Les 25 et 27 novembre dernier ont
eu lieu deux réunions publiques de présentation des projets d’aménagement de
l’avenue du Général de Gaulle, une des principales artères traversant le
Plessis Robinson et source de nombreux embouteillages les jours de marché
notamment.
Il est cependant à regretter que
dans l’esprit de la municipalité, cet aménagement ne concerne que les riverains
directs du projet à l’attention desquels les invitations étaient réservées.
Alors que selon le maire la zone
touchée qui constitue « un parking à ciel ouvert, dangereux et
inesthétique » compte actuellement 300 places de stationnement, les
différents projets envisagent de 114 à 145 places soit une diminution comprise
entre 50 et 60% de la capacité d’accueil. Dans un secteur où le nombre de
places est déjà insuffisant, cette décision ne se justifie pas.
Le quatrième projet qui a la
préférence du maire prévoit l’accueil de 2500 m² de commerces supplémentaires
grâce à l’extension des commerces existants. Combien de temps les commerces
pourront-ils assumer l’augmentation de leur imposition liée aux surfaces
occupées ?
De plus, s’agissant de sécurité,
le projet prévoit qu’une piste cyclable centrale passe entre les deux sens de
circulation et traverse un rond-point. Comment ne pas trouver cette
organisation des voies dangereuse ?
Ainsi, s’agissant d’un projet
touchant très largement les robinsonnais nous aurions préféré une consultation
plus large des habitants, tous concernés par cette question de circulation et
des informations similaires lors des deux réunions publiques.
Nous souscrivons bien entendu à
l’idée de modifier l’aménagement de cette avenue qui traverse le haut du
Plessis et qui se poursuit par l’avenue Léon Blum. Comme nous souscrivons
également à l’idée de faire ralentir les automobilistes qui trop souvent
roulent beaucoup trop vite au mépris des règles élémentaires de sécurité.
Mais il ne faut pas perdre de vue
que cet axe transversal de circulation irrigue de nombreuses rues adjacentes et
qu’il ne faudrait pas que celles-ci servent d’exutoire si le trafic principal
était ralenti.
C’est en effet la difficile
équation à résoudre pour ne pas reporter le flux de voiture dans les quartiers
tout en préservant l’attractivité commerciale de l’avenue.
De même alors que le
développement des transports en commun est posé dans toutes les communes d’Ile
de France, pourquoi ne pas isoler une voie bus au lieu d’imaginer que ces
véhicules soient tenus de patienter sur une seule voie de circulation
ralentissant ainsi les parcours.
Nous demandons que des
simulations et des études de trafic soient engagées sans délai et poussent la
réflexion pour ne pas céder à la seule tentation de l’esthétique au détriment
de tous les paramètres nécessaires (fluidité, sécurité piétons, piste cyclable,
commercialité, transports en commun …).
Prenons le temps d’y réfléchir
tous ensemble.
Les commentaires récents