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mercredi 07 novembre 2007

Rassemblement devant le Sénat le 12 novembre 2007 contre les franchises médicales

La mobilisation contre les franchises continue.

Le collectif national contre les franchises et pour l’accès aux soins pour tous appelle à un rassemblement, lundi 12 novembre, à l’occasion du début de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale par les sénateurs et sénatrices. C’est l’article 35 de ce projet de loi qui entend créer les nouvelles franchises médicales.

Le rassemblement aura lieu dès 18 heures, devant le Sénat, 15 avenue de Vaugirard (M° Saint Sulpice ou RER B Luxembourg).

Venz nombreux nombreux et diffusez par tous moyens le tract suivant :
Téléchargement tract_manif_12_nov.pdf

lundi 24 septembre 2007

Pour l’accès aux soins pour tous, contre les franchises médicales

Collectif 92 de défense de la Sécurité sociale et de ses centres Soutenu par : CGT CPAM 92, FSU 92, Solidaires 92, SUD PTT 92, Syndicat de la Médecine Générale, Mutuelles de France 92, ATTAC 92, PS 92, PC 92, LCR 92.

L’instauration de trois nouvelles franchises sera présentée au vote du Parlement fin octobre : il faudrait payer 50 centimes à l’achat de chaque boîte de médicaments, 50 centimes chaque fois que l’on aura affaire à son kiné, son infi rmier, 2 euros à chaque transport en ambulance.

Pour se soigner, il faut payer toujours plus !

Ces franchises s’ajoutent au forfait à chaque consultation et acte médical, au forfait hospitalier, au forfait
sur les actes lourds, aux dépassements d’honoraires (de plus en plus importants), aux déremboursements
des médicaments, au ticket modérateur (part non remboursable par la Sécu),...

Plus ça va, plus on fait payer les malades ! Le forfait hospitalier a plus que quintuplé, il est passé de 20 francs (3€) à sa création en 1992, à 16 € aujourd’hui ! Le forfait par consultation ne devait pas augmenter.
À sa création en 2005, le forfait de 1 € par consultation était plafonné à 1 € par jour quel que soit le
nombre d’actes. Par décret depuis le 1er août 2007, il peut aller jusqu à 4 € par jour. Et demain ?

En plus de payer la Sécu et la complémentaire, il faut payer de sa poche en moyenne 240 € par an.
Pour 900 000 malades, cette somme atteint 1000 €. Une personne sur cinq est déjà contrainte à renoncer
à certains soins optiques ou dentaires.

Les mauvais prétextes se succèdent d’une année à l’autre : « maîtrise des dépenses de santé », « plan cancer » puis « plan Alzheimer » sont évoqués sans vergogne. Les communicants de l’Elysée ne savent plus
quoi inventer !

CONTRE LES FRANCHISES MEDICALES
POUR L’ACCES AUX SOINS POUR TOUS

Samedi 29 septembre, 14 heures
Gymnase Japy (2, rue Japy)
75011 Paris
(Métro Voltaire)

Télécharger le tract : Téléchargement tract_dappel_au_29_septembre_japy.pdf

lundi 02 avril 2007

Message de RESF

Une audience a été fixée avec M. Labbé, sous-préfet d'Antony, au cours de laquelle le Réseau Education Sans Frontières interviendra sur la situation des familles du 92 sud en attente de régularisation, en particulier la famille de Andy pour laquelle nous comptons actuellement près de 900 signatures de soutien, dont plus d'une centaine d'enseignants.

Cette audience est fixée au vendredi 6 avril à 15 h à la sous-préfecture.

mercredi 21 mars 2007

Laissez-les grandir ici


Laissez-les grandir ici
Vidéo envoyée par laissezlesgrandirici
Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org

Dans les écoles, les collèges et les lycées, un grand mouvement de solidarité entoure les enfants d’hommes et de femmes sans-papiers menacés d’expulsion.

Ce mouvement est essentiel à la société française : les enfants des écoles, ce sont les enfants de ce pays, ce sont les enfants de la République.

A titre individuel ou au sein d’associations, des cinéastes se sont engagés en parrainant et en protégeant ces familles en difficulté et en danger.

La décision de faire un film collectif s’est vite imposée à nous.

Pour réaliser ce film, nous nous sommes adressés au Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) et à des enseignants, qui nous ont présenté certains de leurs élèves, des enfants de ceux qu’on appelle « sans-papiers ».

Avec l’accord de leurs parents, nous avons travaillé avec eux en ateliers d’écriture. Les enfants ont raconté leurs situations, confronté leurs expériences. De ces échanges est né un texte (voir pétition à signer), de ce texte est né un film. Leur film. Une forme simple qui porte leur parole et leur histoire. Une histoire de peur et de souffrance.

Les enfants ont participé à ce travail avec leur passion et leurs espoirs. Espoir de voir cesser l’arbitraire, qui fait toujours d’eux des enfants de « sans-papiers », des enfants de déboutés. Espoir de vivre sans la peur quotidienne d’être expulsés. Passion d’apprendre et de grandir dans un pays qui est le leur comme il est le nôtre.
Ces enfants doivent vivre parmi nous.
Il est aujourd’hui urgent d’affirmer :

"Laissez les grandir ici !"

signez la pétition ici :

http://www.educationsansfrontieres.org

vendredi 16 mars 2007

Une expulsion de trop : la mobilisation continue !

Appel de RESF, FCPE, LDH, SNES-FSU, SNUipp-FSU, CFDT et personnalités politiques locales...

Rassemblement, signature de pétitions et Prises de parole :
DIMANCHE 18 MARS à partir de 10h30, Marché du Plessis-Robinson (côté grande avenue).

Dimanche 18, cela aurait été l'anniversaire d'Andy, le petit garçon scolarisé au Plessis-Robinson. Mais pour lui, pas de fête, car son père a été expulsé par le préfet des Hauts de Seine et sa mère est à son tour menacée.

Depuis la police municipale s'incruste sur le chemin de l'école.

Nous ne pouvons laisser faire.

Pour dire NON à l'acharnement du préfet contre la famille d'Andy,

Pour le retour du papa et la régularisation de la maman,

Pour qu'Andy puisse grandir ici,

Venez nombreux dimanche 18 au Plessis-Robinson.

lundi 12 mars 2007

NON à l'expulsion d'un petit écolier Robinsonnais et de sa maman !

Dscn3683Communiqué de presse :
Le groupe « Le Plessis Robinson Pour Tous »

Dimanche 11 mars, un rassemblement initié par RESF a eu lieu au marché pour éviter l'expulsion d'un petit élève Robinsonnais et de sa maman qui est une “sans papier”. Le préfet refuse toujours sa régularisation administrative malgré leurs preuves d'intégration, leur travail, leur vie autour de membres de la famille vivant en France, d'amis, de voisins, la vie de couple construite ici depuis 7 ans, la fréquentation scolaire régulière de Andy…

De nombreuses associations, leurs militants et sympathisants ( comité de soutien à Andy, la FCPE, la LDH,), des syndicats d'enseignants (FSU, CFDT) et des personnalités locales ( les élus socialistes et communistes du Plessis, les maires de Clamart et Fontenay ) ont participé à ce rendez -vous d'information ( distribution de tracs, prises de paroles) et plusieurs centaines de personnes conquises à cette juste cause ont signé la pétition proposée à l'intention du préfet des Hauts de Seine.

Nous refusons la criminalisation de l'immigration et nous ne cesserons jamais de combattre l'ignominie des lois de M° SARKOZY dont notre maire P. Pemezec est un ami et fervent admirateur.

ICI & MAINTENANT, nous voulons que Andy et sa famille vivent heureux et en paix parmi nous.

Les élus :
Christophe Leroy Anne-Marie Brière Béatrice Maubras Michel Hurpeau Benoît Marquaille

Télécharger la pétition :
Téléchargement ATT00036.pdf

Télécharger le tract de RESF :
Téléchargement Andy-Pasennotrenom.pdf

mercredi 28 février 2007

Tribune de février et mars des élus de l'opposition

En décembre, alors que nous avions rendu notre tribune depuis plus de quinze jours pour le journal du mois de janvier, la municipalité a décidé de la suspendre pour cause de campagne électorale, en violation de la loi. Nous avons entamé une procédure contre cette décision (voir article RÉFÉRÉ) et avons décidé de publier (et distribuer par nos propres moyens) pour tous les habitants la tribune qui aurait du paraître en janvier. Nous profitons de l’occasion pour vous informer des actualités les plus importantes abordées lors du dernier conseil municipal.

Au sommaire :

REFERE DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF
RÉVISION DU PLU : UNE CARICATURE DE CONCERTATION
TRAMWAY : SUITE ET FIN ?
NON A LA CHASSE A L’ENFANT, AUX PARENTS, A L’ETUDIANT !
AUGUSTO PINOCHET EST MORT !
DROIT DE REPONSE NON PUBLIE DANS « LE PETIT ROBINSON »

Et un article extrêmement important pour l'avenir de notre ville :

LE PLESSIS ROBINSON MENACÉ D’ASPHYXIE
Lors de la séance du Conseil Municipal du 8 février dernier, nous examinions plusieurs délibérations concernant l’avenir du Parc d’activités Plessis Clamart (PAPC) pour lequel la majorité municipale « prévoit une tertiarisation progressive et maîtrisée ».

P_ligne_ht_3En fait de progression et de maîtrise, c’est un projet insensé de construction de 200 000 m² de bureaux qui nous a été présenté par la majorité. Un échangeur sur l’A86, l’enfouissement de la ligne à Très Haute Tension, la réalisation d’un parking de 1 000 places et d’un « cœur de parc » sont également au programme pour, au total, la coquette somme de 62 millions d’euros.

Nous sommes favorables à la tertiarisation du parc d’activités. Mais la démesure du projet est une menace pour le bien-être et la santé des habitants.

200 000 mètres carrés de bureaux, selon les règles d’urbanisme du PLU que nous venons de voter, ce sont 5 600 parkings qui s’ajoutent aux 1 000 places du parking du parc et aux 2 200 places de MDBA. Près de 9 000 voitures supplémentaires chaque matin et chaque soir à l’entrée et à la sortie des bureaux, qui viendront inonder l’A 86, Le Petit Clamart mais aussi Fontenay-aux-Roses et Le Plessis Robinson.

A ce rythme, ces villes comme la nôtre, seront rapidement asphyxiées par la circulation automobile. Et encore, il a fallu que les services de l’Etat interviennent pour obliger la municipalité à diminuer le nombre de places parkings prévus. De l’ensemble des éléments développés dans le nouveau PLU, c’est celui là qui suscite le plus d’inquiétudes, comme l’atteste les nombreuses remarques des divers organismes et collectivités consultés.

L’inquiétude est d’autant plus grande qu’aujourd’hui aucune étude d’impact n’a été réalisée sur la circulation, l’environnement… Mais, nous comprenons maintenant pourquoi, à l’encontre de tous les élus concernés et des habitants, le Maire du Plessis Robinson a défendu jusqu’au bout le projet de 2X2 voies le long du futur tramway Chatillon - Velizy.

Financièrement, les questions sont légion. La ville de Clamart semblerait devoir participer à l’opération pour peut-être plus de dix millions d’euros. Une somme ! Mais la ville de Clamart n’a jamais été consultée sur ce dossier et aucune demande de participation ne lui a été adressée. Le parking et le cœur de parc devraient être réalisés par des « partenariats public /privé », mais pas un mot de ces partenaires qui restent totalement virtuels. Et nous devrions toucher 14 millions de subventions pour l’enfouissement de la ligne haute tension, mais nous ne savons pas de qui !

En réalité, ce nouveau programme insensé vise à faire rentrer l’argent dont la mairie a besoin pour financer les équipements publics nécessaires pour accompagner le mieux possible l’arrivée massive des nouveaux habitants, mais qui manquent cruellement aujourd’hui.

Tous nos terrains ont été vendus. Ils ont rapporté plusieurs millions d’euros chaque année à la ville depuis quinze ans. Mais la ressource est épuisée et la ville ne sait plus comment elle va financer ses projets. Alors pour se sortir de l’étau, la majorité préfère asphyxier notre ville et nos voisines, plutôt que d’imaginer un véritable projet de développement durable et de vie pour l’ensemble de nos concitoyens.

Nous combattrons donc contre ce projet qui fleure bon l’amateurisme et la démesure à la fois, une spécialité de la majorité municipale depuis quelques années (parking du centre-ville, du marché...).

Et évidemment nous ne manquerons pas de vous informer des suites de ce dossier et de notre action.

lundi 19 février 2007

Sauver Le Darfour - MEETING LE 1ER MARS 2007 a 20h00 à BOULOGNE BILLANCOURT

DarfourboulogneBientôt 4 ans de guerre et déjà plus de 300 000 morts, trois millions de déplacés et les ONG menacées sont contraintes au départ. Ban Ki Moon a succédé à Kofi Annan à la tête de l’ONU mais la paralysie onusienne et les négociations stériles avec Khartoum sont toujours préférées à l’action.

Le 24ème sommet France Afrique à Cannes aurait pu servir de lieu de mobilisation, de négociation, pour le Darfour, il s’est finalement achevé sans solution pour le Darfour (cf article ci-dessous).

Le mini sommet organisé (en parallèle) par la France sur le Darfour a accouché quant à lui d’un énième vœu pieu : selon lequel que le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine s’engagent à respecter les souverainetés et à ne pas soutenir les mouvements armés.

Le conseiller du président soudanais, Ghazi Salaheddine, ne s’y est pas trompé : selon lui « Il ne s'agit pas d'un nouvel accord qui comporte de nouvelles obligations, étant donné qu'il reprend ce qui a déjà été convenu entre les trois pays ».

La diplomatie s’active pour protéger la souveraineté de ces Etats, l’armée française est capable d’intervenir pour protéger ses alliés et intérêts de la France, mais les populations civiles du Darfour massacrées ne méritent même pas une conférence internationale !

Logique : la priorité des diplomates est d’éviter la déstabilisation régionale, celle des peuples est l’arrêt du génocide et la solidarité avec les populations civiles.

C’est pourquoi Sauver Le Darfour a appelé la France à prendre l’initiative d’organiser une Conférence internationale sur le Darfour pour résoudre la crise. Cette conférence viserait à organiser un front uni de la communauté internationale au Soudan, à convaincre la Chine de cesser d’empêcher des sanctions vis-à-vis du régime de Khartoum et à exiger le retour à la Démocratie.

Les récentes déclarations du Président de la République, et des candidats Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy montrent que le Darfour devient un élément du débat public. Si la compassion et la condamnation des atrocités est unanime, les solutions proposées demeurent inopérantes.

Il est donc essentiel de poursuivre la mobilisation citoyenne en faveur du Darfour, de faire œuvre de pédagogie, d’interpeller l’ensemble des candidats à la présidentielle et les pouvoirs publics sur l’importance de cette crise et le rôle déterminant que la France pourrait jouer dans son règlement.
La pression diplomatique sur Khartoum doit contraindre le Soudan a accepté le déploiement d’une force internationale.

La rédaction d’articles, la parution d’affiches, la vente de bracelets et de badges en faveur du Darfour, l’organisation de conférences, de meetings et de manifestations demeurent essentielles pour convaincre nos décideurs d’agir !

Sauver Le Darfour vous invite à multiplier les initiatives dans vos localités et pour ceux qui le peuvent à vous rendre au :

MEETING DU 1ER MARS 2007 a 20h00 à BOULOGNE BILLANCOURT - Espace LANDOWSKI , 28 avenue Andre Morizet, Métro Marcel Sembat.

DE NOMBREUSES PERSONNALITES PROPOSERONT LEURS SOLUTIONS POUR LE DARFOUR !

Merci de diffuser l’invitation au meeting :
Téléchargement darfourboulogne.JPG

Amicalement,

Mahor Chiche,
Président de Sauver Le Darfour SLD
06 16 01 73 40
contact@sauverledarfour.org

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"Les précédents accords sont restés lettre morte", Mahor Chiche, Président de Sauver Le Darfour
NOUVELOBS.COM | 16.02.2007 | 18:15

Que se passe-t-il exactement au Darfour ?

- L’Ouest du Soudan, le Darfour, s’est senti lésé par l’accord de paix qui a mis fin à la guerre entre le Nord et le Sud du pays, qui a duré 20 ans et fait 2 millions de morts. Persuadés que seules les armes permettent une répartition équitable des richesses du Soudan, une rébellion a éclaté en février 2006, qui a déclenché le véritable génocide se déroulant aujourd’hui. 300.000 personnes y ont trouvé la mort, et il y a trois millions de déplacés, soit la moitié de la population de la région. 500.000 personnes dépendent de l’aide humanitaire internationale.
Ce sont les janjawids, miliciens islamistes à cheval armés de Kalachnikovs, soutenues par les bombardements aériens de l’armée soudanaise, qui mènent des raids sur les populations agricoles noires, recourant notamment au viol systématique. Les conditions de vie sont inhumaines. Plusieurs résolutions ont été votées à l’ONU, le Soudan a signé plusieurs accords, mais aucun n’a jamais été respecté. Il devrait y avoir 17.000 casques bleus et 3.000 policiers au Darfour, mais le Soudan invoque la souveraineté nationale pour refuser leur intervention. Il y a certes 7.000 soldats de l’Union Africaine, mais l’ONU devait envoyer des experts militaires, seuls 30 sont sur place, ainsi qu’une mission du conseil des droits de l’Homme, dont les membres attendent toujours leurs visas.

Quels sont les enjeux de cette conférence en marge du sommet France-Afrique? Quelle peut être la portée de l'accord qui y a été signé ?

- L’Afrique, au moment de la décolonisation, a été découpée arbitrairement sans tenir compte de la répartition des peuples. De ce fait, les différentes ethnies de cette région sont à cheval sur le Tchad, la République centrafricaine et le Soudan, et chacun de ces pays soutient des milices rebelles chez les autres. L’enjeu de cette conférence n’était aucunement de régler la question du Darfour, mais simplement d’éviter la "contagion" aux pays voisins. Les régimes en place au Tchad ou en République centrafricaine ne doivent leur maintien qu’à l’intervention de l’armée française, lorsque les milices soutenues par le Soudan ont pénétré très loin dans leurs territoires. De plus, les centaines de milliers de déplacés se sont réfugiés dans ces pays frontaliers, poursuivis par les milices janjawids.
En d’autres termes, cette conférence n’avait pour but que de maintenir la stabilité dans la région, sans traiter le drame du Darfour en soi. L’accord qui a été signé n’aura pas plus de portée que les précédents, qui sont restés lettre morte. Les dirigeants des pays présents n’ont aucune confiance entre eux. Chaque régime va continuer à soutenir ses tribus localisées dans les pays voisins. Par exemple, le président du Tchad est Zaghawa, soit le même peuple qui se fait massacrer au Darfour. Comment penser qu’il va cesser de les soutenir?

On parle beaucoup de l'Irak, du Proche-Orient, mais très peu du Darfour. Pourquoi ?

- Jusqu’en 2005, c’était le silence total dans tous les médias. Depuis, la presse écrite semble un peu plus s’intéresser au Darfour, bien que les articles à ce sujet donnent plus dans le compassionnel que dans l’analyse, et on parle toujours trois fois plus du Liban ou du conflit israélo-palestinien. En ce qui concerne la télévision, c’est bien simple : depuis septembre 2006, France 2 a diffusé deux sujets reprenant les mêmes images datant de 2004, et pour TF1, Canal + et M6, c’est zéro. Pas une seule seconde.
A la décharge des journalistes, ce n’est pas un conflit facile à traiter : même les humanitaires, comme Médecins du Monde, sont contraints de quitter la région.
Ceci dit, en Irak, ils y arrivent.
Le problème, c’est que le Darfour n’est pas considéré comme vendeur (même si aux Etats-Unis, les audiences augmentent lorsqu’on en parle). Même la mobilisation en France sur la question du Darfour n’est pas traitée par les médias. Personne ne parle des meetings que nous organisons. Nous avons lancé une campagne d’affiches interpellant Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, mais aucun journaliste ne leur a posé de question à ce sujet. Lorsque le chef des rebelles au Darfour a lancé à Paris un vibrant appel à la communauté internationale, seule une trentaine de journalistes se trouvait à la conférence de presse.

Propos recueillis par Paul-Aimé Drouhin
(le vendredi 16 février 2007)

mercredi 14 février 2007

Expulsion du papa d'Andy - Article du Parisien du 13 février

Dans son édition du 13 février Le Parisien Hauts-de-Seine publie un article sur la mobilisation contre l'expulsion de deux malgaches attachés à notre ville :

" Une pétition contre l'expulsion du papa d'Andy MEMBRES du Réseau éducation sans frontières 92 sud, parents d'élèves et élus socialistes se mobilisent contre l'expulsion de deux sans-papiers de nationalité malgache, interpellés dimanche dernier, à Montrouge, lors d'un contrôle routier, puis placés en rétention à Nanterre. L'un est père d'un enfant de 2 ans, domicilié à Montrouge. Le second est père d'un petit garçon de 3 ans, Andy, scolarisé à l'école maternelle Louis-Pergaud au Plessis-Robinson.
Une pétition demandant « l'arrêt immédiat de la procédure d'expulsion du papa d'Andy » a été lancée par RESF et les parents FCPE de l'école. Pétition qui précise : « La famille d'Andy réside depuis six ans en France et dans le quartier depuis 2002. Depuis deux ans, son papa et sa maman ont engagé des procédures pour l'obtention de leur régularisation sur le territoire, dont ils attendent encore la réponse. » Benoît Marquaille, conseiller municipal d'opposition PS du Plessis, soutient cette démarche. « Andy a besoin de la présence de son papa et doit pouvoir poursuivre sa scolarité en France, puisqu'il est né ici », indique-t-il dans une lettre envoyée hier au préfet des Hauts-de-Seine, pour demander « un geste d'indulgence ». "

lundi 12 février 2007

Mobilisation contre l'expulsion de M. RAKOTONIRINA et de M. RABARISON

Face à l'expulsion incessante de deux pères de familles dont les enfants sont scolarisés au Plessis Robinson, la résistance s'organise. J'ai écrit aujourd'hui à M. le Préfet des Hauts-de-Seine pour réclamer son indulgence et alerté Pascal Buchet, Premier Secrétaire fedéral du PS 92 et Robert Badinter Sénateur des Hauts-de-Seine.

Mobilisez-vous, relayez l'appel et signez la pétition du comité de soutien (en téléchargement à la fin cette note).

Merci d'avance.

Texte du mail à M. le Préfet :

Monsieur le Préfet,

Dimanche 11 février, deux pères malgaches ont été mis en garde à vue au commissariat de Montrouge puis placés en rétention à Nanterre.

Nous avons été informés dans la matinée de l'interpellation de Hajananahari RAKOTONIRINA père d'un enfant de 2 ans (inscrit à l'école pour la rentrée 2007) domicilié à Montrouge et de Antrimalal RABARISON, père d'Andy, un enfant de 3 ans scolarisé à l'école maternelle Louis Pergaud au Plessis Robinson. Tous deux étaient à bord d'une voiture muni d'une plaque d'immatriculation avec un défaut (partiellement tachée de boue !). C’est suite à ce contrôle qu’ils ont été interpellés.

ANDY a besoin de la présence de son papa et doit pouvoir poursuivre sa scolarité en France, puisqu’il est né ici. C’est pourquoi je veux, par la présente, relayer l’appel du comité de soutien à ces familles auprès de vous et vous demander un geste d’indulgence en arrêtant immédiatement la procédure d’expulsion.

Que l’on sépare deux enfants de 2 et 3 ans de leurs pères, que l’on sépare des familles qui peuvent par ailleurs subvenir à leur besoin me laisserait un profond sentiment d’inhumanité et d’injustice. Je suis attaché à l’histoire de notre pays, notre tradition d’accueil et nos valeurs universelles. Elles vont à l’encontre de cette décision.

C’est pourquoi, je vous demande de revenir dessus. Je suis certain que vous y serez sensible.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Préfet, l’expression de ma haute considération.

Benoît Marquaille
Conseiller municipal du Plessis Robinson
Premier secrétaire fédéral adjoint du PS 92

Copie à :
M. Pascal Buchet
Maire de Fontenay-aux-Roses
Premier secrétaire fédéral du PS 92
M. Robert Badinter
Sénateur des Hauts-de-Seine
Ancien Garde des Sceaux
M. Philippe Chaix
Secrétaire général de la Préfecture

Télécharger la pétition :
Téléchargement andy_petition1.doc