Ma Photo

Liste de diffusion

Blog powered by TypePad

mardi 15 avril 2008

Le service public est notre richesse, Mobilisons-nous !

150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c’est mieux mettre en oeuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l’exercice effectif des droits.

L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en oeuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.

Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’État (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.

Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »
Nous ne l’acceptons pas !

Aux côtés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :

Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société. Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents. Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public. Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.

Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice.
Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’État et des collectivités locales et la place des agents publics. Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.

Signez et faites signer l'appel

lundi 03 mars 2008

Elections municipales : ouvrir les yeux sur la réalité de notre ville et anticiper l'avenir

L'association PLESSIS (indépendante des partis) qui oeuvre pour la préservation de notre environnement et pour le développement durable vient d'ouvrir un site très intéressant sur l'architecture, l'urbanisme et le développement de notre ville. Les diapositives qui y sont présentées sont très enrichissantes. Je vous recommande donc la visite de robinsonvert.net

J'ai moi-même écrit aux nouveaux arrivants dans la ville récemment pour leur souhaiter la bienvenue dans la grande famille des citoyens Robinsonnais et les alerter sur un certain nombre de ces sujets que je partage avec cette association.

Notre cité est en mutation. Elle compte désormais presque 30 000 habitants (+30% en vingt ans), mais rien n’a été fait pour les accueillir dans de bonnes conditions, faute d’anticipation de la majorité sortante. Les problèmes de circulation et de stationnement sont criants, les équipements manquent et les services publics ne suivent pas.

Nos écoles, pourtant réaménagées, débordent déjà dans le cœur de ville. L’école Anatole France reconstruite sur la moitié de sa surface initiale accueille pourtant deux fois plus d’enfants. Le bureau de poste qui devait s’implanter sur le Plateau, grâce au combat que nous avons mené, n’y est toujours pas.

Je sais par ailleurs que nombre de nouveaux arrivants sont confrontés aux retards de livraison, aux malfaçons, infiltrations… La municipalité doit aider ceux qui ont souvent tout investi dans un bien qu’ils voient déjà se déprécier.

Appart_degagement01J’ai déjà alerté sur un cas similaire rue d’Aulnay (voir l'article "Accession à la propriété au Plessis Robinson : quand le rêve devient cauchemar"), sans que la municipalité ne réagisse et fasse pression sur les promoteurs pour livrer des appartements de qualité. Elu maire, je le ferai.

Il faut réussir le changement, en finir avec l’improvisation pour que chacun trouve sa place et les moyens de grandir et s’épanouir dans notre ville. C’est cela, imaginer une ville durable pour demain.

Loin de ces préoccupations, la majorité veut investir 62 millions d’euros pour réaliser 200 000m² de bureaux dans la Zone Industrielle, apportant 9 000 voitures supplémentaires chaque jour dans nos rues à l’ouverture et à la sortie des bureaux (soit l’équivalent d’une file ininterrompue de 20 kilomètres).

Plutôt que ce projet démentiel et dangereux pour notre cadre de vie, privilégions l’emploi et le développement maîtrisé, les transports et les équipements publics. Nous avons besoin de crèches, d’écoles, de lieux de culture, de loisirs. C’est là que cet argent est utile. C’est le projet que je porte.

J’aurai souhaité pouvoir en parler de vive voix aux nouveaux arrivants lors de leur cérémonie d’accueil. Mais, avec les autres conseillers de gauche, bien qu’élus au suffrage universel par les Robinsonnais, nous n’y sommes jamais invités, comme à aucune autre manifestation municipale.

Vous l’avez compris, derrière les apparences, les pratiques de la majorité sont bien peu démocratiques. Cela aussi, il est temps de le changer.

Démocratie, modernité, solidarité, écoute et respect doivent revenir au cœur de l’action municipale, pour servir au mieux nos concitoyens. C’est ce que je vous propose.

lundi 11 février 2008

Tribune de février des élus de l'opposition - Vente du patrimoine locatif social

Pour la troisième fois au moins, le conseil municipal du 11 février 2008 devait délibérer pour organiser le bradage d’une partie du patrimoine locatif social de la Ville via la SEMPRO..

Le Conseil Social de l’Union Sociale de l’Habitat a présenté son rapport au dernier congrès à Lyon en septembre 2007. Cet organisme consultatif a, entre autres, pour mission d’étudier un certain nombre de phénomènes sociaux, administratifs, techniques ou financiers concernant le logement social. Il pose en qualité d’expert des recommandations sur les politiques publiques dans ce domaine. Sa composition (31 membres) issue de plusieurs collèges (élus, organismes socio professionnels, associations d’habitants, syndicats….) lui confère une autorité et une indépendance morale indispensable s’agissant des sujets qu’il aborde.

A Lyon donc, dans la première recommandation « le financement et la production du logement doivent être une priorité nationale » il indique que :

« La vente HLM ne peut se substituer à un système d’accession sociale à la propriété sociale dont la nécessité est évidente. La vente ne peut être une braderie du patrimoine locatif social. C’est une diminution de l’offre de logements locatifs à loyers abordables alors que les besoins sont énormes. Elle doit, d’une part, rester de la responsabilité de l’organisme HLM et, d’autre part, être déterminée en fonction des besoins locaux et des politiques locales de l’habitat ».

Le message est clair mais pas forcément pour tout le monde. En effet, l’on retrouve au sein de ce conseil social des élus locaux et, parmi eux, comme représentant de l’Association des Maires de France, Monsieur Christian DUPUY Maire UMP de Suresnes une des deux villes avec la nôtre qui sert de laboratoire à la vente de ces logements. Comprenne qui pourra d’autant que l’on apprend dans le Parisien Libéré du lundi 7 janvier qu’un second train de vente va s’engager dans ces villes. Cette politique organisée dans les Hauts de Seine par Monsieur Sarkozy alors Président du Conseil Général et reprise par le même après son accession à la fonction de Président de la République n’est qu’un cache misère sous le vrai faux prétexte de faire de tous les habitants des propriétaires en puissance.

Qui sur le principe peut contester la légitime envie d’acheter son appartement ou sa maison ? Personne. Mais ce n’est pas en diminuant l’offre de logements sociaux que l’on parviendra à satisfaire les millions de demandes de mal logés en souffrance.

Ces ventes sont d’autant plus scandaleuses que ces logements ont été financés par des fonds publics issus de l’épargne populaire.

Ce sont ces aides publiques qui permettent aujourd’hui de fixer des prix de vente en dessous de ceux du marché. C’est un véritable dumping économique au pays du libéralisme. Rien n’interdira de plus la spéculation immobilière dans quelques années. Certains nouveaux propriétaires en difficulté pour faire face aux nouvelles charges de copropriété seront amenés à vendre au meilleur prix. D’autres feront jouer l’offre et la demande comme cela a déjà été le cas sur les pavillons HLM vendus il y a quelques années et dont les prix ont été multipliés par 3 ou 4.

La vente du patrimoine locatif social, c’est une politique à court terme spectaculaire pour les effets d’annonces mais également une véritable bombe à retardement pour des gens qui de bonne foi ont cru réaliser une bonne affaire. Leur nombre est d’ailleurs très limité puisque malgré les effets de manche déployés depuis plus de 3 ans puisque seuls un peu plus de deux cent d’entre eux sont devenus propriétaires. Cette même bombe à retardement allongera encore plus les délais pour les centaines de milliers de demandeurs remettant y compris en cause les effets recherchés par la loi DALO.

A l’heure où des pays comme les Etats-Unis (même encore timidement) et l’Espagne par exemple regardent avec intérêt notre système de financement du logement nous allons comme trop souvent à contre courant.
Il est indécent de mettre sur le marché des immeubles dont on nous a dit ces dernières années qu’ils étaient « pourris », mal entretenus, mal gérés... plutôt que de construire de véritables logements en accession sociale. C’était possible par exemple dans les dernières opérations immobilières de la ZAC Cités Jardins.

Les élus de la liste « Le Plessis Robinson Pour Tous »
C. Leroy, A.M. Briere, B. Maubras, M. Hurpeau, B. Marquaille

lundi 07 janvier 2008

Tribune de janvier des élus de l'opposition - Accession sociale à la propriété

Dans le numéro de décembre du Petit Robinson, un article fait état de l’avancement du chantier de la cité jardin. L’on apprend ainsi que sur les 1200 logements construits ou en construction, 950 sont des logements en accession à la propriété et 250 des logements locatifs sociaux.

Nous sommes intervenus à de nombreuses reprises en Conseil Municipal pour évoquer ce projet. Outre notre demande de construire les 450 logements locatifs sociaux qui y étaient initialement prévus, nous avons également défendu la réalisation d’un vrai programme d’accession sociale à la propriété. Monsieur le Maire a refusé d’en discuter en indiquant que le programme de vente des logements sociaux prévus par ailleurs y suffirait. C’était une nouvelle fois pour lui l’occasion de dégager en touche.

Pourtant les voix sont nombreuses qui refusent d’opposer l'accession sociale à la propriété et le logement locatif social. Il en est ainsi notamment du Conseil Social de l’Union Sociale pour l’Habitat. Cet organisme consultatif comprenant 31 membres répartis en 5 collèges (élus, représentants de collectivités territoriales, organismes socioprofessionnels, associations diverses….) fait chaque année des recommandations permettant d’orienter les réflexions en matière de logement.

A Lyon en septembre dernier celui-ci, parmi d’autres propositions, a, entre autres, indiqué dans sa première recommandation qui s’intitule « le financement et la production du logement doivent être une priorité nationale » que : la vente HLM ne peut se substituer à un système d’accession sociale à la propriété sociale dont la nécessité est évidente. La vente ne peut être une braderie du patrimoine locatif social. C’est une diminution de l’offre de logements locatifs à loyers abordables alors que les besoins sont énormes. Elle doit d’une part, rester de la responsabilité de l’organisme HLM et, d’autre part, être déterminée en fonction des besoins locaux et des politiques de l’habitat.

Parmi les membres du conseil social figure comme représentant de l’AMF (association des Maires de France) Monsieur Christian DUPUY, Maire UMP de Suresnes, seconde ville dans le département pour l’expérimentation de la vente du patrimoine social ! Comprenne qui pourra.

Pour ce qui nous concerne, nous n’opposerons pas logement locatif et accession sociale. Nous travaillerons sur ces deux dispositifs pour que tous les robinsonnais puissent vraiment se loger en ayant à leur disposition une vraie palette de choix.

lundi 26 novembre 2007

Accession à la propriété au Plessis Robinson : quand le rêve devient cauchemar.

Diane et Olivier sont deux jeunes qui démarrent dans la vie et qui le 27 décembre 2006, ont décidé d'acheter au Plessis Robinson.

Appart_degagement01Ils s'orientent alors vers un 3 pièces vendu sur plan dans la rue d'Aulnay, dont la valeur immobilière ne cesse d'être dévaluée depuis l'été 2007. En effet , le chantier donne l'impression de fonctionner en sous-effectifs, voire certains jours d'être "laissé à l'abandon".

De plus, un important dégât des eaux est survenu en Août 2007 ce qui, a priori, a provoqué énormément de vices et de malfaçons très graves voire dangereuses ( au moins trois appartements complètement inondés avec apparition de moisissures et de champignons, cf photos ci-jointes).

Le planning initial de livraison les amenait à la fin du second trimestre 2007. Puis on leur annonça septembre 2007, et enfin décembre 2007.

Appart_second_chambrePendant cette période ils règlent sans contestation les appels de fonds, en tout 90% du prix d'acquisition. Les 10% restants sont payables à la remise des clefs.

Fin octobre 2007, la représentante de la FRANCO SUISSE, leur annonce par téléphone une pré-livraison le 12 ou 13 novembre 2007.

Sans confirmation écrite de cette pré-livraison, ils exigent alors de visiter leur appartement le 12 novembre. Ils restent sans voix et désabusés devant un grave dégât des eaux dans leur appartement ainsi que dans les deux logements du dessus, le sinistre a donc touché 3 appartements sur la colonne dans le bâtiment A.

Appart_second_degagementRenseignements exigés auprès du promoteur Promogim Franco Suisse, ils apprenent qu'en août 2007, un ouvrier a lâché un sac de gravas sur une canalisation qui a été percée et l'eau s'est écoulée pendant au moins 3 semaines dans la VMC.

Pour eux, le chantier n'est visiblement pas coordonné. Très peu de personnes y travaillent, et ils s'interrogent également sur la compétence professionnelle des différents ouvriers qui y sont délégués

De nombreuse malfaçons ont été constatées également par d'autre acquéreurs : escalier de secours du bâtiment A non conforme (masqué depuis par un coffrage), évacuation des eaux pluviales mal orientée et s'écoulant sur la pierre de taille à gauche du bâtiment A, tuiles mal posées sur le bas du toit du bâtiment A côté cour, charpente livrée avec 30 cm d'écart par rapport à la structure en béton...

Appart_second_sdbPeu étonnant que les riverains qui ont déjà pétitionné, soient excédés par les désordres et les nuisances causés par un chantier qui devrait être terminé depuis plus de 5 mois !

Ils obtiennent finalement un rendez-vous avec le Directeur Général au siège de la Franco Suisse à Antony. Il assure comprendre leur mécontentement et propose de "reprendre" les dégâts en "grattant la dalle porteuse et l'enduit pour le refaire". Bref, un rhabillage innacceptable.

Aujourd'hui ils n'ont plus aucune confiance en cette société qui a prouvé jusqu'à aujourd'hui son manque de sérieux, ainsi qu' un manque de communication flagrant et peut être pas mal de choses à cacher sur ce chantier.

Appart_second_sdb_ballonLe sinistre n'a d'ailleurs jamais été déclaré à Marsh SA, courtier AXA, son assureur en Responsabilité Civile et Dommage Ouvrage. Même si l'assurance "tous risques chantier" n'est pas obligatoire, la plupart des professionnels du bâtiment y souscrivent, gage de sécurité et de qualité vis-à-vis de leurs acquéreurs.

Ils refusent donc catégoruquement de prendre possession de cet appartement en l'état d'achèvement, car les dégâts constatés aujourd'hui sont irréversibles et le logement sera définitivement insalubre. Pour preuve, les reprises récentes qui sont de nouveau dégradées en quelques jours seulement.

Le Directeur Général de la Franco Suisse, assure être en mesure de livrer un appartement remis en bon état "dans les règles de l'art fin février 2008" ! Si tel venait à être le cas, il n'aurait alors aucun problème à le reprendre ou à l'échanger immédiatement et ainsi le revendre dans les meilleures conditions, à un autre acquéreur !

Appart_second_wcPourtant il refuse une reprise ou un échange (plusieurs appartements FRANCO SUISSE sont pourtant encore disponibles sur la commune du Plessis Robinson ou à Bourg la Reine, par exemple).

Ils entendent donc mener jusqu'au bout l'instruction nécessaire pour obtenir au moins réparation financière et envisagent de recourrir aux différentes instances publiques de régulation afin de contrôler la conformité de la totalité du chantier de la Villa Valéria, 225 rue d'Aulnay au Plessis Robinson.

Diane et Olivier qui sont aujourd'hui, qui plus est, sans emploi risquent bien de voir leur rêve d'accession à la propriété devenir un véritable cauchemar. C'est pourquoi j'écris à M. le directeur de la Franco-Suisse pour obtenir des réponses claires sur l'ensemble de ces questions.

Monsieur le Maire ne peut pour sa part qu'être sensible à leur situation et au regard des nombreux chantiers de la Franco-Suisse sur la ville se doit d'intercéder en leur faveur. A cette fin, je le saisis de cette affaire.

Nous avons souvent entendu au Conseil Municipal que sa volonté était de faire accéder les habitants au rêve de l'accession à la propriété. Ces programmes ont été voulus par la municipalité, elle ne peut pas aujourd'hui se défausser.

mercredi 09 mai 2007

Les dangers de la densification démesurée du Plessis-Robinson

Article_parisien_urbanisation_4Le journal Le Parisien du 9 mai a publié un article très intéressant sur la densification du Plessis-Robinson ainsi qu'une interview de ma part. La multiplication des programmes immobiliers pose désormais de nombreux problèmes. Comme le titre Le Parisien, 3 900 logements ont été construits en 15 ans. Le nombre d’habitants du Plessis-Robinson devrait ainsi franchir d’ici 2015 la barre symbolique de 30 000 habitants, soit une hausse de près de 25 % en 25 ans !

Comme je l’explique, dans les colonnes du Parisien, les écoles débordent déjà. Depuis 10 ans, près de 2 000 logements ont été construits sans qu’aucun nouveau groupe scolaire ne voie le jour. De nombreuses classes accueillent aujourd’hui près de 30 élèves notamment dans les nouveaux quartiers. Qu’en sera-t-il lorsque les nouveaux programmes immobiliers seront achevés ?

De plus, le maire s’est lancé dans un vaste programme de réduction des logements sociaux qui sont passés de 70 % en 1989 à moins de 50 % aujourd’hui. Et à l’horizon 2010, ce taux devrait avoisiner les 30 %. Alors que notre pays traverse une grave crise du logement et qu’il faudrait au contraire créer davantage de logements sociaux pour répondre aux besoins des familles, cette politique qui consiste à réduire le nombre de logements sociaux est difficilement compréhensible.

Autre problème important, la circulation. Le maire prévoit un plan d’aménagement d’ensemble insensé de la zone industrielle entre Le Plessis-Robinson et Clamart avec la construction de 200 000 m2 de bureaux. Ce projet est très inquiétant car ce sont 9 000 véhicules supplémentaires matin et soir qui asphyxieront aux heures de pointe un secteur déjà totalement engorgé.

Les habitants craignent cette urbanisation démesurée et ses effets néfastes. Des immeubles de standing poussent comme des petits pains, les uns contre les autres, en bordure de route, parfois même juste en face de leur logement. Et dans le même temps, le manque d’équipements publics devient criant et il devient de plus en plus difficile de circuler. Mais cela ne semble malheureusement pas remettre en cause la frénésie immobilière du maire. Même si celle-ci se fait au détriment de la qualité de vie des administrés.

Télécharger l'article :
Téléchargement article_parisien_urbanisation.jpg

jeudi 15 février 2007

La Région demande la suppression de la proposition de loi sur la Défense

Le Quartier de la Défense, une enclave en Ile-de-France ?

Avec deux établissements publics (EPAD et EPASA), l’Etat est le principal décideur de l’avenir du quartier de la Défense.

La Défense, zone d’exception en Ile-de-France
D’ores et déjà « opération d’intérêt national (OIN) », pourquoi vouloir contourner le code de l’urbanisme en présentant aujourd’hui une proposition de loi qui exonère d’agrément les opérations de construction/reconstruction ?

Eviter l’agrément c’est s’exonérer des objectifs d’équilibre
Le plan de relance vise la construction que de 1 400 logements pour 40 000 emplois supplémentaires. Comment interpréter cette démarche au moment où toutes les politiques publiques décident de rapprocher emploi et logement et à l’heure où le gouvernement soumet au parlement un « droit au logement opposable »?

Télécharger l'intégralité du document :

Téléchargement EPAD07.doc

Télécharger le premier communiqué de juillet 2006 sur ce projet :

Téléchargement EPAD06.doc

jeudi 18 janvier 2007

Vente des logements Sofilogis - Réponse à la lettre de l'association Amicale du Bois Brûlé

Avec les élus de l'opposition du Plessis Robinson, nous venons de répondre à la lettre de l'association Amicale du Bois Brûlé qui a attaqué violemment notre dernière tribune municipale.

Cette lettre a par ailleurs été pubiée dans le Petit Robinson de janvier, au moment même où la tribune de l'opposition est suspendue. Nous avons donc adressé au Maire un courrier pour demander un droit de réponse que nous attendons.

--------------------

Les élus de la liste « Le Plessis Robinson Pour Tous »

à

Monsieur T.THIBAULT
3 allée du coup du milieu
92350 Le Plessis Robinson

Le Plessis Robinson, le 12 janvier 2007

Monsieur,

Nous avons bien reçu votre lettre du 6 décembre et nous souhaitons à l’occasion de cette réponse vous apporter ainsi qu’à l’ensemble des habitants du Bois Brûlé mais aussi du patrimoine de la Sofilogis des éléments d’information qui semblent vous faire défaut.

Le Maire du Plessis Robinson a indiqué au Conseil Municipal le 19 octobre dernier qu’il entendait changer de stratégie concernant ce patrimoine et que sa volonté était désormais de le racheter ou de le faire racheter, au motif qu’il serait mal géré et que les locataires se plaindraient de désordres importants.

Nous ne pouvons pas laisser dire les choses comme cela. La vérité est têtue et nous oblige tant sur la chronologie que sur le déroulement des évènements à répéter ce que nous avons déjà dit. Ce sont des faits et ils sont incontestables.

Ces immeubles ont été construits entre 1985 et 1990 avec des financements d’Etat et sur la base de décisions de la DDE 92 approuvant les projets et leurs plans de financement. Leur construction et la réception des travaux ont fait l’objet de la délivrance d’un certificat de conformité fixé dans un cadre réglementaire très précis comme le sont et continuent à l’être toutes les constructions de logements locatifs sociaux.

Ces immeubles étaient donc neufs et de qualité. Or, dès son élection en 1989 le Maire a souhaité vendre ce patrimoine appartenant à l’époque à la SEMPRO considérant que le rôle de cet organisme n’était pas de « gérer ». Il est donc le seul responsable de la situation actuelle.

Cela fut la première étape du « Monopoly » municipal, l’ensemble de ce patrimoine étant vendu dès le début des années 1990 à la Sofilogis, considéré par le Maire à l’époque comme disposant de toutes les compétences pour prendre en charge la gestion pleine et entière de ces résidences.

Aujourd’hui le constat est malheureusement navrant, confirmé par le Maire et la majorité municipale dans la réponse à notre article de la tribune de décembre. La gestion de Sofilogis a été catastrophique. Pourquoi ne pas avoir gardé ce patrimoine dans celui de la SEMPRO ?

Cette tribune pour laquelle vous entretenez une certaine ambiguïté n’évoquait pas principalement votre résidence mais bien l’ensemble de la Sofilogis et surtout la résidence Aristide Briand où les enjeux portent, pour les habitants, sur la démolition de leur appartement.

Vous faite une lecture partisane de notre texte et nous le réaffirmons, quoique que vous en pensiez, nous ne voulons pas laisser démolir cet immeuble.

Que Monsieur le Maire souhaite réduire le patrimoine social sur la commune nous le savons depuis le début de son mandat, c’est un exercice dans lequel il excelle. Mais le débat n’est pas là, notre détermination encore une fois ne peut souffrir aucune dérogation.

Le 20 décembre dernier, lors de la réunion destinée aux habitants de cette résidence, il a confirmé sa position : la destruction, seule solution pour densifier encore et toujours le quartier. A l’heure où le débat politique se cristallise sur le manque de logements sociaux il apparaît paradoxal qu’un Maire, qui plus est siégeant au sein de la représentation nationale, en soit réduit à ce comportement.

Nous maintenons donc notre position de fonds et continuerons à défendre celle-ci aux côtés des habitants compte tenu, entre autre et encore une fois, du manque criant de logements sociaux dans notre pays et dans notre département

Les élus de la liste « Le Plessis Robinson Pour Tous »
C. Leroy, A.M. Briere, B. Maubras, M. Hurpeau, B. Marquaille

jeudi 21 décembre 2006

Un nouveau programme immobilier rue Aristide Briand - Quel avenir pour nos écoles (suite et fin)

Clip_image008Récemment, nous venons d’apprendre que le maire veut raser les 65 logements sociaux de la rue Aristide Briand (voir photo), qui n’ont pas encore vingt ans, pour les remplacer par un nouveau programme immobilier. Ce dernier serait mixte, associant privé et accession sociale à la propriété, sans qu'aucune indication ne soit donnée sur le rapport privé – social, ni surtout sur le nombre de nouveaux logements construits.

Les locataires seraient relogés dans les immeubles de l’OPDHLM en cours de construction. Outre le fait que leur loyer serait nettement plus élevé que celui qu’ils acquittent actuellement, l’Office Départemental, qui enregistre près de 20000 demandes de logement en attente, serait privé de 65 logements supplémentaires dont il a grandement besoin.

Ainsi, après avoir réussi à réduire le nombre de HLM en cours de reconstruction dans la cité Haute (250 au lieu de 450), le maire s’attaque à nouveau au logement social dans la ville.

De surcroît, cette opération densifierait encore plus le secteur d’Anatole France, et amènerait de nouveaux enfants dans l’école voisine.

mercredi 20 décembre 2006

Quel avenir pour le lycée Montesquieu ? - Quel avenir pour nos écoles (suite)

Un autre problème se pose concernant l’avenir du lycée Montesquieu. Sa relative ancienneté et la modification de ses missions entraînent une rénovation nécessaire.

Le président de la région Ile de France, Jean-Paul Huchon, proposait en 2005 au maire du Plessis Robinson, la rénovation et l’extension du lycée dans les locaux de l’actuelle école Henri Wallon, qui le jouxte. Cette opération nécessitait au préalable la reconstruction de l’école sur un autre site dans le quartier. Jean-Paul Huchon était prêt à engager la Région, bien que cela ne soit pas de sa compétence, à participer financièrement à cette opération. Le maire a ignoré cette proposition.

Clip_image006Pourtant, cette opération aurait pu voir le jour, si la municipalité avait préempté le terrain sur lequel se construit actuellement un nouvel ensemble immobilier, rue du Capitaine Facq (voir photo)

Aujourd’hui à la recherche d’un point de chute pour le lycée, le maire a jeté son dévolu sur les locaux situés dans le bois de la Solitude, actuellement utilisés par l’association AVVEJ, qui s’occupe de jeunes filles mères depuis de nombreuses années. Cette association n’avait nullement l’intention de quitter ce site mais, au contraire, envisageait de déposer un permis de construire pour développer ses missions.

Si la proposition du président de la Région avait été suivie, tout le monde aurait pu être satisfait : une école reconstruite ; un grand lycée ; l’AVVEJ maintenue dans ses locaux et soutenue dans son action.

Une nouvelle fois, par ses choix, le maire fait la démonstration de sa politique qui privilégie l’immobilier au détriment des vrais besoins des Robinsonnais.

Nous resterons attentifs à l’avenir du lycée, qui doit pouvoir conserver aussi bien ses filières générales que professionnelles, dont on connaît l’importance dans la formation des jeunes.