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lundi 03 mars 2008

Elections municipales : ouvrir les yeux sur la réalité de notre ville et anticiper l'avenir

L'association PLESSIS (indépendante des partis) qui oeuvre pour la préservation de notre environnement et pour le développement durable vient d'ouvrir un site très intéressant sur l'architecture, l'urbanisme et le développement de notre ville. Les diapositives qui y sont présentées sont très enrichissantes. Je vous recommande donc la visite de robinsonvert.net

J'ai moi-même écrit aux nouveaux arrivants dans la ville récemment pour leur souhaiter la bienvenue dans la grande famille des citoyens Robinsonnais et les alerter sur un certain nombre de ces sujets que je partage avec cette association.

Notre cité est en mutation. Elle compte désormais presque 30 000 habitants (+30% en vingt ans), mais rien n’a été fait pour les accueillir dans de bonnes conditions, faute d’anticipation de la majorité sortante. Les problèmes de circulation et de stationnement sont criants, les équipements manquent et les services publics ne suivent pas.

Nos écoles, pourtant réaménagées, débordent déjà dans le cœur de ville. L’école Anatole France reconstruite sur la moitié de sa surface initiale accueille pourtant deux fois plus d’enfants. Le bureau de poste qui devait s’implanter sur le Plateau, grâce au combat que nous avons mené, n’y est toujours pas.

Je sais par ailleurs que nombre de nouveaux arrivants sont confrontés aux retards de livraison, aux malfaçons, infiltrations… La municipalité doit aider ceux qui ont souvent tout investi dans un bien qu’ils voient déjà se déprécier.

Appart_degagement01J’ai déjà alerté sur un cas similaire rue d’Aulnay (voir l'article "Accession à la propriété au Plessis Robinson : quand le rêve devient cauchemar"), sans que la municipalité ne réagisse et fasse pression sur les promoteurs pour livrer des appartements de qualité. Elu maire, je le ferai.

Il faut réussir le changement, en finir avec l’improvisation pour que chacun trouve sa place et les moyens de grandir et s’épanouir dans notre ville. C’est cela, imaginer une ville durable pour demain.

Loin de ces préoccupations, la majorité veut investir 62 millions d’euros pour réaliser 200 000m² de bureaux dans la Zone Industrielle, apportant 9 000 voitures supplémentaires chaque jour dans nos rues à l’ouverture et à la sortie des bureaux (soit l’équivalent d’une file ininterrompue de 20 kilomètres).

Plutôt que ce projet démentiel et dangereux pour notre cadre de vie, privilégions l’emploi et le développement maîtrisé, les transports et les équipements publics. Nous avons besoin de crèches, d’écoles, de lieux de culture, de loisirs. C’est là que cet argent est utile. C’est le projet que je porte.

J’aurai souhaité pouvoir en parler de vive voix aux nouveaux arrivants lors de leur cérémonie d’accueil. Mais, avec les autres conseillers de gauche, bien qu’élus au suffrage universel par les Robinsonnais, nous n’y sommes jamais invités, comme à aucune autre manifestation municipale.

Vous l’avez compris, derrière les apparences, les pratiques de la majorité sont bien peu démocratiques. Cela aussi, il est temps de le changer.

Démocratie, modernité, solidarité, écoute et respect doivent revenir au cœur de l’action municipale, pour servir au mieux nos concitoyens. C’est ce que je vous propose.

jeudi 06 septembre 2007

Tribune de septembre des élus de l'opposition - Vitesse et Précipitation

A plusieurs reprises, le conseil municipal a eu à délibérer sur la création d’une Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) dont le périmètre recouvre essentiellement une partie du territoire de la zone industrielle Plessis / Clamart.

Les propositions municipales pour cette ZAC sont, entre autres, la création d’une bretelle d’accès à l’autoroute, l’enfouissement de la ligne à haute tension et la création de parcs de stationnement. Mais, comme souvent, ces ptojets prennent une tournure financière quasi pharaonique (près de 30 millions d’euros).

Non content de soumettre les finances municipales à des montages assez singuliers, la dernière délibération engageait également celle de la commune voisine de Clamart sans lui avoir présenté le début d’un quelconque projet. Il lui était ainsi proposé de participer à hauteur de 6 725 000 € !

Le Maire de Clamart s’est indigné de cette manière de procéder en exigeant pour le moins que la Ville du Plessis Robinson retire sa délibération ou bien il se chargerait de la faire annuler par le Tribunal administratif.
En tant qu’élus de l’opposition nous avions fait part de plusieurs interrogations sur ce projet tant sur le montage financier que sur les engagements fonciers nécessaires pour le réaliser. Compte tenu du flou du projet et des réponses apportées nous nous étions abstenus lors de ces votes.

Il parait que depuis, le Maire ait reconnu un dossier « mal ficelé » par son administration et qu’il donnera les instructions nécessaires pour le modifier.

Il nous semble que des projets de cette importance ne sont pas présentés au Conseil Municipal à la légère et que comme dans toute municipalité celui-ci a dû être validé par le bureau municipal. A la réflexion notre Maire manque de courtoisie ou de professionnalisme pour en faire retomber la responsabilité sur les services municipaux ! Nous avions pourtant soulevé de réels problèmes mais, comme généralement, notre avis et nos propositions n’ont pas été entendus.

Ce travail doit faire l’objet d’une concertation large et sans limite pour obtenir tous les avis et toutes les recommandations techniques et financières susceptibles de le mener à bon terme. Nous ne nions pas l’intérêt de renforcer l’attractivité de la zone d’activité mais il ne faut pas encore une fois confondre vitesse et précipitation.

mercredi 28 février 2007

Tribune de février et mars des élus de l'opposition

En décembre, alors que nous avions rendu notre tribune depuis plus de quinze jours pour le journal du mois de janvier, la municipalité a décidé de la suspendre pour cause de campagne électorale, en violation de la loi. Nous avons entamé une procédure contre cette décision (voir article RÉFÉRÉ) et avons décidé de publier (et distribuer par nos propres moyens) pour tous les habitants la tribune qui aurait du paraître en janvier. Nous profitons de l’occasion pour vous informer des actualités les plus importantes abordées lors du dernier conseil municipal.

Au sommaire :

REFERE DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF
RÉVISION DU PLU : UNE CARICATURE DE CONCERTATION
TRAMWAY : SUITE ET FIN ?
NON A LA CHASSE A L’ENFANT, AUX PARENTS, A L’ETUDIANT !
AUGUSTO PINOCHET EST MORT !
DROIT DE REPONSE NON PUBLIE DANS « LE PETIT ROBINSON »

Et un article extrêmement important pour l'avenir de notre ville :

LE PLESSIS ROBINSON MENACÉ D’ASPHYXIE
Lors de la séance du Conseil Municipal du 8 février dernier, nous examinions plusieurs délibérations concernant l’avenir du Parc d’activités Plessis Clamart (PAPC) pour lequel la majorité municipale « prévoit une tertiarisation progressive et maîtrisée ».

P_ligne_ht_3En fait de progression et de maîtrise, c’est un projet insensé de construction de 200 000 m² de bureaux qui nous a été présenté par la majorité. Un échangeur sur l’A86, l’enfouissement de la ligne à Très Haute Tension, la réalisation d’un parking de 1 000 places et d’un « cœur de parc » sont également au programme pour, au total, la coquette somme de 62 millions d’euros.

Nous sommes favorables à la tertiarisation du parc d’activités. Mais la démesure du projet est une menace pour le bien-être et la santé des habitants.

200 000 mètres carrés de bureaux, selon les règles d’urbanisme du PLU que nous venons de voter, ce sont 5 600 parkings qui s’ajoutent aux 1 000 places du parking du parc et aux 2 200 places de MDBA. Près de 9 000 voitures supplémentaires chaque matin et chaque soir à l’entrée et à la sortie des bureaux, qui viendront inonder l’A 86, Le Petit Clamart mais aussi Fontenay-aux-Roses et Le Plessis Robinson.

A ce rythme, ces villes comme la nôtre, seront rapidement asphyxiées par la circulation automobile. Et encore, il a fallu que les services de l’Etat interviennent pour obliger la municipalité à diminuer le nombre de places parkings prévus. De l’ensemble des éléments développés dans le nouveau PLU, c’est celui là qui suscite le plus d’inquiétudes, comme l’atteste les nombreuses remarques des divers organismes et collectivités consultés.

L’inquiétude est d’autant plus grande qu’aujourd’hui aucune étude d’impact n’a été réalisée sur la circulation, l’environnement… Mais, nous comprenons maintenant pourquoi, à l’encontre de tous les élus concernés et des habitants, le Maire du Plessis Robinson a défendu jusqu’au bout le projet de 2X2 voies le long du futur tramway Chatillon - Velizy.

Financièrement, les questions sont légion. La ville de Clamart semblerait devoir participer à l’opération pour peut-être plus de dix millions d’euros. Une somme ! Mais la ville de Clamart n’a jamais été consultée sur ce dossier et aucune demande de participation ne lui a été adressée. Le parking et le cœur de parc devraient être réalisés par des « partenariats public /privé », mais pas un mot de ces partenaires qui restent totalement virtuels. Et nous devrions toucher 14 millions de subventions pour l’enfouissement de la ligne haute tension, mais nous ne savons pas de qui !

En réalité, ce nouveau programme insensé vise à faire rentrer l’argent dont la mairie a besoin pour financer les équipements publics nécessaires pour accompagner le mieux possible l’arrivée massive des nouveaux habitants, mais qui manquent cruellement aujourd’hui.

Tous nos terrains ont été vendus. Ils ont rapporté plusieurs millions d’euros chaque année à la ville depuis quinze ans. Mais la ressource est épuisée et la ville ne sait plus comment elle va financer ses projets. Alors pour se sortir de l’étau, la majorité préfère asphyxier notre ville et nos voisines, plutôt que d’imaginer un véritable projet de développement durable et de vie pour l’ensemble de nos concitoyens.

Nous combattrons donc contre ce projet qui fleure bon l’amateurisme et la démesure à la fois, une spécialité de la majorité municipale depuis quelques années (parking du centre-ville, du marché...).

Et évidemment nous ne manquerons pas de vous informer des suites de ce dossier et de notre action.

jeudi 28 septembre 2006

5 années de perdues pour la France - conférence de presse d’Éric Besson et Didier Migaud

Pour les amateurs d'économie, une analyse intéressante mais longue et complexe des cinq années de gestion de l'économie par les gouvernements de droite : "cinq années de perdues pour la France".

La révolution budgétaire que constitue la mise en œuvre de la loi organique relative aux lois de finances a été initiée par les socialistes, qui sont attachés à l’efficacité de l’action publique, à l’évaluation et à la responsabilisation, dans le cadre d’une logique d’objectifs et de résultats.

Dans le cadre d’une démarche d’efficacité, il est légitime de soumettre le Gouvernement à une telle évaluation.

Pour le Gouvernement, c’est le bilan d’une législature qu’il faut évaluer. Le résultat est décevant : pour la France ce sont cinq années de perdues.

Mais pas perdues pour tout le monde : les plus aisés ont largement profité de la politique fiscale sélective et injuste menée par le Gouvernement.

Si globalement les résultats économiques, sociaux et financiers de la France se sont dégradés depuis juin 2002, la situation matérielle des foyers les plus aisés s’est considérablement améliorée par rapport à celle des Français les plus modestes.

Depuis juin 2002, la fracture sociale s’est creusée.

Télécharger l'intégralité du texte de la conférence de presse :
Téléchargement texte_def_confrence_de_presse.doc