Nous voulons convaincre les Français que le Parti socialiste peut, de nouveau, leur être utile. A quoi ? A en finir avec le sarkozysme qui profite à quelques-uns grâce aux sacrifices de tous les autres. A redonner espoir à tous ceux qui espèrent une alternative et attendent un sursaut de la gauche. Il y a urgence ! Notre incapacité répétée depuis le 21 avril 2002 à offrir des réponses attractives aux grands problèmes du pays et de l’époque finit par altérer l’idée que le PS est la solution… Bientôt, le rebond et la rénovation, même réels, seront ignorés. Et quand certains sont abonnés à la critique permanente, c’est tout le travail collectif, celui de nos parlementaires, de nos élus sur le terrain et du parti qui devient inaudible. Les citoyens sont las, les militants aussi. Parce qu’il y a urgence, nous avons décidé de parler ensemble Qui sommes-nous ? Des femmes et des hommes de trente ou quarante ans, un peu plus, un peu moins, qui se sont engagés au PS un matin d’espoir ou un soir de colère. Pour une autre France, une vraie Europe, un même monde. Contre les inégalités et le cynisme, cet acide de notre temps. Que sommes-nous ? Sûrement pas des accompagnants du « grand cadavre à la renverse ». Pas davantage des inconscients faisant comme si le parti d’Epinay avait beaucoup plus de crédit que la SFIO qu’il bazarda jadis. Encore moins des enfants qui, au pied du manège des circonscriptions et des mairies, attendent leur tour, pareils à ces générations qui en veulent à la terre entière d’être restée chrysalides. En réalité, nous sommes des militants ayant vécu trois défaites à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, nous animons au quotidien le principal parti d’opposition, lui consacrons notre énergie, commençons à l’incarner. Secrétaires nationaux, responsables fédéraux, élus locaux, nous avons un droit et un devoir. Le droit de l’ouvrir. Le devoir d’agir.
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