Ma Photo

Liste de diffusion

Blog powered by TypePad

mercredi 14 mai 2008

Ici on arrête et on expulse

15 étrangers sans papiers arrêtés, peut-être plus, 4 d’entre eux expulsés en mars 2008, tels ont été les effets révoltants de la mission prioritaire exigée par le préfet de Nanterre des fonctionnaires du guichet 17 du bureau des Etrangers et des policiers.

Ici on arrête et on expulse, en suivant à la lettre le mode d’emploi détaillé par la note de service du 28 février 2008 pour procéder aux arrestations de sans papiers venus « spontanément » se renseigner sur leur dossier. Rationalisation « scientifique » terrifiante de la politique de traque des sans papiers dont le gouvernement persiste à se glorifier.

Dès que ces faits inacceptables ont été connus, les élus PC, PS, Verts, des militants du RESF, du CSP 92, de la LCR, de la LDH, de la CGT, de la CFDT, de Solidaires, de la FCPE, de l’ASTI 92, de Solidaires, du Cercle de silence de Paris, des étudiants de l’Unef, de Sud étudiants , des étudiants non syndiqués et de simples citoyens indignés ont répondu par une présence régulière pour alerter les centaines d’étrangers attendant parfois depuis la veille au soir l’ouverture de la préfecture de Nanterre et pour dénoncer le travail honteux imposé à certains fonctionnaires.

Banderole, distribution de tracts au public et aux employés, interventions réitérées des élus auprès du préfet, puis du ministre de l’immigration pour exiger la fin des arrestations pièges.

En avril une seule arrestation jugée déloyale en première instance, comme les précédentes, par le tribunal. Pas d’autre arrestation connue selon cette procédure depuis. Mais, comme de bien entendu, pas d’engagement du préfet de Nanterre, et encore moins du ministre à ne plus procéder à de telles arrestations.

Nous suspendons donc provisoirement notre présence à la porte de la préfecture mais évidemment elle reprendrait à la première arrestation déloyale.

C’est ce qu’affirmeront les élus, les militants et les citoyens qui se rassembleront devant la préfecture de Nanterre vendredi 16 mai à 8h 30

lundi 08 octobre 2007

Test ADN, même Pasqua est contre…

«Le choix des tests ADN n'est pas acceptable. Cela rappelle de mauvais souvenirs, à nous gaullistes. On sait l'usage qu'ont fait les nazis de la génétique.

Notre droit de la famille et, en particulier celui de la filiation, ne repose pas sur la biologie. Sans même parler de l'adoption, il est possible en France d'élever un enfant qui n'est pas le sien.

Et que se passera-t-il lorsqu'un demandeur de bonne foi découvrira qu'il n'est pas le père de l'enfant qu'il croit être le sien? Les conséquences risquent d'être terribles.»

mercredi 03 octobre 2007

Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d’abord, des problèmes d’ordre éthique. En effet, l’utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d’emblée cette question : depuis quand la génétique va t’elle décider de qui a le droit ou non de s’établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu’ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Signer la pétition sur le site

mercredi 19 septembre 2007

« Nous ne sommes pas à vos ordres » - Lettre ouverte au Ministre de l’Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement

Monsieur le Ministre,

Vous rappelez actuellement à l’ordre les Préfets des départements dont « les résultats doivent être améliorés en termes de reconduites à la frontière ». Certains Préfets ont d’ores et déjà écrits aux Maires pour les « mettre en garde » contre toutes les initiatives de solidarité avec les sans papiers, comme les parrainages, qu’ils pourraient soutenir sur le territoire de leur commune.

Nous, Maires de Bagneux, Chaville, Clichy-la-Garenne, Gennevilliers, Fontenay-aux-Roses, Nanterre, Malakoff, rappelons que nous menons des actes citoyens pour protéger les habitants qui vivent, travaillent, étudient dans nos communes.

Nous sommes les Maires de tous, quelque soient la nationalité ou l’origine, et notre rôle est d’aider chacun à trouver sa place au sein de notre société commune : le pays des droits de l’homme.

Nous sommes indignés qu’un Ministre enjoigne aux Préfets de menacer les Maires de poursuites judiciaires pour les initiatives prises en faveur de la reconnaissance de chacun.

Cela rappelle trop des méthodes employées en d’autres temps à l’égard des Maires et des Préfets.

Votre vision obsessionnelle du chiffre en matière de politique d’immigration est d’autant plus condamnable que ce sont des êtres humains qui sont en jeu, alors même que vous n’éprouvez pas la même exigence vis à vis d’objectifs chiffrés fixés par la loi –pensons à la loi SRU- pour permettre le droit au logement !

Nous appelons tous les élus locaux à réagir avec détermination face à cette tentative de mise au pas et à nous rejoindre dans l’affirmation de notre liberté démocratique.

Marie Hélène AMIABLE
Maire de Bagneux
Jacques BOURGOIN
Maire de Gennevilliers
Pascal BUCHET
Maire de Fontenay-aux-oses
Gilles CATOIRE
Maire de Clichy-la-Garenne
Patrick JARRY
Maire de Nanterre
Jean LEVAIN
Maire de Chaville
Catherine MARGATE
Maire de Malakoff
Philippe KALTENBACH
Maire de Clamart

lundi 02 avril 2007

Message de RESF

Une audience a été fixée avec M. Labbé, sous-préfet d'Antony, au cours de laquelle le Réseau Education Sans Frontières interviendra sur la situation des familles du 92 sud en attente de régularisation, en particulier la famille de Andy pour laquelle nous comptons actuellement près de 900 signatures de soutien, dont plus d'une centaine d'enseignants.

Cette audience est fixée au vendredi 6 avril à 15 h à la sous-préfecture.

lundi 26 mars 2007

Arrestation d'un sans papier à l'école Rampal (Paris 19ème)

Vous pouvez visionner ci-dessous la vidéo de l'arrestation d'un grand père qui venait chercher son petit fils à l'école Rampal à Paris 19ème.

La directrice de l’école maternelle a ensuite été convoquée le vendredi 23 mars et retenue en garde à vue toute la journée !

Les réactions ont été nombreuses pour condamner cette interpellation, comme l'a notamment fait Ségolène Royal.

Au Plessis Robison, tous ceux qui soutiennent la maman d'Andy, menacée d'expulsion, comme son papa l'a été le mois dernier se sentent évidemment solidaires.

RESF et les syndicats appellent à un rassemblement :

devant le siège du Rectorat de Paris,
à la Sorbonne 47, rue des Ecoles, Paris 5ème,
lundi 26 mars 2007 à 18 h

mercredi 21 mars 2007

Laissez-les grandir ici


Laissez-les grandir ici
Vidéo envoyée par laissezlesgrandirici
Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org

Dans les écoles, les collèges et les lycées, un grand mouvement de solidarité entoure les enfants d’hommes et de femmes sans-papiers menacés d’expulsion.

Ce mouvement est essentiel à la société française : les enfants des écoles, ce sont les enfants de ce pays, ce sont les enfants de la République.

A titre individuel ou au sein d’associations, des cinéastes se sont engagés en parrainant et en protégeant ces familles en difficulté et en danger.

La décision de faire un film collectif s’est vite imposée à nous.

Pour réaliser ce film, nous nous sommes adressés au Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) et à des enseignants, qui nous ont présenté certains de leurs élèves, des enfants de ceux qu’on appelle « sans-papiers ».

Avec l’accord de leurs parents, nous avons travaillé avec eux en ateliers d’écriture. Les enfants ont raconté leurs situations, confronté leurs expériences. De ces échanges est né un texte (voir pétition à signer), de ce texte est né un film. Leur film. Une forme simple qui porte leur parole et leur histoire. Une histoire de peur et de souffrance.

Les enfants ont participé à ce travail avec leur passion et leurs espoirs. Espoir de voir cesser l’arbitraire, qui fait toujours d’eux des enfants de « sans-papiers », des enfants de déboutés. Espoir de vivre sans la peur quotidienne d’être expulsés. Passion d’apprendre et de grandir dans un pays qui est le leur comme il est le nôtre.
Ces enfants doivent vivre parmi nous.
Il est aujourd’hui urgent d’affirmer :

"Laissez les grandir ici !"

signez la pétition ici :

http://www.educationsansfrontieres.org

vendredi 16 mars 2007

Une expulsion de trop : la mobilisation continue !

Appel de RESF, FCPE, LDH, SNES-FSU, SNUipp-FSU, CFDT et personnalités politiques locales...

Rassemblement, signature de pétitions et Prises de parole :
DIMANCHE 18 MARS à partir de 10h30, Marché du Plessis-Robinson (côté grande avenue).

Dimanche 18, cela aurait été l'anniversaire d'Andy, le petit garçon scolarisé au Plessis-Robinson. Mais pour lui, pas de fête, car son père a été expulsé par le préfet des Hauts de Seine et sa mère est à son tour menacée.

Depuis la police municipale s'incruste sur le chemin de l'école.

Nous ne pouvons laisser faire.

Pour dire NON à l'acharnement du préfet contre la famille d'Andy,

Pour le retour du papa et la régularisation de la maman,

Pour qu'Andy puisse grandir ici,

Venez nombreux dimanche 18 au Plessis-Robinson.

lundi 12 mars 2007

NON à l'expulsion d'un petit écolier Robinsonnais et de sa maman !

Dscn3683Communiqué de presse :
Le groupe « Le Plessis Robinson Pour Tous »

Dimanche 11 mars, un rassemblement initié par RESF a eu lieu au marché pour éviter l'expulsion d'un petit élève Robinsonnais et de sa maman qui est une “sans papier”. Le préfet refuse toujours sa régularisation administrative malgré leurs preuves d'intégration, leur travail, leur vie autour de membres de la famille vivant en France, d'amis, de voisins, la vie de couple construite ici depuis 7 ans, la fréquentation scolaire régulière de Andy…

De nombreuses associations, leurs militants et sympathisants ( comité de soutien à Andy, la FCPE, la LDH,), des syndicats d'enseignants (FSU, CFDT) et des personnalités locales ( les élus socialistes et communistes du Plessis, les maires de Clamart et Fontenay ) ont participé à ce rendez -vous d'information ( distribution de tracs, prises de paroles) et plusieurs centaines de personnes conquises à cette juste cause ont signé la pétition proposée à l'intention du préfet des Hauts de Seine.

Nous refusons la criminalisation de l'immigration et nous ne cesserons jamais de combattre l'ignominie des lois de M° SARKOZY dont notre maire P. Pemezec est un ami et fervent admirateur.

ICI & MAINTENANT, nous voulons que Andy et sa famille vivent heureux et en paix parmi nous.

Les élus :
Christophe Leroy Anne-Marie Brière Béatrice Maubras Michel Hurpeau Benoît Marquaille

Télécharger la pétition :
Téléchargement ATT00036.pdf

Télécharger le tract de RESF :
Téléchargement Andy-Pasennotrenom.pdf

mercredi 28 février 2007

Tribune de février et mars des élus de l'opposition

En décembre, alors que nous avions rendu notre tribune depuis plus de quinze jours pour le journal du mois de janvier, la municipalité a décidé de la suspendre pour cause de campagne électorale, en violation de la loi. Nous avons entamé une procédure contre cette décision (voir article RÉFÉRÉ) et avons décidé de publier (et distribuer par nos propres moyens) pour tous les habitants la tribune qui aurait du paraître en janvier. Nous profitons de l’occasion pour vous informer des actualités les plus importantes abordées lors du dernier conseil municipal.

Au sommaire :

REFERE DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF
RÉVISION DU PLU : UNE CARICATURE DE CONCERTATION
TRAMWAY : SUITE ET FIN ?
NON A LA CHASSE A L’ENFANT, AUX PARENTS, A L’ETUDIANT !
AUGUSTO PINOCHET EST MORT !
DROIT DE REPONSE NON PUBLIE DANS « LE PETIT ROBINSON »

Et un article extrêmement important pour l'avenir de notre ville :

LE PLESSIS ROBINSON MENACÉ D’ASPHYXIE
Lors de la séance du Conseil Municipal du 8 février dernier, nous examinions plusieurs délibérations concernant l’avenir du Parc d’activités Plessis Clamart (PAPC) pour lequel la majorité municipale « prévoit une tertiarisation progressive et maîtrisée ».

P_ligne_ht_3En fait de progression et de maîtrise, c’est un projet insensé de construction de 200 000 m² de bureaux qui nous a été présenté par la majorité. Un échangeur sur l’A86, l’enfouissement de la ligne à Très Haute Tension, la réalisation d’un parking de 1 000 places et d’un « cœur de parc » sont également au programme pour, au total, la coquette somme de 62 millions d’euros.

Nous sommes favorables à la tertiarisation du parc d’activités. Mais la démesure du projet est une menace pour le bien-être et la santé des habitants.

200 000 mètres carrés de bureaux, selon les règles d’urbanisme du PLU que nous venons de voter, ce sont 5 600 parkings qui s’ajoutent aux 1 000 places du parking du parc et aux 2 200 places de MDBA. Près de 9 000 voitures supplémentaires chaque matin et chaque soir à l’entrée et à la sortie des bureaux, qui viendront inonder l’A 86, Le Petit Clamart mais aussi Fontenay-aux-Roses et Le Plessis Robinson.

A ce rythme, ces villes comme la nôtre, seront rapidement asphyxiées par la circulation automobile. Et encore, il a fallu que les services de l’Etat interviennent pour obliger la municipalité à diminuer le nombre de places parkings prévus. De l’ensemble des éléments développés dans le nouveau PLU, c’est celui là qui suscite le plus d’inquiétudes, comme l’atteste les nombreuses remarques des divers organismes et collectivités consultés.

L’inquiétude est d’autant plus grande qu’aujourd’hui aucune étude d’impact n’a été réalisée sur la circulation, l’environnement… Mais, nous comprenons maintenant pourquoi, à l’encontre de tous les élus concernés et des habitants, le Maire du Plessis Robinson a défendu jusqu’au bout le projet de 2X2 voies le long du futur tramway Chatillon - Velizy.

Financièrement, les questions sont légion. La ville de Clamart semblerait devoir participer à l’opération pour peut-être plus de dix millions d’euros. Une somme ! Mais la ville de Clamart n’a jamais été consultée sur ce dossier et aucune demande de participation ne lui a été adressée. Le parking et le cœur de parc devraient être réalisés par des « partenariats public /privé », mais pas un mot de ces partenaires qui restent totalement virtuels. Et nous devrions toucher 14 millions de subventions pour l’enfouissement de la ligne haute tension, mais nous ne savons pas de qui !

En réalité, ce nouveau programme insensé vise à faire rentrer l’argent dont la mairie a besoin pour financer les équipements publics nécessaires pour accompagner le mieux possible l’arrivée massive des nouveaux habitants, mais qui manquent cruellement aujourd’hui.

Tous nos terrains ont été vendus. Ils ont rapporté plusieurs millions d’euros chaque année à la ville depuis quinze ans. Mais la ressource est épuisée et la ville ne sait plus comment elle va financer ses projets. Alors pour se sortir de l’étau, la majorité préfère asphyxier notre ville et nos voisines, plutôt que d’imaginer un véritable projet de développement durable et de vie pour l’ensemble de nos concitoyens.

Nous combattrons donc contre ce projet qui fleure bon l’amateurisme et la démesure à la fois, une spécialité de la majorité municipale depuis quelques années (parking du centre-ville, du marché...).

Et évidemment nous ne manquerons pas de vous informer des suites de ce dossier et de notre action.