L’ Education Nationale avec une perte de 15 000 postes paiera le plus lourd tribut. Alors même que le ministère prévoit 20 000 élèves de plus à la rentrée 2008, comment croire, dans ces conditions, à la volonté affichée de donner la priorité à l’éducation ?
Dans les écoles, ces mesures signifieront :
• Une entrée en maternelle de plus en plus tardive après une inscription prolongée sur des listes d’attente,
• Un alourdissement des effectifs par classe,
• La réduction des aides aux enfants en difficulté,
• La remise en cause de la scolarisation des enfants en situation de handicap,
Dans les collèges et lycées, ce sera :
Une amputation de l’offre d’enseignement avec des choix réduits d’options, une réduction dans la diversité des voie de formation voire même une réduction des horaires d’enseignement
Pour tous les enseignants ce seront des conditions de travail déjà bien délicates qui vont encore se dégrader et ce ne sera ni dans l’intérêt des enfants et des jeunes, ni dans celui de leur famille.
Ces amputations budgétaires conduisent à l’évidence à confier une partie de l’enseignement (disciplines artistiques, sport scolaire, soutien individualisé…) à des personnels extérieurs à l’Education Nationale.
Elles compromettent l’objectif d’assurer la réussite de tous et laissent présager un nouveau creusement des inégalités.
Malgré ces réserves, nous souhaitons à tous les enfants et jeunes robinsonnais en âge scolaire ainsi qu’à leur famille une année couronnée de réussites.
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