En cette période de crise financière qui touche
particulièrement les français, le maire dans son éditorial d’octobre du journal
municipal, le Petit-Robinson, se veut rassurant et indique avoir fait le choix
les années précédentes de ne pas augmenter les taux d’imposition mais n'assure
pas qu'il en sera de même pour les années qui viennent. Ces propos semblent
sous-entendre que ce choix est remis en question, conséquence de la
dilapidation du patrimoine foncier de la commune ces dernières années.
Le maire précise qu’il fallait
toujours trouver de nouvelles ressources, notamment en exploitant au mieux
notre potentiel foncier et industriel. Il est cependant pour le moins légitime
de s’inquiéter comme l’a fait la Chambre Régionale des Comptes (CRC) qui
souligne le danger à long terme lié aux produits exceptionnels (en 2005, 21% de
l’ensemble des produits de fonctionnement de la commune étaient liés à la vente
à des promoteurs immobiliers de terrains communaux).
Selon la CRC la ville n’a plus que deux
solutions : s’endetter ou augmenter les impôts. S’agissant de la première
hypothèse, le maire s’est toujours montré très clair et très fier que la ville
ne recoure pas facilement à l’emprunt.
Nous avions pourtant indiqué depuis longtemps que nous
aurions pu recourir à l’emprunt de manière modérée pour financer les
équipements lourds dont nous avons besoin. Il est d’ailleurs courant et usuel
de financer les grands équipements (écoles, gymnases…) par l’emprunt car ce
sont des équipements qui ont des durées de vie très longues (trente ou quarante
ans). Il n’était donc pas très opportun de les payer cash par la vente de terrains.
Aujourd’hui avec l’aggravation de la situation
économique et les difficultés auxquelles vont être confrontées les
collectivités, tout cela va devenir plus compliqué.
Alors, si la ville n’a
aujourd’hui pas d’autres possibilités qu’augmenter à terme les impôts, nous
savons d’où tout cela vient. Nous l’avions annoncé et dénoncé.
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