résultat des élections cantonales, on constate que la gauche est en capacité de gagner 10 conseils généraux –mais nous en connaîtrons exactement le nombre à l’occasion des votes qui interviendront jeudi.

Jamais il n’y a eu en un seul renouvellement une telle poussée. Jamais la gauche n’a été en situation de diriger 60 conseils généraux depuis les lois de décentralisation de 1982. C’est un niveau sans précédent.

Enfin, au-delà des villes, au-delà des départements, si l’on regarde le suffrage lui-même –ce qui en démocratie est le verdict absolu-, la gauche fait dans ces élections municipales et cantonales à peu près 51 % des voix –un peu plus pour les élections cantonales, un petit peu moins pour les élections municipales compte tenu d’ailleurs de la nature des scrutins.

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lundi 21 janvier 2008

DISCOURS DE FRANCOIS HOLLANDE - RASSEMBLEMENT DES SECRETAIRES DE SECTIONS - MUTUALITE – DIMANCHE 20 JANVIER 2008

Chers Amis, Chers Camarades,

Sept semaines avant les élections municipales et cantonales et nous sommes prêts, unis. Ce rassemblement était indispensable. Nous sommes unis parce qu’il y a pour les Français une obligation qui nous est faite d’être au rendez-vous.

Je veux, à ce moment, dire combien le travail de Bruno Le Roux et de la commission électorale, de Daniel Vaillant pour le rassemblement de la gauche a pu porter ses fruits. Nous sommes présents, nous les socialistes, sur des listes que nous conduisons le plus souvent avec des candidats –parfois sortants qui aspirent à renouveler le mandat qu’ils ont reçu du peuple- mais aussi de nouveaux candidats –il y en a beaucoup, avec des candidats plus jeunes –c’est un bon signal que le renouvellement des générations-, avec des candidates plus nombreuses –notamment, dans les villes de + de 20 000 habitants, en tête de liste, avec des candidates et des candidats dits de la diversité qui veulent s’appeler tout simplement « la réalité de ce qu’est notre pays », avec des générations nées ici, qui sont Françaises comme les autres, même s’ils n’ont pas la même couleur de peau. Ils sont dans cette République métissée que nous voulions pour notre pays.

Les socialistes ont voulu donner l’exemple. A-t-il été suivi ? Qu’importe ! La droite a sa propre responsabilité. Elle a même inventé la parité aux élections cantonales : que des hommes en titulaires et que des femmes en suppléantes !

De la même manière que nous avons l’obligation de l’exemple, nous avons l’obligation du rassemblement. Il y en a qui disent « finalement, maintenant à gauche, il n’y a plus que des socialistes. Que sont encore nos partenaires ? Que représentent-ils ? Si nous étions restés dans cet état d’esprit, nous n’aurions rendu service ni à la gauche ni au socialisme, parce que nous avons besoin de toute la gauche à l’occasion des élections municipales et cantonales. Nous n’avons pas vocation à occuper toutes les places. Nous avons l’obligation d’être fédérateurs, au-delà de notre propre famille politique.

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jeudi 10 janvier 2008

Vœux de Francois Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, à la presse, jeudi 10 janvier 2008

2182508939_6b0d61ff4e_mJe veux vous présenter, au nom de l’ensemble du Parti socialiste, nos meilleurs vœux pour l’année 2008.

En ce début d’année 2008, en entendant les uns ou les autres ou, plus exactement, toujours le même, je me disais que ce qui nous menaçait c’était en définitive la confusion des enjeux, le tourbillon des images, la perte de sens des mots qui sont utilisés ou proférés, l’instrumentalisation des peurs et, pour tout dire, la résultante de tout cela qui peut être le fatalisme ou la résignation.

Face à ces menaces, je veux former le souhait qu’en 2008 nous marquions deux volontés : la lucidité et l’engagement. La lucidité est indispensable, elle est au cœur de tout. Elle ne vaut pas simplement pour un parti, pour des hommes et des femmes eux-mêmes engagés. Elle vaut pour une société, elle vaut pour des citoyens.

Lucidité de l’état du monde qui est grave, préoccupant

Les tensions internationales sont encore lourdes. Ce qui se passe en Irak tous les jours, en Afghanistan, ce qui s’est produit au Pakistan avec les conséquences que l’on ne sait pas encore, ce qui est à l’œuvre en Iran, le conflit en Palestine –même s’il nous est dit aujourd’hui par Bush qu’il voudrait un traité de paix d’ici la fin de son mandat (il reste très peu de temps).

Il y a là toutes les causes d’un embrasement toujours possible. Et il n’en reste pas moins, même s’il peut y avoir ici ou là une espérance aujourd’hui peut-être de libération des otages en Colombie et demain le retour d’Ingrid Betancourt, que s’il n’y a pas un travail sur les causes mêmes des phénomènes qui sont là au cœur de toutes ces tensions, il y a toujours la crainte du pire.

Il faut aussi juger l’état du monde à travers les déséquilibres économiques mondiaux considérables : le prix du pétrole qui dépasse 100 dollars le baril, une montée de l’inflation et donc sans doute une remontée des taux d’intérêts, la récession possible aux USA, l’instabilité des monnaies ($ - Euro), et les délocalisations toujours présentes.

Il faut avoir cette lucidité, sinon nous sommes dans la peur ou la béatitude.

Lucidité de l’état de la France

L’état de notre économie est tout à fait inquiétant. Aucune des prévisions associées à la loi de finances qui a été votée à l’automne dernier n’est aujourd’hui réaliste.

La croissance de l’économie française pour 2008 sera sans doute plus proche des 1,5 % que des 2,25 % espérés. Elle sera l’une des plus faibles de la zone euro et est essentiellement due à l’atonie de l’investissement.

L’endettement public dépasse 65 % de la richesse nationale et le déficit de l’ensemble des administrations excédera les fameux critères européens et obligera à un plan de rigueur au lendemain des élections municipales.

Le troisième indicateur, et il est en définitive le plus révélateur de la faiblesse de notre économie depuis maintenant près de 6 ans, est le déficit du commerce extérieur. Nous venons d’apprendre qu’il atteindra sans doute 40 milliards d’euros en 2007. Pour la première fois depuis 1991, le déficit sur un mois de notre balance commerciale sera constaté hors énergie, c’est-à-dire hors du phénomène que nous connaissons aujourd’hui de montée du prix du pétrole. Cela en dit long sur l’ampleur de la dégradation de la compétitivité de l’économie française.

Il nous faut en pointer la responsabilité. Ce n’est pas un phénomène qui vient de l’extérieur. Ce n’est pas le défaut de travail des salariés. C’est l’incapacité qu’ont eue les gouvernants depuis 2002 de soutenir l’investissement privé, de faire un effort pour la Recherche, pour la qualification, pour la formation ; c’est l’absence de toute politique industrielle. Nous en voyons maintenant le prix.

Il faut le dire aux Français : on ne peut pas vivre avec une économie qui importe plus qu’elle n’exporte. Et ce n’est pas un phénomène européen. Au moment où nous allons avoir 40 milliards de déficits de notre commerce extérieur –record historique- l’Allemagne va dégager 200 milliards d’euros d’excédents. Là se trouve l’insuffisance de la croissance. Là se trouvent aussi les problèmes de pouvoir d’achat que rencontrent aujourd’hui nos concitoyens.

Voilà l’état de notre économie. Mais quel est aussi l’état social après 6 ans de droite au pouvoir et 8 mois de présidence Sarkozy ?

Le pouvoir d’achat et il faut que nous en parlions puisque d’autres ont omis de le faire dans une conférence de presse. Le pouvoir d’achat qui avait été le thème majeur de l’élection présidentielle est annoncé par les statistiques officielles comme devant être inférieur pour 2008 à ce qu’il a été –faible au demeurant- en 2007. Les Français n’ont rien à attendre des dispositions qui viennent d’être votées puisque, de l’aveu même de ceux qui les ont présentées, il n’y aura pas d’impact sur le pouvoir d’achat quand, dans le même temps, se creusent les inégalités entre les revenus du travail et les revenus du capital.

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lundi 17 décembre 2007

DISCOURS DE FRANCOIS HOLLANDE AU FORUM DE LA RENOVATION « LES SOCIALISTES ET LE MARCHE »

Chers Amis, Chers Camarades,

Tout le charme du Parti socialiste est d’applaudir, dans le même moment, celui qui nous dit qu’il faut reconnaître une bonne fois pour toute l’économie de marché et ne plus y revenir dans notre congrès et celui qui nous dit que nous devons éviter le retour vers l’homme de Cro-Magnon en luttant contre le capitalisme tel qu’il est.

La rénovation a été regardée de manière narquoise –il est vrai que nous en parlons depuis tant d’années, depuis sans doute la création du Parti socialiste. Elle a été regardée de manière sceptique : qu’allait-il en sortir ? Quelle serait la forme des débats ? Quelles seraient les conclusions ? Toujours cette tentation, pour les socialistes, à douter d’eux-mêmes ! Nous avons commencé ce processus qui permettra de préparer notre congrès qui viendra après les élections municipales et cantonales. Ce processus se poursuivra bien au-delà du congrès, car nous n’en avons pas fini si nous voulons régler les grandes questions qui nous sont adressées.

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samedi 15 décembre 2007

POUR UN CONTRAT DE RENOVATION

Thierry Mandon, Catherine Lemorton, Laurent Baumel et Sandrine Mazetier ont présenté le résultat d'un groupe de travail entre « Rénover maintenant » et « Socialisme et Démocratie » proposant un « contrat de rénovation » :

« Nous voulons nous attaquer à la sinistrose ambiante du PS. Nous voulons démontrer qu'il existe une voie pour une reconstruction. Le PS est à un tournant. Soit il reste dans sa culture des années 70 matinée de la présidentialité de ses responsables, et lentement, inexorablement, il va s'abîmer. Soit il dépasse les écuries présidentielles, il se réforme en profondeur et il sera l'acteur principal de l'alternative à Nicolas Sarkozy.

Par ce texte, nous voulons dire « adieu » aux années 70. Notre document est un point de départ, pas un point d'arrivée, c'est un premier pas qui en appelle d'autres pour rénover, voire remembrer la vie politique du PS.

Nous voulons un débat de reconstruction, pas de désignation. Les figures imposées par les médias, un affrontement entre deux personnalités, ne nous disent rien qui vaille. Nous ne voulons pas d'un congrès de Rennes bis. D'autant que le PS est devant un enjeu historique pour la 1ère fois depuis 1920. Il peut ne plus être le parti de la gauche non communiste mais tout simplement le parti de la gauche. Nous ne voulons pas gâcher cette chance historique.

Il faut donc une nouvelle dynamique pour un congrès de travail, c'est la raison pour laquelle notre texte est articulé autour de sept questions de fond :
1/ un rapport critique et résolument réformiste au capitalisme et à la mondialisation,
2/ une vision totalement renouvelée du progrès,
3/ une volonté de rétablir la légitimité et l'efficacité de l'Etat social et du modèle républicain,
4/ un combat pour l'émancipation, contre l'individualisme destructeur,
5/ un plaidoyer pour un nouvel âge de la République,
6/ un projet de transformation radicale de notre société autour de l'égalité,
7/ enfin, la stratégie du Parti de toute la gauche et les primaires pour désigner notre candidat à la présidentielle.

Notre objectif est de militer au travers de ce texte pour un rassemblement qui induise une mutation du Parti socialiste ».

Lire la suite "POUR UN CONTRAT DE RENOVATION" »

lundi 12 novembre 2007

«Il faut un comité de salut public pour redresser le PS»

Interview de Jean-Christophe Cambadélis au Figaro

«La crise de leadership ne sera pas réglée par la désignation d’un leader mais par l’élaboration collective d’un renouveau», souligne Jean-Christophe Cambadélis.

Pour le député de Paris, proche de Strauss-Kahn, le Ps doit travailler à sa rénovation sans céder à la «frénésie des chefs».

LE FIGARO. – Les mouvements de contestation sociale se multiplient. Le PS doit-il accompagner toutes ces revendications indistinctement ?
Jean-Christophe CAMBADÉLIS. – Le pays a pris au mot le mensonge du pouvoir. La France veut gagner plus. Et comme, paraît-il, on ne prépare pas la rigueur, il n’y a pas de raison de se gêner. Mais il n’y a pas de choc de confiance. Alors c’est l’effet portillon : toutes les catégories se ruent avant l’austérité. Le duo Sarkozy-Fillon a le dos au mur. Sans grain à moudre pour doper le pouvoir d’achat, il oscille entre brutalité et hostilité. Mais en l’absence d’alternative à gauche, ce n’est pas le tous ensemble mais le côte-à-côte qui prédomine. Orphelin, le mouvement ne compte que sur ses propres forces. Où sont les mots d’ordre du PS ? Il serait politiquement peu responsable de laisser le mouvement social et Sarkozy en tête-à-tête. Le PS doit offrir un débouché politique en proposant une conférence salariale et exiger une conférence nationale sur les retraites.

Ces mouvements sociaux peuvent-ils permettre au PS de sortir de l’ornière ?
Je ne le pense pas. Le PS peine à être audible et à donner une image d’union, de renouveau et de propositions. L’épisode sur le traité de Lisbonne en est la démonstration. Je me suis associé à un appel de parlementaires pour que cesse la division sur l’Europe. Michel Destot, Pierre Moscovici, Bernard Poignant puis Bertrand Delanoë et Vincent Peillon ont obtenu le vote oui au bureau national. Très bien ! Que des responsables aient voté non, ce n’était pas inattendu. C’était même l’espoir du pouvoir. Cette affaire doit être une queue de comète, pas un remake.

Vous avez rencontré des proches de Fabius et d’Emmanuelli récemment pour évoquer le prochain congrès. Quel est le sens de ce rapprochement ?
Je souhaite que Bertrand Delanoë gagne Paris, François Hollande réussisse sa sortie, Ségolène Royal son retour et Laurent Fabius retrouve sa place. Sans oublier la réussite de DSK au FMI. Mais, de grâce, ne transformons pas notre prochain congrès en congrès de désignation. La crise de leadership ne sera pas réglée par la désignation aux points d’un leader mais par l’élaboration collective d’un renouveau. Je travaille donc avec d’autres à la construction de cet axe.

Mais il faudra bien désigner un nouveau premier secrétaire…
Cette frénésie de chef, cette recherche hystérique du totem est pour moi une défaite de l’esprit. C’est la demande névrotique de pipolisation inhérente à la Ve République. À peine élu, le pseudo-chef sera contesté et médiatiquement battu par ceux qui demandent en rond un champion. Il faut plutôt une équipe, je dirais même un comité de salut public mandaté pour redresser le PS dans les deux ans à venir.

Pierre Moscovici, qui fait partie avec vous des amis de Dominique Strauss-Kahn, s’est déclaré prêt à succéder à François Hollande. Qu’en pensez-vous ?
Notre collectif Socialisme et démocratie est partout à l’initiative et mon ami Pierre Moscovici aussi ! Personne ne doit s’en plaindre. Quant à moi, vous ne me verrez ni faire le tour des médias en disant «le premier secrétaire c’est moi parce que je le vaux bien», ni marquer à la culotte un autre parce qu’il peut faire le job. Nous devons nous attacher à construire l’axe du renouveau. Le reste n’est pas encore d’actualité.

Demain, les partis de l’ex-gauche plurielle se réunissentdans un comité de liaison. Quel est l’avenir des petites formations de gauche face à un PS dominant ?
Depuis longtemps, je pense que ce qui a divisé la gauche n’a plus de sens. Comme au début du siècle, il faut regrouper toutes les gauches dans une formation moderne, une confédération puis un parti de toute la gauche, qui affronte le double défi actuel de la mondialisation et de l’écologie.