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lundi 04 mai 2009

Tribune de mai des élus de l'opposition

Augmentation de l’Imposition locale

La douloureuse sera pour l’automne prochain, mais les décisions prises par la majorité municipale de droite du conseil municipal aura de lourdes conséquences sur le budget familial à la rentrée prochaine. En effet ils ont acté une augmentation de 2.90% sur l’ensemble des taux, que ce soit pour la taxe d’habitation, pour la taxe du foncière des propriétés bâties ou pour la taxe foncière des propriétés non bâties alors que la situation économique de notre commune ne l’imposait pas.

Avec ces nouveaux taux, la ville du Plessis Robinson  se classe parmi les villes où l’impôt est le plus lourd sur l’ensemble de notre département. Voir tableau ci-dessous :

 

Taxe d'Habitation 2009

 

Taxe Foncière bâtie 2009

1

Bois-Colombes

 

1

Clichy

2

Clichy

 

2

Bagneux

3

Chaville

 

3

Sceaux

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7

Plessis Robinson

16

Le Plessis Robinson

 

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36

Neuilly-sur-Seine

 

36

Neuilly-sur-Seine

 

Il est fort à parier que la municipalité utilisera la crise économique pour justifier cette sinistre décision. Pourtant si cette crise financière est bien réelle elle n’a pas, ou pas encore pour cette année de traduction sur le plan municipal. En effet, contrairement à d’autres communes de notre département qui connaissent une perte importante de recettes des droits de mutation dûe à la chute de marché immobilier, au Plessis nous ne connaissons pas cette situation. Pour preuve, cette année nous maintenons cette recette par rapport à l’année 2008. Nous allons percevoir cette année 965 000 € contre 973 000 l’an dernier.

Certes,

la DGF

(dotation forfaitaire de l’Etat) est en baisse cette année, à cause entres autres, du « recensement rénové de la population ». Mais nous estimons que ce n’est pas aux familles robinsonnaises de combler les carences et les désengagements de l’Etat comme ce n’est pas aux familles robinsonnaises de combler le manque à gagner de ce recensement qui ne prend pas en compte les nouveaux habitants de la nouvelle cité jardin comprenant 1200 logements supplémentaires sur note commune. D’autant que nous attendons un recours sur cette question.

A cette augmentation de 2.90% des taux locaux s’ajouteront les +2.5%  de révision des taux de bases de la fiscalité locale décidé selon

la Loi

des Finances 2009 souhaité et voté par le parlement et par le groupe majoritaire UMP de l’Assemblée Nationale.

En ce qui concerne le Conseil Général du 92 c’est une augmentation de 4% qui à été adopté avec l’aval de notre maire et conseiller général, M. Pemezec.

Nous sommes convaincus que ces éléments vont être oublié dans l’argumentation qui sera développé comme cela à été le cas lors du dernier conseil municipal.

Par conséquent, ce n’est pas « seulement » 2.90% d’augmentation de l’imposition local mais 5.4%( 2.90+2.50), sans compter les 4% du Conseil général…. 

Au chapitre des mauvaises nouvelles une augmentation de 3% de

la TEOM

( Taxe d’enlèvement des ordures ménagères) à été adopté par la majorité du conseil communautaire de

la CAHB.

A

noter que cette année, la région a décidé de ne pas augmenter ses taux.

Autre fait marquant du budget 2009 c’est la demande de paiement, par anticipation du FCTVA (3 Millions d’€) afin de trouver un équilibre financier souhaité par la majorité municipale.

Cette mesure purement technique nous permet de percevoir une dotation de l’Etat que nous n’aurions du recevoir qu’en 2010. L’ensemble de ces éléments montre encore une fois combien l’équilibre budgétaire de la commune est fragile au regard des choix financiers réalisés ces dernières années.

Concernant les orientations budgétaires présentées et débattues au dernier conseil municipal, nous considérons qu’elles ne répondent pas  aux enjeux qui nous sont posés.

Comment se satisfaire du budget alloué à la culture (6.7% du budget fonctionnement) ? 1.9M€ sont destinés aux activités artistique, cinéma et bibliothèque. Seulement 780 000€ sont alloués à l’action culturelle pour une année sur l’ensemble de la collectivité (1.8% du budget fonctionnement, une bagatelle!!)

Comment se satisfaire et accepter le budget consacré pour l’action sociale et la santé (3.2% du budget fonctionnement) qui place ce secteur en avant-avant dernière position dans les priorités municipales !

L’aménagement urbain talonne le budget de l’enseignement. Ceci explique peut-être les difficultés de nos écoles d’avoir les moyens nécessaires pour répondre aux enjeux pédagogiques que doivent affrontés les équipes enseignantes( problème de cars, de photocopies….)

Avec un budget global de 66 millions d’€ (42.5 Me pour le fonctionnement et 23.5M€ d’investissement) l’argent existe. C’est la volonté politique qui manque pour répondre au plus près aux préoccupations et aux besoins de la population, certes  bien loin des enjeux de la politique du tout immobilier mis en place par l’équipe en place de la majorité municipale depuis une vingtaine d’années.

jeudi 05 mars 2009

Tribune de mars des élus de l'opposition

Le maire regrette de ne pas avoir augmenté les impôts plus tôt

Au dernier conseil municipal du 5 février 2009, s’est tenu, comme chaque année à la même époque, le débat d’orientation budgétaire. Malgré la bonne santé financière du budget robinsonnais, dont se targue toujours la municipalité, le maire a admis qu'en ces temps de crise il fallait contenir les dépenses par rapport aux recettes et que la hausse des impôts était inévitable pour l’année 2009. Il a regretté avoir baissé les impôts il y a quelques années et aurait préféré augmenter les impôts régulièrement pendant quatre ans. De combien vont donc augmenter nos impôts en 2009 ? Le taux actuel de la taxe d’habitation est de 13,07% depuis 2004. La moyenne des taux des villes de même taille est de 17,57%. Nous en saurons plus au prochain conseil municipal de mars.

Nous suivrons avec attention ce débat dans le cadre de la préparation budgétaire et le vote qui interviendra au mois de mars car il ne suffit pas de dire que l’on va augmenter les impôts. Encore faut-il dire pour quoi faire ? S’il s’agit de financer un certain nombre d’équipements publics nécessaires à la ville et aux habitants, nous regarderons aussi si le recours à l’emprunt est une solution envisagée par la Mairie, car notre ville dispose de marges de manœuvre en la matière et en cette période de crise, cela nous semblerait plus juste à l’égard des Robinsonnais qui comme tous les Français sont touchés par cette crise.

Nous n’avons eu de cesse également ces dernières années de dénoncer la manière dont était gérée la ville malgré les grandes paroles du Maire à ce sujet. Le recours à l’emprunt de très court terme pour financer des équipements durables nous a toujours paru être une erreur faisant peser lourdement sur les Robinsonnais le poids d’investissement de long terme. La vente systématique de terrains a également considérablement affaibli nos marges de manœuvre surtout en ne finançant pas les équipements publics nécessaires à l’augmentation de la population.

lundi 08 décembre 2008

Tribune de décembre des élus de l'opposition - Premiers signes d'une rigueur budgétaire

En cette période de crise financière qui touche particulièrement les français, le maire dans son éditorial d’octobre du journal municipal, le Petit-Robinson, se veut rassurant et indique avoir fait le choix les années précédentes de ne pas augmenter les taux d’imposition mais n'assure pas qu'il en sera de même pour les années qui viennent. Ces propos semblent sous-entendre que ce choix est remis en question, conséquence de la dilapidation du patrimoine foncier de la commune ces dernières années.

Le maire précise qu’il fallait toujours trouver de nouvelles ressources, notamment en exploitant au mieux notre potentiel foncier et industriel. Il est cependant pour le moins légitime de s’inquiéter comme l’a fait la Chambre Régionale des Comptes (CRC) qui souligne le danger à long terme lié aux produits exceptionnels (en 2005, 21% de l’ensemble des produits de fonctionnement de la commune étaient liés à la vente à des promoteurs immobiliers de terrains communaux).

Selon la CRC la ville n’a plus que deux solutions : s’endetter ou augmenter les impôts. S’agissant de la première hypothèse, le maire s’est toujours montré très clair et très fier que la ville ne recoure pas facilement à l’emprunt.

Nous avions pourtant indiqué depuis longtemps que nous aurions pu recourir à l’emprunt de manière modérée pour financer les équipements lourds dont nous avons besoin. Il est d’ailleurs courant et usuel de financer les grands équipements (écoles, gymnases…) par l’emprunt car ce sont des équipements qui ont des durées de vie très longues (trente ou quarante ans). Il n’était donc pas très opportun de les payer cash par la vente de  terrains.

Aujourd’hui avec l’aggravation de la situation économique et les difficultés auxquelles vont être confrontées les collectivités, tout cela va devenir plus compliqué.

Alors, si la ville n’a aujourd’hui pas d’autres possibilités qu’augmenter à terme les impôts, nous savons d’où tout cela vient. Nous l’avions annoncé et dénoncé.

jeudi 13 novembre 2008

Tribune de novembre des élus de l'opposition - Les élus locaux unis pour sauver la dotation de solidarité urbaine (DSU)

Un projet de réforme de la DSU est en cours. La DSU est une dotation de l’Etat accordée aux communes, dans le cadre de la politique de la ville, pour travailler notamment sur les questions de logement et de développement urbain.

En Ile-de-France, cette réforme ferait perdre 59 millions d’euros à 80 communes représentant plus de 2,3 millions d’habitants. C’est l’asphyxie des collectivités locales qui est en jeu.

Or dans un contexte économique difficile, étrangler les villes qui représentent 75% de l’investissement public en France est tout simplement une folie !

Les Associations d’élus (de toutes les tendances politiques) ont manifesté leur opposition à la réforme de la DSU telle qu’elle est prévue dans le projet de loi de finances pour 2009.

Tous ont exprimé leur inquiétude devant ce qui serait selon eux une décision brutale, incohérente et contradictoire. Brutale parce que s’appliquant, sans concertation, dès le budget 2009. Incohérente et contradictoire parce que la disparition du critère du logement social pour l’attribution de la DSU irait à l’encontre de la politique prônée par le gouvernement qui demande aux maires de construire plus de logement sociaux.

Ils ont rappelé que cette réforme peut entraîner d’importants déséquilibres financiers dans leurs budgets, les conduisant soit à réduire leurs investissements ou le niveau de service public, soit à augmenter les impôts : la DSU supprimée représente selon les cas entre 2 % et 8 % d’impôts supplémentaires.

Compte tenu des effets injustes de cette réforme, le groupe « Mieux vivre au Plessis Robinson » s’associe aux associations d’élus demandant le maintien des critères actuels d’éligibilité et de répartition de la DSU (dispositif Borloo mis en place en 2005).

samedi 23 février 2008

Challenges note les Maires sur leur gestion financière

AUCUN PROBLEME !

Certains commentateurs zélés croyaient que je passerai sous silence la parution de la notation des Maires dans le magazine "Challenges" et dont s'enorgueillit la droite ou que leurs commentaires seraient censurés. Ils ont été publiés et je réagis à cet article.

En premier lieu je m'étonne que ces mêmes commentateurs n'aient pas relevé que ce magazine dans cette même édition relevait que M. Delanoë est un bon manager et que la droite peine à faire preuve d'originalité.

Ensuite, les critères de notation de Challenges sont macroéconomiques et ne rentrent pas dans le détail de la gestion municipale. Or, nous savons que la présentation des finances communales est un trompe l'oeil dans lequel même ce magasine a mis les deux pieds joyeusement.

Dommage parce qu'une véritable étude sur la gestion financière de la ville a été publiée par la chambre régionale des comptes récemment. Celle-là examinait de manière approfondie nos finances et se passe de commentaires. Allez un petit extrait pour nos chers commentateurs histoire de remettre les pendules à l'heure :

« Le plessis robinson se caractérise par une proportion assez élevée du produit des impôts sur les ménages( 74% contre environ 60% au niveau départemental, 64% au niveau régional et 61% au niveau national […] Les taux de taxe d’habitation avec 13.07% aux plessis contre 12.55% en moyenne départementale (nous place en 14ème Position des villes où l’impôt pour les familles est le plus lourd) [...] la taxe foncière avec 19% au plessis contre 12.96 en moyenne départementale) » nous place en 5ème position des villes du département où l’impôt est le plus élevé.

Les charges de fonctionnement sont quant à elles « supérieures de 19 % à la moyenne départementale et largement supérieures au niveau régional (+ 42%). »

Et si les frais de personnel diminuent, il ne s’agit que d’un transfert des charges liées à la privatisation de services (comme la restauration scolaire).

La conséquence : les achats et les services extérieurs se situent à un niveau assez élevé (30% pour notre ville à comparer avec les 26% en moyenne départementale et régionale).

Le financement des investissements a pour l’instant été maîtrisé grâce « aux recettes tirées des ZAC (9,3 M€ en 2003, 7,4 M€ en 2004 et 8,5 M€ en 2005) ».

Mais la chambre s’inquiète : « Le financement des investissements de la ville reste équilibré mais dépend largement des cessions d’actif, ressources dont la pérennité n’est évidemment pas acquise. » En clair, nous avons gonflé artificiellement nos capacités financières en vendant tous nos terrains et nous n’avons plus de terrains aujourd’hui.

Comment financer les équipements nécessaires à l’arrivée des nouveaux habitants alors ?

La chambre répond que « la commune dispose encore de marges de manœuvre fiscales et d’endettement ». En clair, la ville n’a plus d’autre choix qu’augmenter les impôts ou s’endetter. Nous n’avons cessé de répéter depuis des années que nous aurions du recourir de manière modérée à l’emprunt pour financer les équipements lourds. Nous n’avons reçu que sarcasmes et mépris à nos remarques.

Pour une information plus complète je vous renvoie à l'intégralité de l'article sur cette question publié en octobre 2007

lundi 29 octobre 2007

Collectivités locales : un hold-up budgétaire - Edito de l'hebdo des socialistes par Christophe Borgel, secrétaire national chargé des élus

BorgelLa discussion budgétaire s’est ouverte et personne ne croit aux chiffres sur lesquels le gouvernement se fonde: ni sur la croissance qui est en panne ni sur les déficits qui explosent.Cette discussion budgétaire est celle des fauxsemblants. Ce projet de budget en cache un autre qui portera la marque de l’austérité et les Français le découvriront fin mars après les élections municipales.

Mais pour les collectivités territoriales,le tour de vis est pour aujourd’hui. L’augmentation réelle de la dotation aux collectivités sera, non pas de 1,6 % comme le prétend la loi de finances, mais limitée à 0,71 %, alors que l’inflation est de 1,71 % et de 3,9 % si l’on tient compte du «panier du maire», indice calculé à partir des dépenses réelles des collectivités.

Ainsi, une fois de plus, l’État se défausse de ses difficultés sur les élus locaux.Il l’a fait ces dernières années avec des transferts de compétences (gestion du RMI, de l’allocation dépendance,des personnels TOS…) sans transfert des moyens nécessaires. Il le fait aujourd’hui en limitant les crédits pour les collectivités locales dans le budget 2008.

Petit retour en arrière : en juillet, M. Sarkozy annonce un plan de 15 milliards de mesures fiscales. Ce paquet fiscal devait provoquer un «choc de croissance» qui n’est jamais arrivé, il ne reste plus que l’injustice des mesures prises. Et c’est en partie sur le dos des élus locaux que vont être financés ces avantages fiscaux dont bénéficieront les ménages les plus aisés.

Comment bâtir la relation de confiance indispensable entre les élus locaux et l’État quand les finances locales deviennent la variable d’ajustement des finances publiques? Quand ni le Premier ministre, dans sa déclaration de politique générale, ni le président de la République, dans son discours sur les institutions, n’accordent de place aux collectivités locales ?

Si ces orientations budgétaires étaient confirmées, alors le tandem Fillon-Sarkozy devra compter avec la colère des élus locaux.

Christophe Borgel, secrétaire national chargé des élus

lundi 15 octobre 2007

La vérité sur les cadeaux fiscaux

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lundi 01 octobre 2007

Tribune d'octobre des élus de l'opposition - Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes montre les premières difficultés au Plessis Robinson

Lors du Conseil Municipal du 28 juin 2007 a été présenté aux élus le rapport sur les observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes (CRC).

Il est riche d’enseignement, mais surtout, il conforte nos points de vue sur la gestion de la ville et nos différences, exprimés notamment dans les divers débats budgétaires.

Recettes en danger pour cause de bradage de nos terrains publics aux promoteurs immobiliers, impôts élevés, externalisation de services… font peser de lourdes craintes quant à nos capacités d’investissement à l’avenir sauf à recourir à l’emprunt ou à l’augmentation des impôts.

Diminution du programme d’équipements publics, gestion municipale contrastée… Au cours du débat en séance du conseil municipal, M. Le maire a su utiliser un discours imagé pour finalement reconnaître des difficultés sérieuses : « Quand le vent se lève, il faut savoir réduire la toile ».

1. La situation financière :

La CRC appuie d’emblée sur un élément que nous ne cessons de marteler depuis plusieurs années. La chambre insiste fortement sur le danger à long terme lié aux produits exceptionnels (recettes liées aux ZAC c'est-à-dire la vente des terrains communaux aux promoteurs immobiliers) qui représentaient encore en 2005, 21% de l’ensemble des produits de fonctionnement de la ville.

Les opérations d’urbanisme s’achevant, tous les terrains ayant été vendus, ce n’est ni plus ni moins qu’un cinquième de nos recettes de fonctionnement qui disparaît.

La chambre notait d’ailleurs que « le solde positif entre produits et charges exceptionnelles qui représentait 7% des recettes globales en 2004 s’est réduit en 2005 à 3,5% de ces mêmes recettes ».

La CRC relève ensuite les taux d’imposition élevés, dans notre ville.

« Le plessis robinson se caractérise par une proportion assez élevée du produit des impôts sur les ménages( 74% contre environ 60% au niveau départemental, 64% au niveau régional et 61% au niveau national […] Les taux de taxe d’habitation avec 13.07% aux plessis contre 12.55% en moyenne départementale (nous place en 14ème Position des villes où l’impôt pour les familles est le plus lourd) [...] la taxe foncière avec 19% au plessis contre 12.96 en moyenne départementale) » nous place en 5ème position des villes du département où l’impôt est le plus élevé.

Les charges de fonctionnement sont quant à elles « supérieures de 19 % à la moyenne départementale et largement supérieures au niveau régional (+ 42%). »

Et si les frais de personnel diminuent, il ne s’agit que d’un transfert des charges liées à la privatisation de services (comme la restauration scolaire).
La conséquence : les achats et les services extérieurs se situent à un niveau assez élevé (30% pour notre ville à comparer avec les 26% en moyenne départementale et régionale).

Le financement des investissements a pour l’instant été maîtrisé grâce « aux recettes tirées des ZAC (9,3 M€ en 2003, 7,4 M€ en 2004 et 8,5 M€ en 2005) ».
Mais la chambre s’inquiète : « Le financement des investissements de la ville reste équilibré mais dépend largement des cessions d’actif, ressources dont la pérennité n’est évidemment pas acquise. » En clair, nous avons gonflé artificiellement nos capacités financières en vendant tous nos terrains et nous n’avons plus de terrains aujourd’hui.

Comment financer les équipements nécessaires à l’arrivée des nouveaux habitants alors ?

La chambre répond que « la commune dispose encore de marges de manœuvre fiscales et d’endettement ». En clair, la ville n’a plus d’autre choix qu’augmenter les impôts ou s’endetter. Nous n’avons cessé de répéter depuis des années que nous aurions du recourir de manière modérée à l’emprunt pour financer les équipements lourds. Nous n’avons reçu que sarcasmes et mépris à nos remarques.

Pourtant, visiblement « gêné aux entournures » sur cette question, le Maire a finit par reconnaître dans le débat que la ville ferait à l’avenir appel à « l’emprunt de manière raisonnable ». Encore une fois, nous ne nous étions pas trompés.

La chambre s’arrête ensuite sur le bilan des ZAC. La ZAC du Collège et celle du Cœur de Ville, révèlent un bilan financier final positif mais « la réussite de l’opération s’est néanmoins faite aux prix d’une très importante révision à la baisse du programme d’équipements publics (6 équipements publics programmés en
2003 contre 11 en 1992 !).

Pourtant avec 20 % d’augmentation de la population, des besoins nouveaux en équipements publics sont cruellement attendus.

2. Une gestion municipale contrastée

Concernant l’audit des services municipaux passé en 2005, la CRC relève que « la mission d’accompagnement qui n’avait pas été prévue à l’origine, ne pouvait, sans doute, une fois la première phase de l’audit achevé, être confiée à un autre intervenant ; Une telle situation ne mettait guère la commune en position favorable pour négocier le prix (156 000 euros qui semble en tout état de cause élevé et représente plus de trois fois le coût de la prestation initiale( 47 000
euros) »

Les délégations de service public (marché forain, parking du centre-ville, restauration scolaire) appellent de nombreuses remarques de la part de la CRC dans la mesure où la collectivité assume le plus souvent seule les responsabilités et les risques du contrat. Elle fait également remarquer le manque d’anticipation, de prévoyance et les durées exceptionnellement longues des délégations.

L’exemple le plus marquant est celui de la restauration scolaire. « la concession de 1991 fait peser sur la ville l’essentiel des risques […] S’agissant des impayés le risque restait entièrement supporté par la commune ».
En 2006, le contrat a été réexaminé et la chambre estime que pour le concessionnaire « son risque d’exploitation reste très faible alors que les risques supportés par la commune restent réels ».

Le rapport conclue ensuite à des difficultés dans la maîtrise de la commande publique, étonnant pour des gestionnaires qui se veulent « irréprochables ». Le suivi des marchés et des procédures laisse à désirer. C’est ainsi que le coût de la ferme des enfants est passée de 700 000 à plus de 2M€ soit presque le triple.

samedi 25 novembre 2006

Intervention de Pascal BUCHET - Rapporteur de la commission Finances et fiscalité locales de l’AMF - Maire de Fontenay-aux-Roses - Conseiller général des Hauts-de-Seine - Congrès des Maires – jeudi 23 novembre 2006

Nouvelle_image_2Je voudrais tout d’abord dire Merci à Philippe Laurent pour son franc parler. Pour ceux qui le connaissent un peu : On ne peut le taxer d’opposant au gouvernement, il appartient à sa majorité ; ni d’incompétent, il est un professionnel reconnu des finances locales.

Alors, avouez que si un élu comme Philippe Laurent dénonce aussi vigoureusement la politique gouvernementale en direction des collectivités locales, c’est qu’il y a un vrai malaise et une réelle perte de confiance entre les maires et le gouvernement ! même le Ministre Jean-François Copé l’a reconnu mais ses réponses embarassées voire ses non-réponses ne nous ont pas convaincus. Contrairement à ce qu’a dit le Ministre, ce n’est pas un dialogue de sourds entre les maires et le gouvernement qui en est à l’origine, c’est en réalité en raison du double langage de l’Etat !

Il faut tenir un langage de vérité. C’est ce que nous dénonçons ensemble à cette tribune année après année est partagé par l’immense majorité d’entre vous comme nous le disent nos collègues de la commission des finances et fiscalités locales dont j’ai l’honneur d’être le modeste rapporteur.

Oui tu as raison Philippe de rappeler que « Toutes choses égales par ailleurs, les dépenses des communes augmentent deux fois plus vite que l’inflation » et que les communes vont pour la 5ème année consécutive devoir absorber une perte du pouvoir d’achat de la DGF forfaitaire chiffrée à 10%. Voilà un effet ciseau qui nous conduit tout droit dans le mur. Et ne soyons pas dupes de la pause opérée pour 2007 pour nous amuser le temps d’une année électorale.

Lire la suite "Intervention de Pascal BUCHET - Rapporteur de la commission Finances et fiscalité locales de l’AMF - Maire de Fontenay-aux-Roses - Conseiller général des Hauts-de-Seine - Congrès des Maires – jeudi 23 novembre 2006" »

samedi 01 avril 2006

Conseil Municipal du Plessis Robinson - Séance du 30 mars 2006 - Nouveau déni de démocratie - Pemezec - Villepin : la démocratie bafouée !

A l’instar du gouvernement Villepin pour le Contrat Première Embauche (CPE), le Maire du Plessis Robinson pratique au sein du Conseil Municipal les méthodes du Premier Ministre : autoritarisme, démagogie et désinformation…

Lors de la dernière séance du Conseil, ce ne sont pas moins de six points sur les trente à l’ordre du jour qui nous ont été remis ou modifiés le soir même, à l’ouverture du Conseil, c'est-à-dire 20% des délibérations dont nous devions discuter et que nous devions voter. Dans ces conditions, il est impossible pour les élus d’opposition de pouvoir réellement et sereinement travailler nos dossiers et préparer nos interventions et questions.

Plus grave, deux points fondamentaux de la politique municipale et qui engagent l’avenir de la ville, faisaient partie de ces délibérations modifiées :

• Le PLU (Plan Local d’Urbanisme) : aucune information concrète et précise ne nous était donnée dans le dossier préparatoire du Conseil Municipal et ce n’est qu’à l’ouverture des débats, à 19h30 que nous avons découvert les documents. Impossible dans ces conditions de travailler et de faire des propositions pour l’ensemble des Robinsonnais.

• Le budget primitif 2006 : là aussi, les chiffres transmis aux conseillers municipaux ont été pour certains modifiés. Ni la Maire-adjointe aux finances, ni aucun membre des services municipaux, n’ont pris la peine d’en informer l’élu de l’opposition membre de la commission des finances. De plus, la présentation du budget en séance ne correspondait pas aux documents distribués aux élus. Amateurisme ou volonté délibérée ?

L’ensemble des conseillers municipaux d’opposition, après s’être copieusement fait insulté par le Maire a quitté la séance du Conseil. Une fois de plus, le Maire fait en sorte que le climat soit détestable au Conseil, faussant le véritable débat démocratique dont notre ville a tant besoin.

Les élus de la liste Le Plessis Robinson pour Tous
Christophe LEROY, Anne-Marie BRIERE,
Béatrice MAUBRAS, Michel HURPEAU,
Benoît MARQUAILLE

juillet 2009

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