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jeudi 03 avril 2008

Appel de Sauver le Darfour - Manifestation samedi 5 avril 2008 à 14h00

L'ancien secrétaire général adjoint de l'ONU en charge des affaires humanitaires, Jan Egeland, a récemment confirmé que des dizaines de milliers de personnes supplémentaires sont mortes depuis qu'il a avancé le chiffre de 200.000 en 2006. Une augmentation qu'il impute entre autres à l'accroissement dramatique du nombre de personnes affectées par le conflit et l'intensification récente des combats.

L’horreur se poursuit au Darfour et ni l’Eufor, ni la MINUAID (les Casques bleus et l’Union Africaine) ne sont suffisamment nombreux pour pouvoir réellement s’interposer.

Afin de demander l’arrêt des massacres, l’application des résolutions de l’ONU et en particulier l’interdiction de survol du Darfour, le désinvestissement économique au Soudan, l’arrêt du soutien de la Chine à Khartoum, nous vous invitons à manifester à nos côtes :

Rendez vous, Ce Samedi 5 avril 2008 à 14h00 au 6 rue Colonel Combes 75007 Paris en vue d’une Marche jusqu’au Mur de la Paix.

Deux jours avant l’arrivée de la Flamme olympique à Paris exigeons de Pekin de lâcher son allié soudanais. A cette fin, portons tous une tenue de sportif à cette manifestation.

Comptons sur votre présence,

(Venez nombreux, merci de relayer l’information)

Amicalement,
Mahor

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Mahor Chiche
Président de Sauver Le Darfour
06 16 01 73 40
contact@sauverledarfour.org

jeudi 27 septembre 2007

Soutenons la mobilisation civique en Birmanie

Arton3900101x137Les mouvements de protestation qui ont commencé il y a un peu plus d’un mois en Birmanie sont en train de prendre une ampleur sans précédent depuis le grand mouvement démocratique de 1988, qui avait été durement réprimé. RéSo soutient cet élan contre la dictature birmane.

La Birmanie n’a pas toujours vécu dans la dictature. En 1990, des élections libres furent organisée et remportées à plus de 80 % par la Ligue nationale pour la démocratie de Aung San Suu Kyi.

Mais, la nouvelle junte ne donna jamais le pouvoir à l’opposition et à celle qui est devenue depuis Prix Nobel de la Paix.

Depuis, le pays est dirigé avec fermeté par un groupe de généraux, officiellement unis, mais en perpétuelle lutte interne pour le pouvoir.

L’augmentation du prix des carburants le 15 août 2007 par le régime du généralissime Than Shwe a provoqué une vive colère dans la population.

Depuis le 19 août, les manifestations se succèdent et 24 septembre, plus de 100000 personnes ont participé au défilé mené par des moines bouddhistes à Rangoun. D’autres manifestations rassemblent des dizaines de milliers de personnes à travers le pays.

Devant l’ampleur de la situation, la junte au pouvoir a menacé le 24 septembre 2007 de "prendre des mesures" contre les moines bouddhistes. Immédiatement, le Dalaï Lama, leader spirituel tibétain et autorité morale du bouddhisme, a apporté son "plein soutien" aux moines manifestant à Rangoon et appelé la junte militaire à ne pas faire usage de la force.

Rappelons qu’en 1988, la junte militaire n’avait pas hésité à tirer sur les manifestants, faisant 3000 morts !

La communauté internationale doit donc se mobiliser massivement aux côtés de ces combattants de la liberté et soutenir Aung San Suu Kyi.

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Voir la campagne soutenue par RéSo et le clip vidéo.

Portrait de Aung San Suu Kyi, grande figure de la résistance birmane à la junte militaire au pouvoir.
Extraits du discours écrit par Mme Aung San Suu Kyi et prononcé le 21 novembre 1994 à Manille.

mardi 22 mai 2007

Qui osera s’attaquer aux vrais coupables ?

« Darfour. Un nom qui sonne comme un aveu d'impuissance collective mâtinée de compassion ». Tels sont les mots de Bernard Kouchner, le tout nouveau ministre des affaires étrangères, en décembre 2006 pour qualifier l’échec de la communauté internationale dans le drame du Darfour, et d’appeler la France à « rompre aussi avec l'impuissance masquée de rodomontades et les atermoiements qui nous tiennent lieu de doctrine diplomatique depuis dix ans ».

L’opinion publique française commence à se mobiliser pour le Darfour et les propositions de sortie de crise fusent de toutes parts, étalant au grand jour les différences de vue entre les organisations humanitaires et l’association Urgence Darfour.

Le collectif Urgence Darfour, après avoir longtemps demandé l’intervention des Casques bleus de l’ONU, réclame depuis le mois de mars l’intervention d’une force d’interposition de l’Union européenne au Darfour.

Les ONG Médecins Sans Frontières (MSF), Action Contre la Faim (ACF), et plus récemment Médecins du Monde, mettent en garde contre toute intervention militaire, car il serait « à craindre que l’invasion de l’ouest soudanais se solde par un bain de sang qui n’épargnera pas les civils, (…) sans compter qu’une telle intervention conduira inévitablement à l’effondrement des programmes d’assistance » qui mobilisent 13 000 humanitaires, dont 1000 expatriés (500 français) et 12 000 employés soudanais. Ces avertissements doivent être pris en compte.

Pourtant, comme le souligne MSF, si « les secours remplissent leur objectif premier : fournir une assistance vitale à plus de deux millions de personnes et éviter une catastrophe », ces déplacés « sont dans une très grande précarité. Ils ne circulent en dehors des camps qu'au risque de se faire attaquer ». C’est dire les dangers auxquels sont exposés les darfouris qui ne vivent pas dans les camps, et qui meurent au rythme de 10 000 personnes par mois.

C’est le sens des propos de Bernard Kouchner qui affirmait que « les camps de réfugiés ne suffisent pas », et de souhaiter qu’ « à partir du Tchad, avec l'accord du gouvernement de N'Djamena, qu'il nous faut convaincre, des volontaires du secours (puissent) établir un corridor humanitaire sécurisé par la communauté internationale et ravitailler en vivres et en médicaments les populations isolées et terrorisées qui survivent encore. Sinon, dans quelques années, nous nous demanderons pourquoi nous n'avons pas fait assez. »

La contradiction est pourtant là : d’un coté les ONG qui refusent toute intervention militaire intempestive au Darfour, dépendantes qu’elles sont du régime de Khartoum pour mettre en œuvre leurs programmes humanitaires, indispensables à la survie de deux millions et demi de réfugiés, et de l’autre la nécessité d’agir pour porter secours aux darfouris qui meurent en silence en dehors des camps.

Pour l’association Sauver Le Darfour, il n’y a jamais rien eu à attendre ni de l’ONU, immobilisée par un double veto, chinois et russe, ni encore moins de l’Union africaine, dont le Soudan lui-même est membre.

L’intervention des 20 000 Casques bleus prévue par la résolution 1706 du 31 août 2006 du Conseil de sécurité de l’ONU serait évidemment souhaitable. Pour autant, elle reste aujourd’hui subordonnée à un très improbable accord de Khartoum, et comme le souligne MSF, à supposer qu’une telle force de l’ONU puisse se déployer, compte tenu de l’étendue du Darfour, elle pourrait difficilement empêcher les milices pro-gouvernementales d’attaquer les villages isolés.

En dépit de 11 résolutions de l’ONU votées en quatre ans, le régime de Khartoum se joue de la communauté internationale et poursuit le massacre.

Il ne faut donc pas se tromper de cible en se limitant au Darfour. Ici, c’est la dictature en poste à Khartoum qui est en cause, cette junte issue d’un coup d’Etat en 1989 et qui, avec la guerre au Sud-Soudan, a causé près de deux millions et demi de morts en dix-huit ans, soit plus encore que le régime sanguinaire cambodgien de Pol Pot. Trop c’est trop !

Pour se donner des chances de parvenir à une paix durable dans la région, c’est à une démocratisation de l’ensemble du Soudan qu’il faut œuvrer. Pour cela, une mobilisation ferme de la communauté internationale est nécessaire.

Déjà, le 9 mai dernier, la menace à peine voilée de 107 des 435 députés de la chambre des représentants américaine de boycotter les Jeux olympiques de Pékin, allié vital de Khartoum, a incité la Chine à nommer un représentant spécial pour le Darfour.

La France doit donc prendre l’initiative de réunir une conférence internationale d’Etats volontaires, afin d’envisager tous les moyens diplomatiques pour parvenir rapidement à la démocratisation du Soudan, y compris en rassurant la Chine sur ses approvisionnements en pétrole soudanais.

Le peuple soudanais aspire à la vie et à la liberté. Nous avons les moyens de l’y aider.

Michaël CHETRIT et Mahor CHICHE

* Respectivement Secrétaire national et Président de l’association Sauver Le Darfour, SLD
www.sauverledarfour.org

lundi 16 avril 2007

DARFOUR : FAUT-IL INTERVENIR ? PAR DANTE SANJURJO

Les pressions pour une opération militaire au Darfour s’accentuent à l’occasion de la campagne présidentielle. Mais les ONG actives sur place n’y sont pas forcément favorables. Explications. Faut-il envoyer des troupes au Darfour ? Avec quels objectifs militaires, dans quel cadre politique et dans quel délai ? Les populations de cette province rebelle de l’ouest du Soudan sont victimes depuis 2003 de meurtres, de viols, de tortures, de pillages, de destructions de villages, de déplacements forcés. Les estimations font état de 300 000 à 400 000 morts et de plus de deux millions de déplacés.

Le 20 mars, à l’occasion d’un meeting organisé par le comité Urgence Darfour à la Mutualité, à Paris, Ségolène Royal, François Bayrou, Nicole Guedj (pour Nicolas Sarkozy) et Dominique Voynet ont signé un Acte d’engagement pour le Darfour. Celui ou celle qui présidera la France dans quelques semaines promet ainsi d’exercer de fortes pressions sur le gouvernement de Khartoum pour qu’il cesse ses « crimes contre l’humanité », d’oeuvrer au sein de l’ONU pour l’envoi de Casques bleus déploiement que Khartoum refuse et de donner mission aux contingents français au Tchad et en République centrafricaine de protéger les réfugiés des raids menés par des milices soudanaises. Le futur Président s’engage aussi à « user de toute son influence pour rendre possible une action européenne de protection des populations civiles du Darfour ».Parallèlement, l’association lance une pétition auprès des chefs de gouvernement et des institutions de l’Union européenne, précisant les objectifs d’une telle force.

« En quatre ans, rappelle le texte, dix résolutions ont été votées par les Nations unies sans aucun résultat concret sur le gouvernement de Khartoum. [...] En droite ligne avec la résolution 1706 du Conseil de sécurité de l’ONU, les États européens doivent envoyer immédiatement une force d’interposition ayant pour mandat de protéger effectivement les populations d’un massacre généralisé [et] de mettre en place des corridors humanitaires sécurisés permettant aux organisations d’accéder à l’ensemble des populations nécessitant une aide vitale. »

Dans son reportage « Choses vues au Darfour », publié par le Monde le 12 mars, Bernard-Henri Lévy propose de son côté d’armer les rebelles : « Si nous sommes incapables d’arrêter le massacre, si nous n’avons ni le pouvoir ni surtout la volonté de sanctionner le régime terroriste du Soudan, si nous n’osons même pas faire pression sur la Chine, son alliée au Conseil de sécurité, pour qu’elle accepte le principe d’un envoi de Casques bleus, ne devrions-nous pas, au moins, aider ceux qui défendent ces gens et le font les armes à la main ? » La mobilisation du philosophe a cependant des ressorts surprenants. « J’ai vu, en fin de compte, peu de mosquées dans ce Darfour dévasté [...], écrit-il. Et l’idée me vient que c’est peut-être là, après tout, un autre trait de cette guerre et une autre raison, surtout, de se mobiliser : islam radical contre islam modéré [...] ; au coeur de l’Afrique, dans les ténèbres de ce qui peut devenir, si nous ne faisons rien, le premier génocide du XXI e siècle, un autre théâtre pour le seul choc des civilisations qui tienne, et qui est celui, nous le savons, des deux islams. »Par ailleurs, si l’envoi de troupes d’interposition prêtes à user de la force pour protéger les civils semble s’imposer, si les précédents de l’inaction de la communauté internationale au Rwanda et en Bosnie plaident pour une réaction rapide, les solutions efficaces sont complexes, selon les ONG qui travaillent sur place.

Après avoir décrit « l’enfer » dans lequel agissent les acteurs humanitaires, « témoins d’une violence inouïe, parfois victimes dans leur chair de cette même violence » sur « les terres riches de la province du Darfour [qui] ont fait place à un désert vidé de ses paysans », Denis Metzger, président d’Action contre la faim, s’interroge. « Personne ne peut moralement se satisfaire des résolutions votées par les Nations unies et restées lettres mortes, ou de la mobilisation de quelque 7 000 soldats de l’Union africaine, cantonnés à un rôle humiliant de spectateurs. Mais, si le statu quo n’est pas acceptable face à pareille tragédie humanitaire, les mesures proposées ne doivent en aucun cas compromettre la sécurité des populations et les efforts d’assistance. Le sursaut d’intérêt manifesté ces dernières semaines en France est d’autant plus justifié que la situation s’aggrave au Darfour. Mais les appels répétés à un interventionnisme musclé pourraient s’avérer contre-productifs. Considérant les expériences passées en Somalie, en République démocratique du Congo ou plus récemment en Irak, on peut s’interroger sur l’efficacité d’une intervention militaire internationale sans cadre négocié et sans accord de paix préalable. »Dans un article intitulé De mauvaises réponses à de bonnes questions, Gabriel Trujillo, responsable adjoint des programmes de Médecins sans frontières dans l’ouest du Darfour, est plus virulent. « Les questions de protection et d’assistance des populations se posent de manière aiguë, affirme-t-il ; malheureusement, les réponses proposées par Urgence Darfour et un certain nombre de personnalités politiques sont mauvaises. Pour commencer, la description qu’ils font de la situation ne correspond pas à la réalité que j’ai observée sur le terrain. Et l’intervention armée, souvent présentée comme une solution miracle, pose en fait de nombreuses questions. Face au refus du régime soudanais, elle revient à lui déclarer la guerre. Intervenir militairement, au nom du bien-être des populations, se solde souvent par un très grand nombre de victimes parmi les civils et rend par ailleurs très difficile, voire impossible, la mise en oeuvre de secours comme en Afghanistan ou en Irak.

Quant aux corridors humanitaires, c’est une proposition absurde : une aide massive existe déjà, mise en oeuvre par une dizaine de milliers de travailleurs humanitaires. Cette campagne, à l’instar de celle qui a été lancée aux États-Unis, intervient au moment d’une importante échéance électorale. Je crains que la cause du Darfour ne soit finalement qu’un faire-valoir dans la campagne présidentielle. » D’autant que, selon MSF, les massacres de grande ampleur et les risques d’épidémie et de famine ne sont plus d’actualité depuis 2004.

Mahor Chiche, président du collectif Sauver Le Darfour, est favorable à une intervention militaire, ou plutôt à son principe. « C’est une question d’agenda, explique-t-il. La voie diplomatique n’a pas été épuisée, il faut d’abord la renforcer, en convoquant une conférence internationale intégrant la Chine dans le front de la communauté internationale, en lui proposant d’arrêter sa politique d’obstruction en échange du maintien de ses positions pétrolières au Soudan. Dans ce cas, garder la possibilité d’une intervention militaire est important pour que la pression diplomatique soit crédible. » Celle-ci pourrait aboutir car le régime de Khartoum est fragile : c’est un gouvernement islamiste soutenu par une petite minorité. « La question du Darfour est politique, c’est celle du partage des terres, des richesses et du pouvoir au Soudan, poursuit Mahor Chiche. Une question politique appelle une réponse politique. » D’où l’urgence de parvenir à mettre autour d’une table l’ensemble des parties prenantes du conflit.

jeudi 22 mars 2007

Darfour: Ségolène Royal propose de faire pression sur la Chine avant les J.O

PARIS, 21 mars 2007 (AFP) - La candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a proposé mardi lors de la soirée organisée par Urgence Darfour de "faire pression avant les Jeux olympiques" sur la Chine, qui s'oppose à des sanctions et des résolutions contraignantes au sein du Conseil de sécurité.
"Les Chinois nous dit-on s'opposeront à toute sanction" contre le Soudan, a déclaré Mme Royal, très applaudie lors de toute son intervention à la Mutualité. "C'est le moment de faire pression avant les jeux olympiques de Pékin" prévus en 2008.
"Un génocide se déroule sous nos yeux dans un silence assourdissant et comme pour le Rwanda, le silence est déjà une forme de complicité", a-t-elle dénoncé. "Nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas"
"Il faut en finir avec la coupable immobilité de la politique africaine de la France", a-t-elle ajouté, précisant qu'en cas d'élection elle "changerait en profondeur la politique de la France à l'égard de l'Afrique, le pays où je suis née".
Selon la candidate socialiste qui a signé l'engagement en huit points soumis aux candidats par le collectif Urgence Darfour "il ne faut plus que la France reçoive sur son sol les responsables du massacre au Darfour. C'est indigne de les avoir reçus".
La France doit également selon elle agir pour que le Conseil de sécurité vote une résolution contraignante avec des sanctions sous l'égide du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies pour protéger les victimes.
"Je veux que la France et l'UE se rejoignent pour exiger des actions immédiates. Dès à présent, nous pouvons assurer la sécurisation des camps de réfugiés au Tchad et en Centrafrique grâce à une force internationale. Commençons donc par une force européenne", s'est-elle exclamée.
"Nous définirons d'autres politiques pour qu'il y ait des actions de prévention et que plus jamais des génocides puissent se dérouler sous nos yeux sans que l'Europe ne réagissent".

jeudi 08 mars 2007

La vérité sur EADS, par Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn

Tribune publiée dans Le Monde :

La crise que traverse Airbus constitue un enjeu majeur pour l'Europe et pour la France. C'est vrai du point de vue industriel comme du point de vue social, territorial et même symbolique. C'est pourquoi Ségolène Royal a eu raison de prendre l'initiative en lançant, dès le 3 mars, un débat public sur l'avenir d'Airbus. De même, était-il opportun d'aller discuter avec Angela Merkel, notre partenaire allemand.

Nicolas Sarkozy s'évertue, lui, à obscurcir le débat. Il a changé de position sur le rôle de l'Etat, prônant d'abord son désengagement, acceptant ensuite son intervention. Il a aussi tenté de se décharger de ses responsabilités, mettant en cause, avec son collègue ministre des finances Thierry Breton, pour seule explication de la crise actuelle le "pacte d'actionnaires" à l'origine de la création d'EADS.

La déformation de la réalité devenant insupportable, et ayant été dans nos fonctions gouvernementales à l'origine de la création d'EADS, nous voulons rétablir la vérité. En 1999, la question qui était posée était de savoir s'il fallait ou non faire EADS. Nous avons considéré que tel était l'intérêt stratégique de la France et de l'Europe. Pourquoi ? Parce que la dispersion et la division de l'industrie aéronautique étaient telles que nous encourrions le risque de sa marginalisation, voire, à terme, de sa disparition.

Il a donc fallu rassembler. Rassembler le public et le privé. Rassembler la France et l'Allemagne, mais aussi le Royaume-Uni et l'Espagne. Et pour ce faire, il a fallu rassurer, notamment nos partenaires allemands qui imaginaient mal participer à un ensemble où l'Etat français serait présent. Ils ont fini par l'accepter. Tel était l'objet du "pacte d'actionnaires", qui instaurait un équilibre entre les différentes parties, que la majorité d'alors, mais aussi le président Jacques Chirac et l'opposition de l'époque ont approuvé, et sans lequel il n'y aurait tout simplement jamais eu d'EADS ni évidemment, dans ces conditions, d'A380.

Par contre, on peut légitimement se demander si, depuis 2002, l'Etat a correctement rempli le rôle d'actionnaire qui est le sien. La réponse est non, et même doublement non : il n'a pas fait ce qu'il devait faire et il a fait ce qu'il ne devait pas faire. D'abord, l'Etat n'a pas exercé sa mission de contrôle. Il est resté inerte face aux erreurs de gestion - les retards de l'A380, les difficultés de l'A350. La responsabilité du pouvoir est lourde.

Ensuite, et c'est sans doute pire encore, l'Etat a contribué à déstabiliser le groupe. Au plus haut niveau de l'Etat, on a alimenté une guerre franco-française entre les dirigeants d'Airbus et d'EADS, contre l'avis même du groupe Lagardère. On en paie aujourd'hui la facture.

On nous dit que le pacte d'actionnaires initial ne pouvait durer toujours. Sans doute ! Et ce n'est pas une grande découverte. Mais alors pourquoi, en cinq ans, les gouvernements de droite successifs n'ont-ils pas entrepris de modifier ce pacte que le candidat de l'UMP fustige aujourd'hui ?

Incapable dans le contrôle de la gestion courante, immobile dans la stratégie, seulement préoccupée de questions de personnes, sans parler des scandaleuses stock-options, la majorité sortante n'a pas servi l'intérêt de la France.

Aujourd'hui un plan de redressement est nécessaire. Mais il faut qu'il soit remis à plat et discuté dans un dialogue franc avec les organisations syndicales.

Et demain ? Rien ne se fera sans une grande négociation, et d'abord entre Français et Allemands, car il faut, bien sûr, faire évoluer la question de l'actionnariat. C'est vrai de l'actionnariat public, au centre des débats de ces derniers jours. Mais il existe aussi, et peut-être même d'abord, une crise de l'actionnariat privé qu'il est urgent de résoudre, soit par un réengagement des actionnaires actuels, soit par l'arrivée de nouveaux actionnaires.

Evidemment, il faudra aussi régler la question de la direction de l'entreprise. Le montage bicéphale, indispensable pour commencer, n'a sans doute pas vocation à durer. Encore faut-il créer les conditions pour en sortir. Cela passe par une relation de confiance à rebâtir entre tous les acteurs.

Le bilan est simple. La gauche a fait EADS. Depuis 2002, la droite n'a rien fait avancer. Ce sera à la gauche, demain, de veiller à ce grand projet européen pour relancer une magnifique industrie et recréer des emplois. Tel est aussi l'un des enjeux du scrutin présidentiel.

lundi 19 février 2007

Sauver Le Darfour - MEETING LE 1ER MARS 2007 a 20h00 à BOULOGNE BILLANCOURT

DarfourboulogneBientôt 4 ans de guerre et déjà plus de 300 000 morts, trois millions de déplacés et les ONG menacées sont contraintes au départ. Ban Ki Moon a succédé à Kofi Annan à la tête de l’ONU mais la paralysie onusienne et les négociations stériles avec Khartoum sont toujours préférées à l’action.

Le 24ème sommet France Afrique à Cannes aurait pu servir de lieu de mobilisation, de négociation, pour le Darfour, il s’est finalement achevé sans solution pour le Darfour (cf article ci-dessous).

Le mini sommet organisé (en parallèle) par la France sur le Darfour a accouché quant à lui d’un énième vœu pieu : selon lequel que le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine s’engagent à respecter les souverainetés et à ne pas soutenir les mouvements armés.

Le conseiller du président soudanais, Ghazi Salaheddine, ne s’y est pas trompé : selon lui « Il ne s'agit pas d'un nouvel accord qui comporte de nouvelles obligations, étant donné qu'il reprend ce qui a déjà été convenu entre les trois pays ».

La diplomatie s’active pour protéger la souveraineté de ces Etats, l’armée française est capable d’intervenir pour protéger ses alliés et intérêts de la France, mais les populations civiles du Darfour massacrées ne méritent même pas une conférence internationale !

Logique : la priorité des diplomates est d’éviter la déstabilisation régionale, celle des peuples est l’arrêt du génocide et la solidarité avec les populations civiles.

C’est pourquoi Sauver Le Darfour a appelé la France à prendre l’initiative d’organiser une Conférence internationale sur le Darfour pour résoudre la crise. Cette conférence viserait à organiser un front uni de la communauté internationale au Soudan, à convaincre la Chine de cesser d’empêcher des sanctions vis-à-vis du régime de Khartoum et à exiger le retour à la Démocratie.

Les récentes déclarations du Président de la République, et des candidats Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy montrent que le Darfour devient un élément du débat public. Si la compassion et la condamnation des atrocités est unanime, les solutions proposées demeurent inopérantes.

Il est donc essentiel de poursuivre la mobilisation citoyenne en faveur du Darfour, de faire œuvre de pédagogie, d’interpeller l’ensemble des candidats à la présidentielle et les pouvoirs publics sur l’importance de cette crise et le rôle déterminant que la France pourrait jouer dans son règlement.
La pression diplomatique sur Khartoum doit contraindre le Soudan a accepté le déploiement d’une force internationale.

La rédaction d’articles, la parution d’affiches, la vente de bracelets et de badges en faveur du Darfour, l’organisation de conférences, de meetings et de manifestations demeurent essentielles pour convaincre nos décideurs d’agir !

Sauver Le Darfour vous invite à multiplier les initiatives dans vos localités et pour ceux qui le peuvent à vous rendre au :

MEETING DU 1ER MARS 2007 a 20h00 à BOULOGNE BILLANCOURT - Espace LANDOWSKI , 28 avenue Andre Morizet, Métro Marcel Sembat.

DE NOMBREUSES PERSONNALITES PROPOSERONT LEURS SOLUTIONS POUR LE DARFOUR !

Merci de diffuser l’invitation au meeting :
Téléchargement darfourboulogne.JPG

Amicalement,

Mahor Chiche,
Président de Sauver Le Darfour SLD
06 16 01 73 40
contact@sauverledarfour.org

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"Les précédents accords sont restés lettre morte", Mahor Chiche, Président de Sauver Le Darfour
NOUVELOBS.COM | 16.02.2007 | 18:15

Que se passe-t-il exactement au Darfour ?

- L’Ouest du Soudan, le Darfour, s’est senti lésé par l’accord de paix qui a mis fin à la guerre entre le Nord et le Sud du pays, qui a duré 20 ans et fait 2 millions de morts. Persuadés que seules les armes permettent une répartition équitable des richesses du Soudan, une rébellion a éclaté en février 2006, qui a déclenché le véritable génocide se déroulant aujourd’hui. 300.000 personnes y ont trouvé la mort, et il y a trois millions de déplacés, soit la moitié de la population de la région. 500.000 personnes dépendent de l’aide humanitaire internationale.
Ce sont les janjawids, miliciens islamistes à cheval armés de Kalachnikovs, soutenues par les bombardements aériens de l’armée soudanaise, qui mènent des raids sur les populations agricoles noires, recourant notamment au viol systématique. Les conditions de vie sont inhumaines. Plusieurs résolutions ont été votées à l’ONU, le Soudan a signé plusieurs accords, mais aucun n’a jamais été respecté. Il devrait y avoir 17.000 casques bleus et 3.000 policiers au Darfour, mais le Soudan invoque la souveraineté nationale pour refuser leur intervention. Il y a certes 7.000 soldats de l’Union Africaine, mais l’ONU devait envoyer des experts militaires, seuls 30 sont sur place, ainsi qu’une mission du conseil des droits de l’Homme, dont les membres attendent toujours leurs visas.

Quels sont les enjeux de cette conférence en marge du sommet France-Afrique? Quelle peut être la portée de l'accord qui y a été signé ?

- L’Afrique, au moment de la décolonisation, a été découpée arbitrairement sans tenir compte de la répartition des peuples. De ce fait, les différentes ethnies de cette région sont à cheval sur le Tchad, la République centrafricaine et le Soudan, et chacun de ces pays soutient des milices rebelles chez les autres. L’enjeu de cette conférence n’était aucunement de régler la question du Darfour, mais simplement d’éviter la "contagion" aux pays voisins. Les régimes en place au Tchad ou en République centrafricaine ne doivent leur maintien qu’à l’intervention de l’armée française, lorsque les milices soutenues par le Soudan ont pénétré très loin dans leurs territoires. De plus, les centaines de milliers de déplacés se sont réfugiés dans ces pays frontaliers, poursuivis par les milices janjawids.
En d’autres termes, cette conférence n’avait pour but que de maintenir la stabilité dans la région, sans traiter le drame du Darfour en soi. L’accord qui a été signé n’aura pas plus de portée que les précédents, qui sont restés lettre morte. Les dirigeants des pays présents n’ont aucune confiance entre eux. Chaque régime va continuer à soutenir ses tribus localisées dans les pays voisins. Par exemple, le président du Tchad est Zaghawa, soit le même peuple qui se fait massacrer au Darfour. Comment penser qu’il va cesser de les soutenir?

On parle beaucoup de l'Irak, du Proche-Orient, mais très peu du Darfour. Pourquoi ?

- Jusqu’en 2005, c’était le silence total dans tous les médias. Depuis, la presse écrite semble un peu plus s’intéresser au Darfour, bien que les articles à ce sujet donnent plus dans le compassionnel que dans l’analyse, et on parle toujours trois fois plus du Liban ou du conflit israélo-palestinien. En ce qui concerne la télévision, c’est bien simple : depuis septembre 2006, France 2 a diffusé deux sujets reprenant les mêmes images datant de 2004, et pour TF1, Canal + et M6, c’est zéro. Pas une seule seconde.
A la décharge des journalistes, ce n’est pas un conflit facile à traiter : même les humanitaires, comme Médecins du Monde, sont contraints de quitter la région.
Ceci dit, en Irak, ils y arrivent.
Le problème, c’est que le Darfour n’est pas considéré comme vendeur (même si aux Etats-Unis, les audiences augmentent lorsqu’on en parle). Même la mobilisation en France sur la question du Darfour n’est pas traitée par les médias. Personne ne parle des meetings que nous organisons. Nous avons lancé une campagne d’affiches interpellant Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, mais aucun journaliste ne leur a posé de question à ce sujet. Lorsque le chef des rebelles au Darfour a lancé à Paris un vibrant appel à la communauté internationale, seule une trentaine de journalistes se trouvait à la conférence de presse.

Propos recueillis par Paul-Aimé Drouhin
(le vendredi 16 février 2007)

jeudi 08 février 2007

L’Union européenne au Darfour : derniers recours ?

SdlogoPar Mahor Chiche et Emmanuel Dupuy
Président de Sauver Le Darfour (SLD) et Président de l’Institut Prospective et Sécurité de l’Europe (IPSE)

A l’appel de l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, de la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Louise Arbour, et sur demande des États de l’Union européenne (UE), les 47 membres du tout nouveau Conseil des droits de l’homme ont décidé d’envoyer une nouvelle mission d’enquête « pour évaluer la situation des droits de l’homme au Darfour », trois ans après la première mission, fin 2004, qui avait accusé le gouvernement soudanais de « crimes contre l’humanité ».

Pour Kofi Annan, le Darfour, cette province de l’ouest du Soudan, est « l’enfer sur terre ». Depuis février 2003, les milices Janjawids soutenues par le régime islamiste de Khartoum, attaquent les rebelles, sèment la terreur et massacrent les populations civiles des tribus musulmanes agricoles noires (non arabes) dites « africaines ». Le conflit du Darfour avait déjà fait plus de 300 000 morts, 3 millions de réfugiés et de déplacés et privé 500 000 personnes de toute aide humanitaire (selon Human Rights Watch en 2006). Ni les accords de paix scellés à Abuja en mai 2006, ni le renforcement des contingents de l’Union africaine (dans le cadre de la mission de l’Union africaine au Soudan, AMIS), ni le vote d’une énième résolution onusienne qualifiant les actes du régime soudanais de « crimes de guerre et de crimes contre l’humanité », n’ont mis fin à la catastrophe humanitaire.

Pas plus d’ailleurs que les appels répétés de la Cour pénale internationale (CPI), qui a d’ores et déjà dressé une liste de 51 personnes qu’elle souhaiterait voir déférer, ou ceux du Programme alimentaire mondial (PAM) qui estime à plus de 700 000 millions de dollars l’aide nécessaire pour nourrir les Soudanais. L’enfer brûle toujours et s’étend au Tchad et à la République centrafricaine.

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mercredi 07 février 2007

Europe : faire entendre notre voix, par Dominique Strauss-Kahn

Il faut prendre la mesure de l'événement, considérable. Le 26 janvier, pour la première fois depuis cinquante ans, les principaux pays européens se sont réunis sans la France pour évoquer l'avenir de l'Europe.

Pendant ce temps, la France se tait. Après un accès de courroux, ou de mauvaise humeur, elle tente de minimiser la rencontre. De faire comme si l'Europe n'existait plus, comme si, dans un monde de plus en plus incertain et dangereux, le devenir de notre pays pouvait s'imaginer sans une Europe forte.

Cette politique de l'autruche ne peut plus durer.

Je comprends la volonté des pays réunis à Madrid de voir leur propre vote, différent du nôtre, respecté. Pourtant, la réunion de Madrid, sans la France, est un précédent désastreux. Laissera-t-on l'Allemagne penser qu'elle doit se tourner vers d'autres partenaires privilégiés pour avancer ? Laissera-t-on la dynamique Espagne se convaincre que le voisin du nord des Pyrénées est défaillant ? Laissera-t-on l'Italie que nous avons emmenée avec nous dans l'euro croire que décidément rien ne viendra plus de Paris ?

Il est plus que temps que la France parle. Il s'agit de rétablir la confiance des Français dans la marche de l'Union tout autant que de faire savoir à nos partenaires que la France a un projet d'avenir pour l'Europe qu'elle entend discuter, négocier, partager, dans la confiance due à ses partenaires européens, mais aussi dans l'exigence qu'imposent les attentes du peuple français.

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jeudi 25 janvier 2007

Sauver le Darfour - une semaine cruciale pour l’avenir du Darfour

L27affiche20de20sauver20le20darfourCette semaine risque bien de marquer un tournant pour l’avenir du Darfour. En effet, les ministres européens des Affaires étrangères ont analysé ce lundi comment financer la force de maintien de la paix de l'Union africaine (UA) et comment favoriser le déploiement de la mission hybride UA-ONU au Darfour.

Depuis juin 2004, la force de l’Union Africaine (Amis) s'est révélée incapable d’empêcher les combats entre tribus arabes nomades et tribus agricoles noires ainsi que les exactions des Janjawids, les milices arabes pro-gouvernementales.

Durant son mandat, Kofi Annan avait, en vain, tenter de mobiliser la Communauté internationale en qualifiant les atrocités du Darfour, « d’enfer sur terre ». Malheureusement, malgré le vote de six résolutions par l’ONU, cette épuration ethnique a causé plus de 300 000 morts et 3 millions de déplacés.

Aujourd’hui, nous sommes à la veille d’une semaine cruciale pour le Darfour. Son avenir se joue à Bruxelles.

A l’approche du 4ème anniversaire du début de la guerre commencée en février 2003, des parlementaires et des ONG ont décidé de se mobiliser pour que les résolutions de l’ONU soient appliquées et que les Casques bleus soient enfin déployés dans cette région pour protéger les populations civiles.

Près de 1000 personnes ce sont rassemblées ce dimanche sur le rond-point Schuman à Bruxelles, avant de manifester devant le siège de la Commission européenne.

Selon le Sénateur Alain Destexhe « le Darfour constitue aujourd'hui la pire tragédie de la planète. Nous ne voulons pas que se répètent les tragédies du Rwanda ou de Bosnie ».

Selon Mahor Chiche, Président du mouvement Sauver Le Darfour Europe (SLDE), cette première mobilisation européenne était fondamentale car « la sortie de crise passe par une plus grande implication des Etats européens et de l’Union Européenne ».

Ce lundi des experts ce sont également réunis à Bruxelles pour une conférence consacrée aux moyens de parvenir à un accord de paix global au Darfour. Et d’ici quelques jours, le nouveau Secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon devrait se rendre à son tour à Bruxelles. Quelque chose a changé, le règlement de la crise du Darfour devient une priorité dans l’agenda politique des 27.

Le temps est venu pour la Communauté internationale et l’Union Européenne de s’engager en faveur de "mesures coercitives", économiques ou militaires. Mais, la situation est bloquée, et l’ONU ne pourra intervenir, car la Russie et surtout la Chine, partenaires économiques privilégiés du Soudan, sont opposées à toute intervention militaire de l’ONU.

Selon Monica Frassoni, co-présidente du groupe Vert au Parlement européen, « le véritable problème réside dans l’attitude qu'il convient d’adopter avec ces gouvernements qui continue de soutenir le Soudan ».

Pour Monica Frassoni et Sauver Le Darfour Europe, pour surmonter le veto chinois, il n'y a qu'une possibilité : rallier la Chine à la mobilisation internationale, en la rassurant sur la continuité de ses exploitations pétrolières au Soudan. Il en va de la vie de la grande majorité du peuple soudanais, depuis trop longtemps opprimé.

En cas de persistance, de l’immobilisme onusien, il faudra envisager la mise à l'écart du pouvoir de Khartoum par la constitution d’une coalition internationale. En effet, seul un front uni et déterminé de la communauté internationale permettra d'arrêter les massacres et de restaurer la démocratie au Soudan.

Il faut donc exiger des 27 Etats européens de faire plus, que de financer la force africaine de s’engager dans le règlement politique de la crise. Les outils de la Politique Européenne de Sécurité et de Défense le permette ; et le principe de la responsabilité de protéger oblige à empêcher de nouveaux génocides.

Selon Sauver Le Darfour Europe (SLDE), une série de mesures telles que : l’application de l’interdiction de survol du Darfour, l’adoption de mesures visant à appliquer une pression économique sur le gouvernement soudanais en ciblant particulièrement les revenus du secteur pétrolier et les avoir des dirigeants du régime ; l’accélération des enquêtes actuelles de la Cour pénale Internationale sur les crimes contre l'humanité déjà commis au Darfour, et la tenue d’élections libres sous supervision de l'ONU permettraient de rétablir la paix au Soudan en restaurant la Démocratie.

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