Challenges note les Maires sur leur gestion financière
AUCUN PROBLEME !
Certains commentateurs zélés croyaient que je passerai sous silence la parution de la notation des Maires dans le magazine "Challenges" et dont s'enorgueillit la droite ou que leurs commentaires seraient censurés. Ils ont été publiés et je réagis à cet article.
En premier lieu je m'étonne que ces mêmes commentateurs n'aient pas relevé que ce magazine dans cette même édition relevait que M. Delanoë est un bon manager et que la droite peine à faire preuve d'originalité.
Ensuite, les critères de notation de Challenges sont macroéconomiques et ne rentrent pas dans le détail de la gestion municipale. Or, nous savons que la présentation des finances communales est un trompe l'oeil dans lequel même ce magasine a mis les deux pieds joyeusement.
Dommage parce qu'une véritable étude sur la gestion financière de la ville a été publiée par la chambre régionale des comptes récemment. Celle-là examinait de manière approfondie nos finances et se passe de commentaires. Allez un petit extrait pour nos chers commentateurs histoire de remettre les pendules à l'heure :
« Le plessis robinson se caractérise par une proportion assez élevée du produit des impôts sur les ménages( 74% contre environ 60% au niveau départemental, 64% au niveau régional et 61% au niveau national […] Les taux de taxe d’habitation avec 13.07% aux plessis contre 12.55% en moyenne départementale (nous place en 14ème Position des villes où l’impôt pour les familles est le plus lourd) [...] la taxe foncière avec 19% au plessis contre 12.96 en moyenne départementale) » nous place en 5ème position des villes du département où l’impôt est le plus élevé.
Les charges de fonctionnement sont quant à elles « supérieures de 19 % à la moyenne départementale et largement supérieures au niveau régional (+ 42%). »
Et si les frais de personnel diminuent, il ne s’agit que d’un transfert des charges liées à la privatisation de services (comme la restauration scolaire).
La conséquence : les achats et les services extérieurs se situent à un niveau assez élevé (30% pour notre ville à comparer avec les 26% en moyenne départementale et régionale).
Le financement des investissements a pour l’instant été maîtrisé grâce « aux recettes tirées des ZAC (9,3 M€ en 2003, 7,4 M€ en 2004 et 8,5 M€ en 2005) ».
Mais la chambre s’inquiète : « Le financement des investissements de la ville reste équilibré mais dépend largement des cessions d’actif, ressources dont la pérennité n’est évidemment pas acquise. » En clair, nous avons gonflé artificiellement nos capacités financières en vendant tous nos terrains et nous n’avons plus de terrains aujourd’hui.
Comment financer les équipements nécessaires à l’arrivée des nouveaux habitants alors ?
La chambre répond que « la commune dispose encore de marges de manœuvre fiscales et d’endettement ». En clair, la ville n’a plus d’autre choix qu’augmenter les impôts ou s’endetter. Nous n’avons cessé de répéter depuis des années que nous aurions du recourir de manière modérée à l’emprunt pour financer les équipements lourds. Nous n’avons reçu que sarcasmes et mépris à nos remarques.





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