Interview de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, après le débat qui a vu le CPE retiré et remplacé
JM Ayrault
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Enfin, le CPE est retiré. Et, au-delà des mots, c’est bien d’abrogation qu’il s’agit. C’est un recul du pouvoir. Un succès pour la jeunesse, une victoire de l’unité syndicale. Je salue l’immense mobilisation populaire qui a eu raison du CPE et de l’acharnement de la droite à en décider coûte que coûte le maintien.
Les socialistes, qui ont pris leur part dans ce mouvement –et notamment au Parlement, se félicitent de cette issue, même si nous restons vigilants par rapport à la nouvelle proposition de loi, afin que les dispositions abrogées ne soient pas réintroduites subrepticement.
Mais, la triste aventure du CPE est également un immense gâchis dont Jacques CHIRAC, Dominique De VILLEPIN et Nicolas SARKOZY portent l’entière responsabilité. L’entêtement de l’Exécutif et les rivalités au sein de l’UMP auront coûté cher à la France, puisque notre pays a connu pendant près de trois mois une crise dont elle aurait pu faire l’économie.
Il faut tirer toutes les leçons du conflit qui s’achève :
· Est d’abord sanctionnée une méthode : celle qui a consisté pour le gouvernement et l’UMP à passer en force. Au Parlement comme dans le pays. Nul ne pourra, à l’avenir, prendre le risque d’ignorer les partenaires sociaux, mépriser la jeunesse et ses représentants, froisser les droits du Parlement. La démocratie sociale comme politique doit en sortir renforcée. C’est un engagement qui est au cœur de notre projet.
· Est ensuite refusée une politique : celle qui fait de la précarité le mode d’entrée des jeunes sur le marché de l’emploi et du démantèlement du code du travail un instrument de la lutte contre le chômage. La mécanique du contrat unique, dont Nicolas SARKOZY était le promoteur et dont le CPE –après le CNE- était la première étape, est aujourd’hui enrayée. Et l’alternative en 2007 sera entre la précarisation et la sécurisation des parcours professionnels.
· Est enfin condamné un pouvoir : celui qui a installé la confusion au sommet de l’Etat avec un Président absent, un Premier ministre désavoué et une majorité UMP divisée. Celui qui a divisé les Français et engager une rupture avec la jeunesse.
Cette crise laissera des traces profondes.
Il appartient aux socialistes de fournir les réponses attendues et d’apaiser le pays tout entier en offrant un projet qui donne une place à la jeunesse, la priorité à l’Education et l’entrée dans la vie active sur la base du CDI.
Mais, l’issue de la crise offre aussi des raisons d’espérer. Lorsque le combat est juste, que l’unité et le rassemblement sont au rendez-vous, que la mobilisation est forte, la victoire est possible.
La leçon vaut aussi pour les échéances futures.

Après la démonstration réussie du 4 Avril, les organisations syndicales, étudiantes et lycéennes vont être reçues par les présidents des groupes parlementaires. Elles tiennent toutes le même discours à la veille de ces entretiens: la Loi sur le CPE doit être abrogée pour que commencent de vraies discussions sur les parcours professionnels des jeunes.
Face à cette exigence que partage la grande majorité du pays, tout nouvel atermoiement de la majorité serait un pas de plus dans la crise. Crise sociale mais de plus en plus crise de régime tant la gestion incompréhensible et confuse pose de plus en plus la question d'un véritable pilotage de la situation présente mais, au-delà, de la conduite du pays pour l'année à venir.
Le goût amer restera d'un énorme gâchis alors que la jeunesse attend des réponses aux questions fondamentales qui touchent à leur entrée dans la vie active (formation, logement, accompagnement pour les plus fragiles, sécurisation des parcours professionnels...).
Lire la suite sur le blog de Philippe Sarre
Un petit bonus rigolo, une "chti" photo anti-CPE arrivée tout droit des cortèges nordistes :
POUR UNE POLITIQUE EFFICACE EN FAVEUR DE L’EMPLOI DES JEUNES
La France ne veut pas du CPE ! Inutile, inefficace, inapproprié : les syndicats, les jeunes, le patronat, l’opposition et même une partie de la majorité réprouvent un texte inopportun et qui a jeté 3 millions de Français dans la rue. Cette erreur de fond et de forme ne règle pas le problème des jeunes. Celui-ci doit être traité et si les Français sont hostiles à tout ce qui leur semble être de la précarité. Ils ont conscience que l’on ne peut rester dans l’immobilisme. La France doit se bouger en étant plus efficace et plus juste.
Les jeunes, plus que les autres catégories de la population, sont les victimes de la crise économique et sociale que traverse la France. Les emplois précaires y sont trois fois plus nombreux que la moyenne de la population (30% contre 10%).
Mais ce n’est pas fondamentalement un problème de contrat de travail. Ce n’est pas le contrat qui fait l’emploi. Ce qu’il nous faut c’est une politique économique permettant le retour à une croissance durable, l’emploi c’est la croissance. Ce qu’il nous faut aussi c’est un investissement massif dans « l’économie de la connaissance », l’emploi c’est la qualification. Dans ce cadre, je propose une politique d’accompagnement pour l’emploi des jeunes en trois axes.
Premier axe : accompagner les jeunes vers l’emploi, premier volet d’une véritable sécurité sociale professionnelle.
Les jeunes peu ou pas diplômés ont un problème aigu de transition vers le premier emploi. Ils n’ont pas de garanties à présenter aux entreprises qui recrutent. Pas de titre universitaire suffisamment crédible. Pas d’expérience professionnelle. Pas de réseau social. Ils se retrouvent ainsi prisonniers d’une « trappe à chômage » : pas d’expérience, donc pas d’emploi, donc pas d’expérience. Et lorsqu’ils accèdent à un emploi, ils sont englués dans une seconde « trappe à précarité » : ils enchaînent les emplois précaires (CDD, intérim, contrats aidés, stages…) sans pouvoir accéder à un emploi stable.
Comment faciliter cette transition ? D’abord, par un soutien actif et personnalisé. En France, un chômeur se retrouve seul et avec des moyens limités dans sa recherche d’emploi. Seul parce que l’encadrement est faible à l’ANPE - un fonctionnaire pour 150 demandeurs d’emploi. Au Danemark, le rapport est de un pour 20. Dans les entreprises d’« outplacement », dont bénéficient souvent les cadres pour leur reconversion, il est de un pour 15. Ces taux d’encadrement permettent un suivi véritablement personnalisé. Sans moyens : l’ANPE apporte un soutien limité à la recherche d’emploi. Ces moyens se sont certes étoffés depuis quelques années. Mais rien à voir, là aussi, avec les agences de l’emploi au Danemark ou les entreprises d’« outplacement » : les chômeurs y bénéficient d’importants moyens logistiques (bureau, téléphone, ordinateur, photocopieuse…) et humains (conseil de carrière, psychologue et graphologue, aide au CV…). Ils peuvent chercher un emploi de manière professionnelle.
Ainsi, le temps passé à chercher un emploi est de 2 heures par jour au Danemark, contre 15 minutes en France. C’est ce type de moyens que je propose de mettre en place.
Ensuite, un crédit-formation inversement proportionnel à la durée de formation initiale : un droit à formation de vingt ans pour tous. La durée moyenne de scolarisation en France est de 19 années, mais elle recouvre des réalités très différentes. Un jeune issu d’un milieu aisé qui sera médecin ou ingénieur bénéficiera de 23 à 25 années de formation gratuite. Le jeune de banlieue sorti sans qualification à seize ans n’aura bénéficié que de 13 années. L’enseignement supérieur est une incroyable machine à redistribuer à l’envers. Je propose de garantir un minimum de 20 années de formation gratuite à tous, utilisables en plusieurs séquences sous forme d’un droit de tirage.
Autre élément : une procédure spécifique de validation des acquis professionnels pour les jeunes ayant travaillé dans des emplois précaires. L’expérience professionnelle acquise dans ces emplois n’est guère reconnue. Il faut pouvoir la valoriser dans le CV.
Enfin, une allocation de recherche d’emploi. Elle reflète le contrat de recherche d’emploi passé entre le jeune et le service public de l’emploi, qui agit en quelque sorte comme « employeur de dernier recours ». Elle assure au demandeur d’emploi de bonne foi une garantie permanente de revenu.
Deuxième axe : la formation en alternance. Elle a prouvé sa capacité à assurer la qualification professionnelle des jeunes. Or elle diminue aujourd’hui, notamment du fait de la carence en maîtres de stage capables d’encadrer les jeunes en formation. Elle devra être relancée sous toutes ses formes, et être adaptée aux différents niveaux de qualification : pour les jeunes sans formation, mais aussi dans le prolongement de la formation initiale. Nous avons en effet besoin de faire croître les qualifications de l’ensemble de nos salariés et de leur offrir des perspectives de parcours professionnel. Je prends un exemple, l’emploi dans les hôpitaux : une personne sans qualification doit pouvoir être intégrée comme agent de service hospitalier, un agent être formé pour devenir aide soignante, une aide soignante infirmière, et une infirmière augmenter sa qualification pour s’insérer dans les nouveaux métiers de la santé.
Troisième axe : moduler le taux d’impôt sur sociétés, afin d’inciter les entreprises à embaucher des jeunes. La modulation se ferait en fonction du pourcentage de jeunes présents dans l’entreprise, par rapport au pourcentage moyen du secteur et du bassin d’emploi. Afin d’être efficace, cette modulation devra être significative : on peut imaginer d’alléger de 50% l’impôt des sociétés les plus vertueuses, et à l’inverse d’alourdir de 50% l’impôt de celles qui s’y refusent. Afin de ne pas être pénalisante, elle porterait sur les bénéfices plutôt que sur les cotisations salariales : cet effort n’est demandé qu’aux entreprises prospères.
Cette proposition permet de réintégrer dans les logiques de rentabilité des entreprises le financement de l’insertion professionnelle des jeunes. Elle s’inscrit dans une logique d’« internalisation » d’objectifs d’intérêt général. Ce mécanisme pourra être généralisé à d’autres dossiers comme l’intégration de chômeurs de longue durée, le développement de politiques socialement responsables ou respectueuses de l’environnement, ou encore la sécurité et la santé au travail.
Le débat n’est donc pas entre le CPE ou rien. Il existe un autre chemin, celui de la protection, de la promotion et de l’innovation. Celui qui permettrait à notre pays de se moderniser, d’innover, sans pour autant se précariser. Le discours tendant à dire aux jeunes « vous êtes précaires, nous allons vous rendre encore plus précaires pour votre première embauche » a bien peu de chances de l’emporter. Il faut avoir le courage d’inventer notre propre chemin dans la mondialisation. Il faut combattre les renoncements qui débouchent toujours sur des conflits sans fin. Dialoguer avec l’ensemble des acteurs sociaux sur la base de propositions audacieuses mais réalistes est devenue une impérieuse nécessité pour sortir le pays de la crise.
A l’instar du gouvernement Villepin pour le Contrat Première Embauche (CPE), le Maire du Plessis Robinson pratique au sein du Conseil Municipal les méthodes du Premier Ministre : autoritarisme, démagogie et désinformation…
Lors de la dernière séance du Conseil, ce ne sont pas moins de six points sur les trente à l’ordre du jour qui nous ont été remis ou modifiés le soir même, à l’ouverture du Conseil, c'est-à-dire 20% des délibérations dont nous devions discuter et que nous devions voter. Dans ces conditions, il est impossible pour les élus d’opposition de pouvoir réellement et sereinement travailler nos dossiers et préparer nos interventions et questions.
Plus grave, deux points fondamentaux de la politique municipale et qui engagent l’avenir de la ville, faisaient partie de ces délibérations modifiées :
• Le PLU (Plan Local d’Urbanisme) : aucune information concrète et précise ne nous était donnée dans le dossier préparatoire du Conseil Municipal et ce n’est qu’à l’ouverture des débats, à 19h30 que nous avons découvert les documents. Impossible dans ces conditions de travailler et de faire des propositions pour l’ensemble des Robinsonnais.
• Le budget primitif 2006 : là aussi, les chiffres transmis aux conseillers municipaux ont été pour certains modifiés. Ni la Maire-adjointe aux finances, ni aucun membre des services municipaux, n’ont pris la peine d’en informer l’élu de l’opposition membre de la commission des finances. De plus, la présentation du budget en séance ne correspondait pas aux documents distribués aux élus. Amateurisme ou volonté délibérée ?
L’ensemble des conseillers municipaux d’opposition, après s’être copieusement fait insulté par le Maire a quitté la séance du Conseil. Une fois de plus, le Maire fait en sorte que le climat soit détestable au Conseil, faussant le véritable débat démocratique dont notre ville a tant besoin.
Les élus de la liste Le Plessis Robinson pour Tous
Christophe LEROY, Anne-Marie BRIERE,
Béatrice MAUBRAS, Michel HURPEAU,
Benoît MARQUAILLE
Alternative citoyenne, Alternatifs, Gauche républicaine Mars, MRC, PS, PCF, Régions et peuples solidaires, Les Verts, LCR
Depuis deux mois, partout en France, jeunes, lycéens, étudiants et salariés se sont retrouvés pour exiger le retrait du CPE. Le mouvement gagne en ampleur
: plus de 6O universités et établissements d’enseignement supérieur, des centaines de lycées sont en grève.
La journée d’action interprofessionnelle du 28 Mars a été extrêmement importante. Près de 3 millions de personnes ont manifesté. Des arrêts de travail ont été constatés dans de nombreux secteurs.
Ce puissant mouvement populaire marque le refus d’une très large majorité de Français – jeunes, salariés, retraités – de la politique du gouvernement qui échoue sur l’emploi et ne propose comme seule perspective que la précarité.
Face à la détermination de la jeunesse et des organisations syndicales contre le CPE pour marquer un coup d’arrêt à la politique de la droite, il est clair que l’objectif de la majorité actuelle est d’aller vers le démantèlement du code du travail et la disparition du CDI.
Face au front uni de la jeunesse et des syndicats, le gouvernement continue sa stratégie de confrontation. L’obstination du gouvernement, les déclarations provocatrices à répétition des membres du gouvernement sont irresponsables et favorisent un climat délétère. L’exécutif fait prévaloir des intérêts particuliers et ses luttes internes sur l’intérêt du pays.
Les organisations de la gauche et des écologistes soutiennent l’objectif du mouvement social en cours : obtenir le retrait du CPE.
Le gouvernement doit répondre aux attentes de l’immense majorité des jeunes, des salariés, des citoyens.
Les organisations et partis politiques de gauche demandent solennellement à Jacques Chirac le retrait du CPE pour engager des négociations avec les syndicats puis revenir devant le Parlement. Sachant les conditions exceptionnelles de son élection en 2002, il porterait une grave responsabilité en promulguant la loi. Ce serait un coup de force inacceptable.
Nous appelons toutes les citoyennes et les citoyens à prendre part à la journée d’action, de manifestation et de grève du 4 Avril et à toutes les initiatives qui suivront.
Le Chef de l'Etat devrait s'exprimer demain à 20h...
Le conseil constitutionnel a validé jeudi soir le texte de loi sur l'égalité des chances qui instaure le CPE. Des proches de l'Elysée évoquent une promulgation de la loi dans la foulée, vendredi 31 mars. Les réactions indignées des syndicats, des organisations de jeunes, et des socialistes, ne se sont pas faites attendre. "Une promulgation immédiate serait une nouvelle provocation et enfoncerait le pays dans le blocage, a analysé le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault. Elle confirmerait la volonté de l'exécutif d'ignorer l'opposition massive des Français et de leur imposer la précarité par la contrainte". François Hollande a pour sa part conseillé au chef de l'Etat "de ne pas promulguer la loi et de provoquer une nouvelle lecture devant le Parlement". Si les hautes autorités de l'Etat restent sourdes, une autre mobilisation de grand ampleur est attendue le 4 avril.
PODCAST : Ecoutez l'intégralité de la conférence de presse de Julien Drey suite à la validation du CPE par le Conseil Constitutionnel
30 mars : Poul Nyrup Rasmussen : "Le CPE n’a rien à voir avec le modèle danois"
29 mars : Gaby Bonnand (CFDT): " Jacques Chirac doit ramener son gouvernement à la raison"
28 mars : Plus de 2 millions de personnes dans les rues pour une mobilisation record
28 mars : La manif parisienne en 5 images
PODCAST : Ecoutez l'intégralité de la conférence de presse de Francois Hollande suite à la mobilisation du 28 mars
28 mars. François Hollande lance un appel à la responsabilité
28 mars : Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée : "Votre obstination est lourde de périls"
27 mars. Gilbert Roger, maire de Bondy : « Le gouvernement joue clairement le jeu du pourrissement »
27 mars. Laurent Fabius enjoint Jacques Chirac à intervenir pour trouver rapidement « un issue pacifique et positive » à la crise du CPE
PODCAST : Ecouter Bruno Julliard, président de l'Unef : "En 94, le retrait du Smic jeunes avait été obtenu bien après son vote"
Signer la pétition commune des partis de gauche
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La campagne du collectif
L'intégralité du dossier
Encore beaucoup de monde à la manifestation aujourd'hui, de plus en plus : entre 2 et 3 millions de manifestants dans toute la France. Présent dans le cortège parisien, je vous livre une fois encore quelques images prises sur le vif en remontant la manifestation.
Le mot de Jean-Paul Huchon
Le cortège du MJS
Images du cortège - boulevard de l'hôpital
Images du cortège - boulevard de l'hôpital
Le cortège de l'UNEF
Le cortège entre Bastille et République
SARKOZY étend au Conseil général des Hauts-de-Seine les méthodes de violation du Code Général des Collectivités Territoriales en vigueur à la Mairie de Puteaux ! ! !
Alors que le Conseil général délibérait dans la sérénité, j’ai moi-même constaté que la porte d’accès au public était fermée. Il restait pourtant des places libres dans les tribunes réservées au public, avec la présence de barrières et de CRS empêchant les étudiants tout à fait pacifiques, qui d’ailleurs sont des citoyens à part entière, d’accéder aux tribunes.
Je suis alors intervenu en séance à l’occasion d’un rappel au règlement rappelant les dispositions du code des collectivités territoriales, qui ne permet pas au Président tant que le huis clos n’était pas voté de bloquer l’accès au public. Le Président de séance n’avait pas à bloquer l’accès aux tribunes, les délibérations se sont alors déroulées dans des conditions tout à fait illégales. L’article L3121-11 du Code général des Collectivités Territoriales précise « que les séances du Conseil général sont publiques. Seul sur demande de cinq membres ou du président, le conseil général peut décider, sans débat, à la majorité absolue des membres présents ou représentés, qu’il se réunit à huis clos » ce qui n’était manifestement pas le cas.
J’ai ensuite rappelé que le Conseil d’Etat avait notamment annulé un Plan d’occupation des sols parce qu’un habitant de la commune avait été refoulé et n’avait pu assister à la délibération.
Les élus de gauche se sont rendus à la rencontre des étudiants de Nanterre dans la rue puisque le Président de séance avait indiqué que le public pourrait accéder à la séance par l’autre entrée du CG boulevard Soufflot. Nous avons alors accompagné les étudiants, qui ont été refoulés par un cordon de CRS, et où plusieurs conseillers généraux ont fait l’objet d’obstruction des CRS pour les empêcher de rentrer avec le public dans l’enceinte du Conseil Général, alors que la séance continuait dans la plus totale illégalité puisque la droite a voté les taux de la fiscalité en l’absence des élus de gauche empêchés d’accès à la salle des séances.
Les méthodes utilisées par Sarkozy le 24 mars 2006 rappelle fâcheusement celles utilisées par Napoléon le 18 brumaire à Saint-Cloud…
Le Président du Conseil général voulait, une fois de plus nous faire croire que le département qu’il dirige serait un exemple pour ce qu’il préconise pour la France, il n’en prend pas le chemin en matière de démocratie. Il serait temps que les élus du suffrage universel ne soient plus bafoués au Conseil Général comme ils le sont le plus souvent dans un certain nombre de communes dirigées par l’UMP dans ce Département. Je préconise l’élaboration d’une charte de la démocratie dans les Hauts-de-Seine permettant de garantir au Conseil général comme dans chaque commune le respect du pluralisme d’expression et le droit d’accès de tout citoyen aux débats des collectivités territoriales.
Toutes les images de l’incident peuvent être visionnées sur le blog des élus socialistes du département PS92.com et sur le blog de Benoît Marquaille www.benoitmarquaille.net.
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