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lundi 14 janvier 2008

Après sa condamnation, M. Pemezec dépose un permis de démolir pour son local de campagne.

Un conseil municipal "extraordinaire" a été convoqué le 11 janvier 2008. Objectif principal : voter la désignation d'une personne habilitée à signer le permis de démolir déposé par l'association Idées Forces , présidée par M. Pemezec.

En premier lieu, avec les élus de l'opposition, nous nous sommes réjoui de voir M. Pemezec avouer enfin qu'il existe bien un véritable problème avec cette permanence de campagne installée de manière illicite sur notre marché. On nous a toujours répondu que tout cela n'était rien, qu'il s'agissait en fait d'une injustice, les faits aujourd'hui prouvent que non !

La délibération au Conseil municipal concernant le permis de démolir reprend d'ailleurs les éléments de droit sur lesquels je me suis fondé pour déposer plainte auprès du procureur de la République. Et c'est justement (entre autres ) parce qu'une telle procédure (la désignation d'une personne habilitée) n'a pas été mise en place au moment de la délivrance du permis de construire qu'elle est parfaitement illégale.

Encore une fois, les faits démontrent la justesse de notre combat et je ne peux que regretter que les élus présents n'aient finalement faits qu'esquiver mes questions. M. le Maire ayant quitté la salle au moment de ce débat comme le veut la loi, puisqu'il est intéressé dans l'objet de la délibération.

J'attends maintenant que la justice se prononce et qu'elle fasse éclater la vérité sur cette affaire.

lundi 07 janvier 2008

Tribune de janvier des élus de l'opposition - Accession sociale à la propriété

Dans le numéro de décembre du Petit Robinson, un article fait état de l’avancement du chantier de la cité jardin. L’on apprend ainsi que sur les 1200 logements construits ou en construction, 950 sont des logements en accession à la propriété et 250 des logements locatifs sociaux.

Nous sommes intervenus à de nombreuses reprises en Conseil Municipal pour évoquer ce projet. Outre notre demande de construire les 450 logements locatifs sociaux qui y étaient initialement prévus, nous avons également défendu la réalisation d’un vrai programme d’accession sociale à la propriété. Monsieur le Maire a refusé d’en discuter en indiquant que le programme de vente des logements sociaux prévus par ailleurs y suffirait. C’était une nouvelle fois pour lui l’occasion de dégager en touche.

Pourtant les voix sont nombreuses qui refusent d’opposer l'accession sociale à la propriété et le logement locatif social. Il en est ainsi notamment du Conseil Social de l’Union Sociale pour l’Habitat. Cet organisme consultatif comprenant 31 membres répartis en 5 collèges (élus, représentants de collectivités territoriales, organismes socioprofessionnels, associations diverses….) fait chaque année des recommandations permettant d’orienter les réflexions en matière de logement.

A Lyon en septembre dernier celui-ci, parmi d’autres propositions, a, entre autres, indiqué dans sa première recommandation qui s’intitule « le financement et la production du logement doivent être une priorité nationale » que : la vente HLM ne peut se substituer à un système d’accession sociale à la propriété sociale dont la nécessité est évidente. La vente ne peut être une braderie du patrimoine locatif social. C’est une diminution de l’offre de logements locatifs à loyers abordables alors que les besoins sont énormes. Elle doit d’une part, rester de la responsabilité de l’organisme HLM et, d’autre part, être déterminée en fonction des besoins locaux et des politiques de l’habitat.

Parmi les membres du conseil social figure comme représentant de l’AMF (association des Maires de France) Monsieur Christian DUPUY, Maire UMP de Suresnes, seconde ville dans le département pour l’expérimentation de la vente du patrimoine social ! Comprenne qui pourra.

Pour ce qui nous concerne, nous n’opposerons pas logement locatif et accession sociale. Nous travaillerons sur ces deux dispositifs pour que tous les robinsonnais puissent vraiment se loger en ayant à leur disposition une vraie palette de choix.

mardi 23 octobre 2007

Conseil municipal du 24 octobre 2007 - Quetion écrite concernant la situation de l'école de La Ferme au Plessis Robinson

Le Plessis Robinson, le vendredi 19 octobre 2007

M. Philippe Pemezec
Hôtel de ville
92 350 Le Plessis Robinson

Monsieur le Maire,

Lors de la séance du Conseil municipal du mercredi 17 octobre 2007, et alors que vous aviez répondu à une série de questions, dont une concernait les travaux de l’orangerie, vous avez refusé de répondre à mes autres questions sur l’école de La ferme, avançant que je ne les avais pas déposé par écrit trois jours avant le conseil, comme le veut en effet notre règlement du conseil municipal.

Je ne m’attarderai pas sur cet incident qui est d’ailleurs contraire à nos us et coutumes. Mais dans la perspective du prochain conseil, mercredi 24 octobre 2007, je vous adresse donc par la présente et par écrit cette série de questions auxquelles j’espère que vous répondrez enfin.

1. Les travaux de l’orangerie étant reporté jusqu’à l’été prochain au moins, qu’avez-vous prévu pour que le centre de loisirs puisse fonctionner dans les meilleures conditions possibles ?

2. Avec la création de la dixième classe, le nombre de classes de petits est en augmentation mais aucun poste d’ASEM n’a été créé. Comptez-vous y remédier ?

3. L’ancienne directrice de l’école a signalé en juin le danger représenté par les grilles « tranchantes » avec lesquelles les enfants jouent. Des accidents ont eu lieu par le passé avec des enfants qu’il a fallu recoudre. Quelles mesures d’urgence avez-vous pris ?

4. Des fuites et infiltrations persistent, à divers endroits dans une école pourtant récente et malgré diverses interventions, notamment dans la classe 5 où l’odeur de moisi est réapparue. Comment solutionnez-vous ce problème définitivement ? Même question pour la classe 6 où des champignons sont apparus.

5. Quelles mesures de sécurisation des abords de l’école comptez-vous entreprendre comme les parents vous l’ont demandé ?

6. Les parents vous ont signalé leurs difficultés avec le lundi de pentecôte férié pour les uns mais pas pour les autres et vous demandent l’instauration d’un service minimum par la Mairie pour accueillir les enfants. Je n’imagine pas que vous soyez contre cette idée. Comment anticipez-vous donc cette question dès aujourd’hui ?

Je précise que vous-même ou vos services sont au courant de la plupart de ces questions et de ces problèmes qui persistent dans une école qui est pourtant très récente. Certaines de ces questions me paraissent particulièrement importantes pour le confort et la sécurité des enfants qui fréquentent l’école. Alors mercredi, je n’attends pas de vous de longs et beaux discours mais des réponses précises sur chacun de ces points.

Je vous prie d’agréer Monsieur le Maire, mes sincères salutations républicaines et citoyennes.

Benoît MARQUAILLE
Conseiller municipal

mercredi 04 avril 2007

Les arriérés déposent plainte et écrivent au Préfet

Lors de la séance du Conseil Municipal du Plessis Robinson le 29 mars 2007, nous avons été violemment pris à parti par M. le maire alors que nous exposions sur la question du logement, assez naturellement, des positions différentes de M. le Maire.

La violence des propos, la haine, le ton, la hargne (M. le Maire est même devenu tout rouge), les insultes... nous ont finalement décidé à quitter la séance du conseil municipal. Parce qu'il est insupportable de ne plus pouvoir y discuter librement, apporter une opinion différente sans se faire insulter.

Dans mon intervention avant de quitter la séance j'ai regretté tout cela, les conditions dans lesquelles se déroulent nos séances (à l'instar de Puteaux ou d'Asnières), surtout le jour où nous avions ouvert notre conseil de manière unanime pour déplorer et dénoncer l'incendie criminel dont a été victime la permanence socialiste du Plessis Robinson.

Christophe Leroy, mon collègue qui était intervenu et s'est fait prendre à partie a depuis écrit à Monsieur le Préfet des Hauts de Seine. Il lui demande "de bien vouloir en tant que représentant de l’Etat faire respecter les règles qui régissent le fonctionnement de l’assemblée municipale."

J'ai par ailleurs déposé plainte aujourd'hui auprès du commissariat de Clamart pour injures publiques, ainsi qu'un représentannt de l'association mise en cause par M. le Maire.

Retranscription des propos de M. le Maire au cours de la séance :

« ?Le nombre de logements socials, il a pas diminué, je vous le redis, je le dis au public, il faut quand même tordre le cou à ces idées que défendent ces arriérés que vous êtes vous voulez pas regarder devant vous et passez votre temps à regarder derrière, en fait ce qui vous emmerde c'est qu'on construit du logement privé, alors quand on construit du logement privé c'est du béton quand on construit du logement social tout d'un coup vous dites plus rien. Et maintenant même pour du logement social vous trouvez à redire alors ce que vous dites on s'en fout et s'en contrefout et nous on continue d'avancer et on fait des beaux logements et on continue de faire une belle ville et si vous z'êtes pas contents aller habiter à Bagneux, à Grigny ou aux Tarterets, vous verrez c'est le pied, c'est le paradis. Voilà. Bon nous on va continuer notre politique et comme j'ai pas envie et je le défends à l'Assemblée Nationale et je le défends ici également je mets ma conscience en concordance avec mes actes moi je veux maîtriser les attributions sinon je  fais plus de logement social donc je veux maîtriser, donc je donne ma garantie, on donne la garantie communale pour contrôler le 1 % des attributions, on rachète des logements qui auraient pu être achetés par le 1% pour maîtriser à nouveau la garantie des attributions nous avons le contingent.. ; Nous avons d'excellents rapports avec le Conseil Général et l'Office et nous avons aussi une préférence en matière de ? Voilà. Et donc le maire peut reloger ses habitants les enfants de nos habitants les habitants qu'ont des problèmes familiaux qui divorcent opérer sur les  regroupements familiaux ? Nous aidons nos habitants, ce qu'on fait aujourd'hui au Plessis Robinson. Nous aidons nos habitants à se loger alors. Ce que vous dites ? le logement social. Quand je vois ce qu'écrit l'association PLESSIS cette espèce de bande d'arriérés qu'a pas grandit qu'a pas mûrit et qu'à une cacahuète à la place du cerveau pour raconter plessis-béton faut voir un peu, vous nous avez laissé une ville pourrie dans lequel les gens pouvaient?avaient honte de vivre  aujourd'hui les gens ils sont fiers de leur ville, la ville elle commence à être belle elle est belle pour tout le monde et surtout pour les gens modestes parce qu'au fond les gens modestes vous les méprisez c'est votre fond de commerce et plus ils sont malheureux et plus vous êtes contents plus vous ? ce mécontentement pour le récupérer politiquement.
Nous ne sommes pas dupes, les habitants ne sont pas dupes de ce jeu. Voilà et donc vous pouvez toujours continuer à dire ce que vous dites je pense que ? . Si vous pouviez un peu évoluer un peu réfléchir et un peu ouvrir vos yeux sur la réalité peut-être enfin c'est pas tout à fait ce que vous pensez  Voilà. Mais c'est pas étonnant que le Parti Communiste soit à 3,5 ?
Vous êtes incapables d'objectivité, d'honnêteté intellectuelle et de réflexion et de regard ouvert sur ce qui se passe. Voilà ce que j'avais à vous dire. »

Télécharger la lettre à Monsieur le Préfet :
Téléchargement prefet.doc

mercredi 14 mars 2007

La municipalité du Plessis Robinson condamnée par le Tribunal Administratif de Versailles

Les élus de l’opposition au Conseil municipal ont engagé le 12 février une action au Tribunal administratif pour atteinte aux libertés fondamentales, à la liberté d’expression et aux droits de l’opposition. Les élus contestaient la décision du 27 décembre 2006 du maire de la Commune du Plessis Robinson de suspendre la publication des tribunes de l’opposition dans le journal municipal.

Le Tribunal administratif de Versailles vient de nous donner raison en sanctionnant sévèrement le Maire du Plessis Robinson et suspendant sa décision. La Tribune de l’opposition paraîtra donc de nouveau dans le journal municipal, dès le mois d’avril. C’est une victoire de la démocratie.

Extraits du jugement :

« Considérant que par une décision en date du 27 décembre 2006, le Maire de la commune du Plessis Robinson a décidé de suspendre la publication dans le journal « le petit Robinson » des tribunes de l’opposition à compter du mois de janvier 2007 et ce jusqu’au mois de juin 2007 ; que le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L 521-1 du code de justice administrative est compétent pour statuer sur la demande de suspension de cette décision, qui ne relève pas du contentieux électoral ;

Considérant, d’une part, que la décision attaquée, qui prive les élus de l’opposition municipale de l’expression de leur opinion sur la gestion et les réalisations de la municipalité jusqu’au mois de juin 2007 dans le journal destiné aux habitants de la commune du Plessis Robinson, porte une atteinte grave et immédiate à l’exercice de leur mandat ; [...] que d’autre part, en l’état de l’instruction, le moyen tiré de ce que cette décision méconnaît les dispositions de l’article L 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales au terme duquel : « dans les communes de plus de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d’information général sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale… » est de nature à faire naître un doute sérieux quand à la légalité de la décision attaquée ; qu’il y a lieu dans les circonstances de l’espèce, d’ordonner la suspension de l’exécution de cette décision ; [...]

ORDONNE

Jusqu’à ce qu’il ait été statué au fond sur la demande présentée devant le Tribunal administratif de Versailles, tendant à l’annulation de la décision du Maire de la commune du Plessis Robinson en date du 27 décembre 2006 suspendant la publication des tribunes de l’opposition dans le journal « le petit Robinson » jusqu’au mois de juin 2007, l’exécution de cette décision sera suspendue. »

Nous attendons désormais le jugement au fond qui demande la modification du règlement intérieur du conseil municipal pour mise en conformité avec la loi de 2002 et l’ouverture d’un espace d’expression des conseillers municipaux minoritaires dans le magazine « LE PLESSIS ROBINSON » comme l’oblige la loi.

Nous regrettons qu’au cours de la séance du Conseil municipal du 8 février 2007, quand les élus de l’opposition ont demandé au Maire de publier dans chacun des journaux d’informations générales municipales, les tribunes d’expressions des élus n’appartenant pas à la majorité, le Maire ait refusé.

S’il s’était simplement conformé à la loi, nous aurions sûrement pu éviter tout cela.

Lire l'intégralité du Jugement du Tribunal :
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mercredi 28 février 2007

Tribune de février et mars des élus de l'opposition

En décembre, alors que nous avions rendu notre tribune depuis plus de quinze jours pour le journal du mois de janvier, la municipalité a décidé de la suspendre pour cause de campagne électorale, en violation de la loi. Nous avons entamé une procédure contre cette décision (voir article RÉFÉRÉ) et avons décidé de publier (et distribuer par nos propres moyens) pour tous les habitants la tribune qui aurait du paraître en janvier. Nous profitons de l’occasion pour vous informer des actualités les plus importantes abordées lors du dernier conseil municipal.

Au sommaire :

REFERE DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF
RÉVISION DU PLU : UNE CARICATURE DE CONCERTATION
TRAMWAY : SUITE ET FIN ?
NON A LA CHASSE A L’ENFANT, AUX PARENTS, A L’ETUDIANT !
AUGUSTO PINOCHET EST MORT !
DROIT DE REPONSE NON PUBLIE DANS « LE PETIT ROBINSON »

Et un article extrêmement important pour l'avenir de notre ville :

LE PLESSIS ROBINSON MENACÉ D’ASPHYXIE
Lors de la séance du Conseil Municipal du 8 février dernier, nous examinions plusieurs délibérations concernant l’avenir du Parc d’activités Plessis Clamart (PAPC) pour lequel la majorité municipale « prévoit une tertiarisation progressive et maîtrisée ».

P_ligne_ht_3En fait de progression et de maîtrise, c’est un projet insensé de construction de 200 000 m² de bureaux qui nous a été présenté par la majorité. Un échangeur sur l’A86, l’enfouissement de la ligne à Très Haute Tension, la réalisation d’un parking de 1 000 places et d’un « cœur de parc » sont également au programme pour, au total, la coquette somme de 62 millions d’euros.

Nous sommes favorables à la tertiarisation du parc d’activités. Mais la démesure du projet est une menace pour le bien-être et la santé des habitants.

200 000 mètres carrés de bureaux, selon les règles d’urbanisme du PLU que nous venons de voter, ce sont 5 600 parkings qui s’ajoutent aux 1 000 places du parking du parc et aux 2 200 places de MDBA. Près de 9 000 voitures supplémentaires chaque matin et chaque soir à l’entrée et à la sortie des bureaux, qui viendront inonder l’A 86, Le Petit Clamart mais aussi Fontenay-aux-Roses et Le Plessis Robinson.

A ce rythme, ces villes comme la nôtre, seront rapidement asphyxiées par la circulation automobile. Et encore, il a fallu que les services de l’Etat interviennent pour obliger la municipalité à diminuer le nombre de places parkings prévus. De l’ensemble des éléments développés dans le nouveau PLU, c’est celui là qui suscite le plus d’inquiétudes, comme l’atteste les nombreuses remarques des divers organismes et collectivités consultés.

L’inquiétude est d’autant plus grande qu’aujourd’hui aucune étude d’impact n’a été réalisée sur la circulation, l’environnement… Mais, nous comprenons maintenant pourquoi, à l’encontre de tous les élus concernés et des habitants, le Maire du Plessis Robinson a défendu jusqu’au bout le projet de 2X2 voies le long du futur tramway Chatillon - Velizy.

Financièrement, les questions sont légion. La ville de Clamart semblerait devoir participer à l’opération pour peut-être plus de dix millions d’euros. Une somme ! Mais la ville de Clamart n’a jamais été consultée sur ce dossier et aucune demande de participation ne lui a été adressée. Le parking et le cœur de parc devraient être réalisés par des « partenariats public /privé », mais pas un mot de ces partenaires qui restent totalement virtuels. Et nous devrions toucher 14 millions de subventions pour l’enfouissement de la ligne haute tension, mais nous ne savons pas de qui !

En réalité, ce nouveau programme insensé vise à faire rentrer l’argent dont la mairie a besoin pour financer les équipements publics nécessaires pour accompagner le mieux possible l’arrivée massive des nouveaux habitants, mais qui manquent cruellement aujourd’hui.

Tous nos terrains ont été vendus. Ils ont rapporté plusieurs millions d’euros chaque année à la ville depuis quinze ans. Mais la ressource est épuisée et la ville ne sait plus comment elle va financer ses projets. Alors pour se sortir de l’étau, la majorité préfère asphyxier notre ville et nos voisines, plutôt que d’imaginer un véritable projet de développement durable et de vie pour l’ensemble de nos concitoyens.

Nous combattrons donc contre ce projet qui fleure bon l’amateurisme et la démesure à la fois, une spécialité de la majorité municipale depuis quelques années (parking du centre-ville, du marché...).

Et évidemment nous ne manquerons pas de vous informer des suites de ce dossier et de notre action.

samedi 10 février 2007

Conseil municipal du 8 février 2007 - RÉVISION DU PLU : UNE CARICATURE DE CONCERTATION

Lors de la séance du Conseil Municipal du 8 février dernier, les élus étaient appelés à délibérer pour approuver la révision du PLU (Plan Local d’Urbanisme). Les élus de l’opposition ont voté contre.

D’une part parce que la précédente révision de ce document, qui est l’outil d’aménagement à moyen terme d’une collectivité territoriale, s’était achevée il y à peine 18 mois. Nous avions indiqué au Maire en juin 2006 lors du lancement de cette procédure que celle-ci n’était non seulement pas justifiée mais que l’ensemble du projet aurait pu être intégré à l’époque.

D’autre part tant sur le fond que sur la forme. La procédure de révision est ensuite assez complexe mais elle permet l’expression des citoyens grâce à une exposition et à la présence d’un commissaire enquêteur. Malheureusement, les quelques robinsonnais qui se sont rendus sur place n’ont pu que constater l’indigence voire la médiocrité des informations mises à leur disposition. De plus, les locaux dans lesquels celle-ci était organisée se trouvaient dans la zone industrielle ! Quasiment inaccessibles aux personnes non motorisées, handicapées et à celles et ceux dont les heures de travail ne permettaient pas d’arriver à temps.

Cour de l’immeuble Sofilogis Aristide Briand :
P_aristide_briand_intrieur_3_1Le Maire poursuivait en fait d’autres desseins qui n’allaient malheureusement être découverts qu’après la clôture de la révision de l’enquête par le commissaire enquêteur. Notammant la requalification du terrain de l’avenue A.Briand propriété de la SOFILOGIS (65 logements locatifs sociaux) qui n’était nullement mentionnée sur les documents soumis à l’enquête. C’est un véritable détournement de procédure, visant à cacher la réalité :
- Disparition de 65 logements sociaux, reconstruction de 120 à 130 logements en accession à la propriété.
- Multiplication par deux de la densité sur la parcelle.
Constructions rue Aristide Briand :
P_aristide_briand_rue_7- Densification massive du quartier qui rend inquiétantes les capacités d’accueil entre autre des équipements scolaires
(le Maire ne vient t-il pas d’avouer que le bâtiment de l’Orangerie situé derrière la Mairie allait être transformé en classes scolaires, les écoles toutes neuves, étant d’ores et déjà trop petite !)

Nous ne pouvons pas admettre qu’au détour d’une procédure on justifie la démolition de logements locatifs sociaux qui n’ont que 17 ans et qui ont été si mal gérés par une société mise en place par le Maire lui-même !

Les autres modifications du PLU sont à l’aune de celle-ci et auraient encore une fois pu être intégrées lors de la précédente révision. Décidemment beaucoup de temps et de moyens pour satisfaire encore une fois la boulimie immobilière du Maire.

mercredi 13 décembre 2006

Tribune de décembre des élus de l'opposition - Trop, c’est trop ! Nous disons non à cette politique de démantèlement du logement social

Le Maire a informé le conseil municipal le 19 octobre dernier du rachat prochain du patrimoine de la société SOFILOGIS (plus de 400 logements locatifs sociaux neufs). A peine élu en 1989 il avait décidé à l’époque que ces appartements livrés ou en cours de livraison ne devaient plus être gérés par la SEMPRO qui en avait assuré la réalisation. Aussitôt dit aussitôt fait et une première vente intervient dans les mois qui suivent. Cela devait améliorer la gestion et permettre ainsi de maintenir ce patrimoine en bon état.

Mais toujours d’après notre Maire qui d’expert en architecture est aussi expert en patrimoine immobilier, cela suffit, ces immeubles sont « moches » et en plus il y a des fuites partout. Renseignement pris, aucun désordre particulier ne règne dans ces immeubles, les locataires peuvent en témoigner.

Après s'être attaqué à « la cité jardin »( 1500 logements sociaux détruits), c'est maintenant le parc social de la « sofilogis » que le maire entreprend de revendre ou de démolir (65 logements). Aujourd’hui donc ce sont les locataires d’Aristide Briand qui en font les frais….mais demain : à qui sera le tour ?

Ce projet est scandaleux et inacceptable pour quatre raisons essentielles :
1. Tous les rapports nationaux et départementaux démontrent le manque criant de logements accessibles à toutes et à tous, et notamment dans les Hauts de Seine.
2. Les habitants de cette résidence n’ont pas à faire les frais de la boulimie immobilière du Maire.
3. Cette résidence à été construite il n’y a seulement 17 ans et elle répond aux normes de sécurité, d’hygiène et de confort.
4. Des travaux d’embellissement dans les parties communes, ont été réalisés dernièrement.

mardi 12 décembre 2006

Tribune de décembre des élus de l'opposition - Double choix dans les cantines

Depuis l’arrivée aux commandes de la ville de P.PEMEZEC, il y a 17 ans de cela maintenant, les enfants des écoles n’étaient plus égaux devant le service de restauration scolaire. En effet, tout en payant le même prix que d’autres, certains enfants ne pouvaient, pour des raisons religieuses, bénéficier d’un repas complet.

Discrimination au menu : Il n’a pas été une année depuis cette époque sans que nous n’intervenions pour dénoncer cette discrimination. Le principe d’égalité pour tous a toujours été le fil conducteur de nos interventions. Pendant 17 ans, nous avons mis toute notre ténacité et notre énergie à défendre ce droit. Nous avons utilisé tous les champs d’arguments possibles : santé, histoire, culture, droit…pour étayer notre argumentation.

Entêtement et florilège de propos populistes d’un autre âge qui ne font qu’attiser les tensions au lieu de travailler à construire le « Tous Ensemble » tenaient lieu de réponses. En voici quelques extraits :

Conseil municipal mars 2004 : « Je considère d’abord que sur le plan de l’histoire, La France est la fille aînée de l’église » « je rappelle que nous sommes en France, le pays de la gastronomie, par conséquent, personne ne s’empoisonnera à manger à l’occidentale comme nous mangeons nous-même » « En ce qui concerne les repas de substitution, je n’ai pas l’intention, bien évidemment de changer d’un iota ».

Conseil municipal mars 2005 : « Nous sommes en France et nous mangeons donc français, les choses sont claires, je n’y reviendrai pas et tant que je serai maire de cette ville, il en sera ainsi ».

Lors du conseil municipal du 11 mai 2006, le contrat de concession avec la société « Avenance », actuel prestataire de service de la ville en matière de restauration était en discussion pour un renouvellement.
Plusieurs options étaient proposées. Celle, par exemple, du « self des tout petits », avec un surcoût de 46 centimes d’€uros (3 Francs) était retenue. Celle du double choix pourtant peu onéreuse, 25 millièmes d’€uros (16 centimes de Francs) en plus, était écartée alors qu’elle aurait permis de traiter avec équité tous les usagers de ce service quelle que soit leur religion, catholique, musulmane ou juive. Une fois encore, il s’agissait donc bien d’une pratique discriminatoire que nous avons dénoncée. P.PEMEZEC déclare alors : « je continue de penser que La France est une et indivisible, on est en France et donc on s’adapte à la culture française, à la nourriture française, et si l’on accepte pas la France comme elle est, on va vivre ailleurs. Il est hors de question en ce qui me concerne, que je plie sous quelque pression que ce soit ».

La raison semble l’emporter au conseil municipal du 19 octobre. En effet, un avenant au contrat de concession avec « Avenance », propose de mettre en œuvre le principe du double choix. Si le maire s’est défendu d’avoir cédé au « plat de substitution », il reste que cette possibilité permettra à un plus grand nombre d’enfants et d’adultes déjeunant dans les écoles de bénéficier d’un repas complet. Pour faire bonne mesure, il est précisé que cette modalité est mise en place à titre expérimental. Des problèmes techniques pourraient la remettre en cause. Si tel est le cas, on aura du mal à y croire tant cela se pratique de manière courante ailleurs.

Il restera encore un effort à faire pour que ce double choix intègre systématiquement du poisson pour satisfaire les convives de confession juive. Nous continuerons à porter cette exigence.

lundi 11 décembre 2006

Tribune de décembre des élus de l'opposition - Au nom de l’architecture

Toujours au nom de sa conception de l’architecture et du beau comme il se plaît à le dire à l’écrire et à le répéter à l’envie, Ph.Pemezec continue de bétonner.

La rue du Capitaine Facq a désormais un second panneau de promotion immobilière à proposer. Et un nouveau pavillon est démoli toujours au nom de ce dogme.

Lors des derniers conseils municipaux le Maire s’est à plusieurs reprises ému du manque de terrains disponibles pour l’extension du Lycée et la reconstruction d’un gymnase plus grand pour l’école H.Wallon.

La seule chose dont il ne se plaint jamais c’est de voir fleurir les programmes de promotion immobilière. Ah la belle architecture quand tu nous tiens !