Le 29 novembre 2007, le conseil constitutionnel a annulé les opérations électorales dans notre circonscription et prononcé l'inéligibilité de M. Philippe Pemezec pour un an. Dans sa décision, le conseil constitutionnel relève des faits particulièrement graves ayant permis, à M. Philippe Pemezec en tant que candidat, de bénéficier d’avantages indus au détriment de notre ville.
Mais ces éléments jugés uniquement en matière électorale par le Conseil Constitutionnel sont également constitutifs d’infractions pénales. Il en est de même d’autres agissements du candidat en cause, et qui sont constitutifs d’infractions aux codes pénal, de l’urbanisme, électoral…
C’est pourquoi, j’ai déposé plainte ce jour auprès du Procureur de la République au Tribunal de Grande Instance de NANTERRE.
Le conseil constitutionnel a établi qu’en tant que Maire, M. Philippe Pemezec s'est auto-attribué un permis de construire, alors qu'il avait un intérêt personnel au permis qu’il délivrait et que dans un premier temps aucune redevance n’a été payée à la ville pour l’implantation de sa permanence électorale.
Comment est-il possible que, par la suite, cette permanence se soit implanté sur la place du marché sans permis de construire et qu’un permis n’ait été délivré qu’a posteriori le 13 mars 2007 par un adjoint agissant sous délégation du Maire, sans que le conseil municipal en délibère comme le prévoit le code de l’urbanisme ?
Comment est-il possible que M. Philippe Pemezec ait ainsi pu occuper le domaine public gratuitement pour les besoins de sa campagne électorale ? Et comment compte t-il faire pour que la ville obtienne réparation ?
De la même manière, les conditions d’installation de sa permanence, depuis le 30 novembre 2006, sur un espace concédé au délégataire du marché, posent beaucoup de questions.
En effet, alors que tout commerçant paye entre 700 et 1000 euros HT mensuels un emplacement au marché de 45 mètres carrés, l’installation de la permanence de M. Pemezec n’a donné lieu au paiement au concessionnaire que de la somme de 166 euros HT, pour la même surface ! Comment est-ce possible, qui plus est, sur un espace normalement interdit de toute occupation par le contrat de concession ?
Comment est-il possible, de plus, que le concessionnaire du marché, qui agit par conséquent pour la ville, ait pu établir a posteriori des justificatifs de paiement comportant des numéros de série qui se suivent, et qui ne peuvent, par définition, correspondre à des paiements réels et effectifs aux périodes qu’ils visent ?
Par ces faits, le délégataire du marché a commis des infractions très graves réprimés par le code pénal, tout comme M. Pemezec en acceptant ces conditions en connaissance de cause et en envoyant ces justificatifs de paiement au conseil constitutionnel.
Concernant le livre de Monsieur Philippe PEMEZEC, ainsi que le relève à juste titre le Conseil Constitutionnel, il revêt un caractère électoral et il aurait dû, à ce titre, voir les dépenses afférentes à son édition, sa publication et sa diffusion, figurer dans le compte de campagne du candidat.
Le Conseil relève également que l’éditeur de l’ouvrage, tiré à 3 000 exemplaires, remit gracieusement à l’auteur 1 000 exemplaires. Cette pratique, qui consiste à mettre gratuitement à disposition d’un auteur un tiers du nombre des ouvrages édités, est particulièrement anormale au regard des conditions habituelles pratiquées dans le monde de l’édition et peut être considéré comme un don d’une personne morale, prohibé par le Code électoral.
J'ai donc également adressé par écrit ces questions à M. le Maire dans la perspective du conseil municipal du jeudi 13 décembre 2007, afin d'obtenir des réponses sur les éléments qui concernent la ville du Plessis Robinson et le délégataire du marché. Pour le reste ce sera à la justice de dire la vérité !
Ces faits avérés démontrent que, contrairement à ce que clame partout M. Pemezec, il ne s'agit pas de simples erreurs administratives ou d'une incompréhension de la décision du conseil constitutionnel. Il s'agit de faits graves qui peuvent être réprimés pénalement.
J'attends donc désormais de M. Philppe Pemezec, comme l'ensemble des Robinsonnais, des explications et pas des lamentations... ou plus déplorable encore des pétitions !
Mais surtout au conseil municipal, j'attends de M. le Maire qui a décidé de se représenter pour défendre les intérêts de notre ville, comment il compte agir en tant que Maire dans cette affaire pour défendre justement les intérêts de la commune et notamment ses intérêts financiers.
Les commentaires récents